« Nous sommes des Judéens »

Ils se revendiquent les descendants des Israélites bibliques. Qui sont ces Hébreux noirs de Dimona ?

By ARIEL DOMINIQUE HENDELMAN
December 10, 2017 15:19
« Nous sommes des Judéens »

Ben-Ammi lors des 85 ans de Shimon Peres. (photo credit: GPO)

Tout a été dit, ou presque, quant à la mythologie qui entoure les Hébreux noirs israélites de Dimona. Il faut dire que la nature fermée de cette communauté a contribué à perpétuer les mythes qui la caractérisent. Ses membres pratiqueraient un culte à part ; seraient coupés du reste d’Israël et des juifs pratiquants ; constitueraient un peuple prophétique bien déterminé à réveiller les consciences des Afro-Américains du monde entier ; et poursuivraient le travail de leur chef spirituel, Ben-Ammi Ben-Israël.

Bien décidé à percer le mystère, j’ai entrepris un voyage, sans idées préconçues, à la rencontre de ces Hébreux noirs de Dimona. Pour les besoins de cet article, je me suis entretenu avec plusieurs leaders communautaires, pour en ressortir avec une meilleure compréhension de cette communauté : son identité, ce qu’elle a vécu et ce qu’elle espère devenir.

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Commençons par le commencement. Pour les Hébreux noirs de Dimona, tout remonte à Ben-Ammi (les membres du groupe ne sont généralement nommés que par leurs prénoms). Jeune Afro-Américain né Ben Carter, Ben-Ammi grandit à Chicago dans les années 1960, avant de rejoindre le mouvement naissant des Hébreux noirs, dès 1966. Selon les croyances de la communauté, l’ange Gabriel lui serait apparu, et lui aurait enjoint de conduire parmi les Afro-Américains, ceux qui se considèrent comme les Enfants d’Israël, vers la Terre promise. En 1967, Ben-Ammi débarque alors au Liberia, accompagné de quelque 400 membres de la communauté des Hébreux noirs de Chicago. Une destination pleine de sens, car selon leurs prophéties, ils ne peuvent rallier Israël sans repasser par l’Afrique.

« Lors de la traite des esclaves, nous avons débarqué aux Etats-Unis en provenance d’Afrique de l’Ouest », explique le chef de la communauté de Dimona, le ministre Ahmadiel Ben Yehuda (« ministre » est ici un titre communautaire plutôt que religieux). « En vertu de sa constitution, le Liberia se doit d’ouvrir ses portes à tout Afro-Américain désireux de revenir en Afrique. Nous avons donc fait le chemin inverse. Il nous fallait vivre notre sortie d’Egypte à nous, sortir libres d’Afrique. Nous ne pouvions nous rendre en Israël en tant qu’esclaves. En clair, comme nous avions été malmenés, nous ne nous aimions pas, et nous n’étions donc pas capables de nous aimer les uns les autres, ce qui est la base pour construire une communauté. Nous avons dû désapprendre beaucoup de choses qui nous avaient été enseignées en Amérique. Le processus a été long. Nous sommes restés deux ans et demi au Liberia. »

Premières vagues d’aliya

En 1969, seuls 138 Hébreux noirs sont encore en lice pour la Terre promise – certains sont morts en cours de route ; la majorité, soumise aux difficiles conditions de vie, a fait le choix de repartir en Amérique. En 1970, le petit groupe met le cap sur Israël – on parlera plus tard de première vague. Il s’installe dans le pays en vertu de la loi du retour. Par la suite, les vagues subséquentes de membres de la communauté des Hébreux noirs auront beaucoup plus de mal à entrer ou à rester en Israël.
« Ben-Ammi est le personnage messianique de notre périple », explique Ahmadiel. « Historiquement, si on revient à la culture hébraïque, la notion de Messie n’est pas réservée à un être unique, contrairement à l’interprétation chrétienne. Ben-Ammi s’est vu confier la tâche de nous ramener dans ce pays. En faisant cela, il a inauguré l’ère messianique. A partir de ce point, selon notre lecture de la prophétie, nous n’attendons plus de personnages messianiques individuels. »
« Il n’essayait pas d’être un sauveur universel. Sa mission consistait à élever le peuple messianique, les Enfants d’Israël. Au cours de ses 50 ans à notre service, il a accompli cette tâche. Grâce à lui, nous sommes maintenant bien établis sur cette terre et nous incarnons le mode de vie messianique de façon très concrète, et non dans l’au-delà. Nous lui sommes très reconnaissants. Dans la pratique, nous sommes Ben-Ammi. »

