Visite virtuelle

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May 15, 2012 14:37

Les plates-formes de médias sociaux changent la donne des établissements les plus institutionnels. Et les musées n’échappent pas à la règle

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Impression d’écran de la page Facebook du musée de

facebook musee. (photo credit:on Facebook)

Vous voulez vous imprégner d’un peu de culture ou profiter de votre patrimoine, mais vous n’avez ni le temps, ni l’envie, de visiter un musée ? Ne vous inquiétez pas, la solution pourrait s’avérer plus simple que ce que vous imaginez.
D’un simple clic de souris, des monticules d’informations, artefacts ou œuvres d’art exposés dans les galeries à travers le monde, sont à votre disposition. La magie des nouvelles technologies vous permet de télécharger directement les données sur l’écran de votre ordinateur. Et, comme la muséologie classique se redéfinit dans l’ère du numérique, ces “visites virtuelles” sont plus attractives et interactives que jamais.
En Israël, les conservateurs qui ont choisi la toile pour faire rayonner leurs musées ne sont pas rares. En utilisant toutes sortes de plates-formes en ligne, ils placent le patrimoine de la culture juive à la disposition de tous. “Il y a quelques années, si un organisme ou un institut n’avait pas de site Internet, il n’existait pas. Maintenant cette observation est vraie aussi avec les médias sociaux”, affirme Dr Susan Hazan, responsable des nouveaux médias pour le Musée d’Israël. “Ces supports, non seulement nous confèrent une vaste visibilité publique, mais favorisent le contact avec les visiteurs qui nous adressent des commentaires et des critiques”, fait-elle remarquer.
Hazan évoque en détail les efforts du Musée d’Israël, l’année dernière, pour mettre en ligne les Parchemins de la mer Morte, et s’inscrire dans l’initiative Google Art Project, aux côtés de certains des plus grands musées, à travers le monde. “Lorsque nous avons lancé le projet de numérisation des Parchemins de la mer Morte, nous étions inquiets à l’idée de recevoir des réponses négatives ou sceptiques”, raconte-t-elle en se référant aux factions qui prétendent que les rouleaux n’appartiennent pas à Israël. “Notre souris en main, nous étions prêts à répondre, mais nous avons vu que les utilisateurs ont réagi avec empressement. L’interaction a été formidable ! Il y avait des discussions et des discours à la fois historiques et scientifiques.”
Et Google Art Project a également permis à l’institution de mettre l’ensemble des œuvres de galeries d’art et d’établissements historiques en ligne, au gré du public, pour un visionnement confortable comme jamais auparavant, souligne Hazan. “Ceux qui préparent leur visite au musée peuvent l’utiliser en amont, et ceux qui sont déjà venus peuvent en profiter à titre de suivi”, explique-t-elle.
Autre avantage pour Hazan, et qui figure parmi les aspects les plus importants de la mise en ligne du musée : ceux qui ne se sont jamais rendus en Israël ou n’ont pas l’intention de s’y rendre peuvent tout de même bénéficier d’une visite sans se déplacer.

Prendre part à l’histoire

Alors que le numérique s’étend, à l’instar du Google Art Project ou des médias sociaux tels que Facebook et Twitter, Hazan affirme que ce panneau d’affichage visuel est parfait pour le musée. La méthode de sensibilisation a d’ailleurs été largement adoptée par les établissements de l’étranger. Reste à gérer le débat quant à savoir si ces supports améliorent le travail culturel ou lui font obstacle.
Rose Ginosar est la directrice des projets spéciaux du musée de la Tour de David. L’établissement a récemment lancé sa page Facebook avec une nouvelle chronologie interactive débutant en 1099 : la plus ancienne de Facebook.
Mais la présence sur le Web ne fait pas l’unanimité.
Certains détracteurs assurent que le fait d’apparaître sur les médias sociaux va dissuader les gens de visiter physiquement les musées. Un argument balayé d’un revers de main par Ginosar : “Lorsque les gens commencent à interagir avec un interlocuteur, quel qu’il soit, cela ne fait qu’accroître leur curiosité”, assure ainsi celui qui a supervisé la lourde tâche de télécharger sur Facebook des milliers de photos, lettres, et documents provenant directement des archives du musée.
Et d’ajouter : “si quelqu’un basé en Oklahoma se rend sur le site du musée et découvre ce que nous faisons grâce à notre chronologie, vous pouvez être sûr que le premier endroit où il se rendra s’il vient en Israël, c’est au musée !” Ginosar indique également qu’être présent sur les médias sociaux ne sert pas seulement un but promotionnel.
Il ne s’agit pas de vendre un produit ou de développer une marque, mais d’une nouvelle approche générale à l’histoire et au patrimoine.
“Aujourd’hui, un musée doit aller au-delà de ses murs, et permettre à ceux qui sont intéressés de vivre à son rythme. Même s’ils sont à plus de 15 000 km de là !”, insiste-t-elle. Ginosar espère bien sûr que les fans ne resteront pas virtuels, mais participeront aux dialogues ouverts sur la page Facebook du musée, commenteront les publications ou enverront leurs propres photographies anciennes de Jérusalem. “Le monde change”, observe-t- elle. “Il ne s’agit plus seulement de venir observer l’histoire, mais bien de prendre part à l’histoire.”

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