Comment on réécrit l'histoire...

By MICHELLE MAZEL
June 16, 2015 16:06

La délégitimation d’Israël dans la presse européenne ne date pas d’hier. Etude d’articles publiés dans le journal Le Monde

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Massacre de Maalot

Massacre de Maalot. (photo credit: GPO)

En 1973, mon mari était conseiller à l’ambassade d’Israël à Paris. J’ai pu constater alors les prémisses de l’entreprise de diabolisation de l’Etat juif qui allait s’étendre à toute l’Europe et qui avait commencé avant la guerre du Kippour. Le principe ? Convaincre que les Israéliens sont les nouveaux nazis, persécutant et terrorisant les Palestiniens, qui remplacent les juifs dans le rôle des victimes.

Voici quelques exemples, tirés du journal Le Monde de l’époque : « Il n’est pas rare qu’à l’aérodrome de Tel-Aviv deux groupes d’hommes ployant sous leurs bagages se croisent et s’observent. Les uns, blonds au faciès slave, intellectuels moscovites ou paysans de Géorgie, retrouvent la patrie ancestrale du peuple hébreu. Les autres, le teint basané et le profil sémite, artisans de Hébron ou intellectuels de Gaza, quittent là leur pays définitivement parfois pour des pays aussi lointains que le Canada ou l’Australie1. » On ne peut être plus clair !
Lorsque la guerre se termine, Le Monde va entretenir pendant plusieurs semaines un dialogue avec ses lecteurs après avoir posé cette question : « Peut-on comparer Quneitra à Oradour-sur-Glane ? » Inutile de rappeler aux lecteurs français les atrocités perpétrées à Oradour par la division Das Reich battant en retraite ; Quneitra était une ville syrienne sur le plateau du Golan. C’est seulement le 26 septembre 1974 que le journal met fin à la polémique avec cette phrase sublime : « A la fin de 1973 les habitants n’étaient plus qu’une dizaine : de ce point de vue au moins la comparaison avec le nazisme est irrecevable. » Le lecteur peut donc penser que sous un autre point de vue – lequel ?- la comparaison serait recevable…

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Dans un article publié à la veille de Noël 1973, Le Monde évoque la situation tragique d’une femme palestinienne réduite à vivre dans une grotte avec ses deux enfants. « Sur cette même colline où le Christ est né… Une Palestinienne vit avec ses deux petites filles dans une grotte semblable à celle où l’enfant Jésus a vu le jour. Cette femme et ses enfants sont des réfugiés2. » Ce ne sera pas la dernière fois que le journal tente d’établir un lien entre les Arabes de confession musulmane et le fondateur du christianisme.

Dernier exemple, le massacre de Maalot. Des terroristes se barricadent dans une école. Bilan : 22 écoliers et trois enseignants sont tués. Commentaire du journal Le Monde concernant les terroristes arabes ayant perpétré le massacre : « Que de ressentiment a dû être accumulé pour transformer en pierre le cœur de ces hommes dont beaucoup ont des enfants pour la vie desquels ils tremblent comme tous les pères3 ! » Ne dirait-on pas que c’est attribuer aux Israéliens la responsabilité du crime ? Aujourd’hui on ne peut que constater que le poison si insidieusement distillé jour après jour a fait son œuvre. 
1. Le Monde, 9 janvier 1973
2. 26 décembre 1973
3. 17 mai 1974



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