Tensions avec l’Etat

Au fil du temps, la communauté des Hébreux noirs de Dimona s’est développée pour compter aujourd’hui quelque 3 000 membres. Depuis la première vague d’aliya, plusieurs groupes d’immigrants originaires des Etats-Unis se sont revendiqués de ce courant, mais il aura fallu 20 ans avant que le gouvernement israélien ne leur accorde le statut de résident permanent. Ce qui aura donné lieu à deux décennies – de 1970 à 1990 – particulièrement tendues avec l’Etat. Beaucoup feront même le choix de renoncer à leur citoyenneté américaine, pour être sûrs de ne pas être renvoyés d’Israël. Certes, à un moment donné, le gouvernement israélien leur offrira la nationalité israélienne, mais à une condition : une conversion conforme à la halakha. Les Hébreux noirs refuseront.

« Notre arrivée en Israël a constitué l’un des événements les plus étonnants de l’histoire du pays », affirme le leader communautaire Kazriel. « Nous avons quitté l’Amérique et déclaré avoir trouvé ici notre ancien héritage – nous sommes le seul groupe à avoir fait cela. Finalement, après des années de conflits et d’abus, un accord a été conclu entre les gouvernements israélien et américain, et nous. Une chose est sûre, nous ne voulons absolument pas nous convertir au judaïsme. »
Sur ce point, leur croyance est catégorique : s’ils devaient se convertir, cela signifierait qu’ils ne sont pas ce qu’ils prétendaient être en premier lieu. A savoir, les descendants des Israélites originels. Les Hébreux noirs ne se considèrent pas comme juifs. Ils fuient d’ailleurs toute forme de religion organisée, qu’ils considèrent comme la cause des grands maux du monde. Mais ils estiment avoir l’obligation, en tant que descendants des Israélites anciens, de vivre en Israël et d’être une lumière pour les nations. Un objectif qu’ils s’emploient à atteindre de différentes façons.

Similitudes avec le judaïsme

La communauté est entièrement végétalienne et soucieuse du développement durable. Le maintien d’un régime végétalien est un moyen de retourner au jardin d’Eden, avant que les hommes ne reçoivent les animaux à manger, avant même la promulgation des lois de la cacherout qui, comme l’expliquera un des dirigeants du groupe, n’étaient autres que les lois d’un peuple déchu. Un peuple messianique, lui, n’en a pas besoin.

Si la majorité des adultes de la communauté contractent des mariages monogames, une minorité d’hommes a plusieurs épouses. Il est important de souligner qu’il s’agit là d’un choix consenti de la part de toutes les personnes impliquées.
En termes de pratique rituelle, les Hébreux noirs affichent des similitudes avec les juifs religieux. Pour eux aussi, le chabbat est un jour de repos – durant lequel on s’abstient de travailler et d’utiliser l’électricité – généralement consacré à lire, étudier, passer du temps en famille. Mais pas question de se réunir et de sanctifier cette journée par des repas de fête : les membres de la communauté de 13 ans et plus sont astreints à jeûner. « Bibliquement, nous estimons avoir été créés à partir des minéraux du sol. Pour preuve, le calcium et le fer présents dans notre corps », note Ahmadiel. « Il y a une synergie entre l’homme et la terre. La terre s’est vue octroyer une année sabbatique de repos, tous les sept ans. Il nous est impossible de jeûner une année entière. Mais si nous jeûnons le jour du chabbat, sept ans durant, nous aurons jeûné un total d’un an, si vous incluez Yom Kippour. » Les fêtes comme Souccot, Chavouot et Pessah sont observées d’une manière qui rappelle la pratique juive. Mais à Dimona, on célèbre aussi la Pâque du Nouveau Monde, qui commémore l’arrivée de Ben-Ammi en Israël. Cet événement marque la sortie de la captivité moderne pour la communauté, et son retour en Terre promise. Il consiste en une semaine de festivités préliminaires, et deux jours complets de célébrations – égayés de festins et d’activités familiales – en présence, chaque année, de nombreux visiteurs venus du monde entier.

Les Hébreux noirs observent aussi ce qu’ils appellent la Pâque commémorative et maintiennent la tradition du plateau du Seder. « Nous ne pouvons imaginer ce qu’était la captivité en Egypte, mais nous avons une perspective beaucoup plus réelle de l’esclavage moderne dont nous sommes issus », explique Ahmadiel.
Pour la communauté de Dimona, les relations conjugales sont interdites le chabbat et tous les autres jours saints. Il existe également une durée de sept jours qui correspond à la période de menstruation de la femme, au cours de laquelle les relations sexuelles sont proscrites, ce qui n’est pas sans rappeler les préceptes de nida pour les juifs religieux. Mais en outre, pendant cette période selon la tradition des Hébreux israélites, la femme s’abstient de préparer toute nourriture, et se repose principalement.

Les fêtes de Pourim ou Hanoucca ne sont pas célébrées par les Hébreux noirs. Le décompte des jours est également différent de celui des juifs religieux. Chavouot tombe systématiquement un dimanche. Quant à la nouvelle année, elle n’est pas célébrée à Roch Hachana, considérée comme la journée du chofar, mais le premier jour du mois d’Aviv. « En raison de tout cela, nous avons nos différends avec le ministère de l’Intérieur et le rabbinat », ajoute Ahmadiel. « Ils ne nous reconnaissent pas comme juifs, et c’est tant mieux. De notre côté, nous ne reconnaissons pas le rabbinat. »

Lire la Bible


Les Etats-Unis constituent le principal vivier de la communauté des Hébreux israélites. Moreh Kananyah a débarqué en Israël de Chicago, il y a cinq ans. Son enfance se déroule dans une région difficile. Alors qu’il fréquente un collège communautaire, il s’intéresse à l’identité afro-américaine et à l’histoire. S’ensuit alors un questionnement personnel. Sa famille n’est pas religieuse, mais l’adolescent se révèle curieux de connaître la Bible. Il finira par la lire encore et encore, incapable de s’en défaire. « J’ai alors commencé à me demander où nous entrions en jeu dans l’Histoire », raconte Kananyah.

« Je ne connaissais rien au judaïsme. Chicago est une ville très cloisonnée, je n’ai donc pas grandi entouré de juifs. En parcourant la Bible, je me demandais qui étaient tous ces protagonistes. Je savais que mon peuple avait quelque chose à voir avec cette histoire, qu’il devait y tenir une place. » Par chance ou par providence divine, Kananyah rencontre alors une femme du courant des Hébreux noirs. C’est elle qui lui présente les écrits de Ben-Ammi et l’encourage à suivre ses traces.
« Elle a vu que j’essayais de devenir végétarien et m’a alors raconté qu’elle venait de Dimona et qu’elle était elle-même végétarienne depuis 25 ans. Je n’avais aucune idée de ce qu’était Dimona, et à l’époque, j’aurais eu du mal à situer Israël sur une carte. Je ne comprenais pas vraiment de quoi elle me parlait, mais j’écoutais. Elle me disait être convaincue de lire quelque chose en moi. Mais c’est seulement après qu’elle m’ait donné des ouvrages de Ben-Ammi que je l’ai prise au sérieux. Sur la quatrième de couv’, j’ai vu ce visage. J’ai compris qu’il était l’homme que je cherchais. J’avais consulté une vidéo de lui peu de temps auparavant. J’ai su qu’il y avait là quelque chose de prophétique. Et c’est la raison pour laquelle je suis ici. »

Combattre l’injustice raciale


Ahmadiel, lui, est venu en Israël de Washington. Famille plutôt aisée, écoles privées jusqu’à la fin des années 1960, rébellion quand il est au lycée. Ce qu’il appelle lui-même son éveil aux réalités de la race en Amérique. « J’étais en rage. Cela m’a empoisonné l’existence pendant un certain temps. J’étais même en colère contre ma propre grand-mère, qui était blanche. Avec le recul, je me dis que tout cela était stupide, mais intérieurement, tout me poussait à être en lutte. C’est d’ailleurs une dynamique qui entache l’humanité – c’est un problème racial. »
Ahmadiel a été publié à plusieurs reprises dans l’édition anglaise du Jerusalem Post ou dans le Haaretz, pour ses opinions sur divers incidents raciaux. Il rédige également un chapitre dans un livre à paraître de la Société internationale pour l’étude du judaïsme africain.

« Je pense que la façon dont les anthropologues et les ethnographes abordent les Hébreux africains israélites est erronée, car ils partent du principe que les anciens Israélites étaient blancs », explique-t-il. « Cela n’est pas vrai, cela ne peut pas être vrai. Mais si tel est votre paradigme de départ, vous nous regarderez toujours en vous demandant ce qui nous a conduits dans cette voie, pourquoi nous avons changé ou adopté une autre croyance. Tout sauf le fait que nous pouvons réellement être les descendants des Israélites bibliques. Cela m’exaspère. Pour nous, être israélite signifie projeter la lumière d’Israël à une époque de grandes ténèbres dans le monde. Il doit y avoir des solutions aux problèmes auxquels l’humanité est confrontée. Et selon nous, cette lumière ne se trouve pas dans les start-up, les prouesses militaires ou la croissance économique. Elle réside dans une organisation socioculturelle soucieuse de l’alimentation et du mode de vie. »

Tout en poursuivant des études en sciences politiques et en droit dans une université américaine, Ahmadiel travaille quelque temps au Capitol Hill. Il espère alors trouver un moyen de combattre les nombreux problèmes d’injustice raciale aux Etats-Unis, mais ne rencontre qu’hypocrisie et inefficacité. En 1975, il rend visite à sa petite amie, à Detroit, dont le frère appartient à la communauté des Hébreux noirs. Ahmadiel fait connaissance avec quelques membres, assiste à des cours. En 1977, il commence à chercher une antenne du mouvement dans la région de Washington. Il rencontre alors des émissaires de Dimona, dépêchés sur place pour établir une présence de leur courant. C’est en 1978 qu’Ahmadiel se rend en Israël pour la première fois, avant d’y déménager définitivement, en 1980. « Nous étions en quelque sorte des révolutionnaires, engagés dans une lutte très intense avec l’Etat d’Israël », se souvient-il. « Certains d’entre nous étaient impliqués dans ce qu’on pourrait appeler des activités révolutionnaires ou même criminelles. Mais je considère que c’est ce que nous devions faire. Au même titre que Menahem Begin a accompli sa mission en tant que combattant de la liberté. Nous avons pratiqué l’immigration illégale, obtenu de faux passeports, afin de pouvoir entrer dans ce pays. Nous étions persona non grata, dépourvus de permis de travail, d’accès aux soins ou à l’éducation. C’était une période très intense, et ce, jusqu’en 1990. »

Ahmadiel, comme de nombreux autres membres de la communauté des Hébreux noirs de Dimona, a fait énormément de sacrifices pour venir en Israël. Il est resté 11 ans sans contact avec sa famille. Dans un premier temps, son père était fermement opposé aux raisons de son départ, avant de finalement se laisser convaincre, et d’être aujourd’hui très fier des actions de son fils. Ahmadiel ne souhaite pas forcément que sa famille le suive, mais selon lui, aucun doute, l’Amérique est vouée à destruction. « Il y a toujours un appel qui précède. Tout le monde ne l’entend pas, j’espère juste que ma famille saura le percevoir. »

Engagement et responsabilité

Kazriel, un des leaders communautaires de Dimona, est lui aussi originaire de Detroit. Il se déclare très mécontent du système éducatif américain, qu’il ne considère pas conçu pour que les Afro-Américains réussissent. Conséquence, il décroche à un âge précoce et se tourne vers la délinquance et la drogue. Sa tante a alors un ami à Dimona et envisage elle-même de déménager en Israël. « Elle m’a demandé si je souhaitais me présenter à un ministre de la communauté », se souvient-il. « Il avait une telle aura, je n’avais jamais rencontré une telle personnalité auparavant. Je n’étais pas religieux, mais quelque chose chez ce dignitaire a résonné en moi. Je suis donc venu en Israël. J’étais à la fois époustouflé, et apeuré. Tous ces hommes et ces femmes, si engagés et déterminés, je n’étais pas sûr d’avoir la rigueur et la discipline pour suivre leur style de vie. »

Il repart donc en Amérique. Mais un incident particulièrement éprouvant le ramène vers la prière. Il se promet alors que si Dieu l’aide, il changera de vie. Kazriel s’est installé à Dimona en 1975, où il habite depuis. Dès son arrivée, à l’âge de 18 ans, il reprend sa scolarité dans une école construite par des membres de la communauté. Il en sortira avec le bac, puis se mariera. « La communauté repose sur la force de la famille, il est donc très courant pour les jeunes hommes de se marier tôt », explique-t-il. « Un aîné de la communauté nous enseigne les responsabilités inhérentes au mariage, dans le cadre d’une préparation intense. L’homme est le chef de la famille, et a pour devoir d’apporter à son foyer une nourriture appropriée – spirituelle, physique et matérielle.

Une vision prophétique

En 2014, la mort de Ben-Ammi constitue un tournant pour la communauté de Dimona, en particulier, et le Mouvement mondial des Hébreux noirs, en général. Pourtant, non seulement la communauté survit à la perte de son leader, mais elle prospère. En Israël, elle espère continuer à promouvoir les bienfaits d’une vie végétalienne. Ses enfants servent fièrement dans l’armée et ainsi, s’intègrent de plus en plus dans la société.
Au plan mondial, les Hébreux noirs sont surtout présents en Afrique, et largement répandus à travers l’Amérique. Voyager à l’étranger est important pour la communauté de Dimona, histoire de se connecter avec les communautés satellites du monde entier. Son credo : les avantages, encore et toujours, d’un régime végétalien, mais aussi de l’agriculture biologique ; et ne plus considérer l’Occident comme le modèle à suivre.

« Nous sommes en train d’établir le Royaume de Dieu sur terre. La migration vers la Terre promise s’inscrit dans une vision prophétique, non seulement pour le rétablissement d’une nation en Israël, mais pour la rédemption du monde. Faire partie des tribus perdues d’Israël, c’est être un rédempteur. Toute personne qui revendique la descendance hébraïque doit regarder selon ce prisme. Il ne s’agit pas seulement d’hérédité ou d’appartenance à un peuple de l’Antiquité, il s’agit d’être connecté à une culture rédemptrice, qui conduira à un changement global. Tout le reste n’est que sornettes. »

Des initiatives comme ITribe, lancées par le rabbin Harry Rozenberg, visent à relier les communautés du monde entier. Il s’agit d’un réseau social consacré au Mouvement, qui recense toutes les localités du monde comptant des Hébreux noirs.
« Une partie de notre travail consiste également à cartographier toutes les communautés afro-américaines en Amérique qui s’identifient comme étant des Enfants d’Israël, à l’instar de Dimona », a déclaré Rozenberg. ITribe compte actuellement quelque 300 communautés disséminées en Afrique du Sud, au Nigeria, en Afghanistan, au Pakistan, en Inde, au Japon et en Chine, et se promet d’en recenser 50 000 d’ici fin 2018.
« Nous sommes des Judéens », explique Ahmadiel, « nos racines tribales proviennent de Juda, mais nous ne pratiquons pas le judaïsme. Pour nous, la clé réside dans la spiritualité. Nous utilisons le Tanakh aussi bien que diverses autres sources d’inspiration. La vérité est au centre de notre croyance. Nous cherchons du sens. C’est ce qui encadre notre style de vie. »

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