Les ONG sur la sellette

Certaines ONG mettent tout en œuvre pour s’assurer que les opinions publiques continueront à ignorer leur travail de sape.

By ROBERT ILATOV
August 6, 2013 14:50
Des membres d'ONG s'étaient rassemblés en juin 2012, entourant un âne d'un drapeau israélien.

P9 JFR 370. (photo credit: Akhtar Soomro/Reuters)

La démocratie israélienne est menacée une fois de plus ! C’est encore et toujours ce genre de rengaine que certaines ONG reprennent en chœur, à chaque fois que la nocivité de leurs activités est placée sous le feu des projecteurs. Ce leitmotiv, devenu hélas si prévisible, finit par avoir un effet dévastateur sur l’image de notre pays, tant sur le plan national qu’international et ses effets pervers infirment son avenir.


Une loi votée en 2011 par la Knesset permet que soient portés à la connaissance du public les détails de l’ingérence des gouvernements étrangers dans le financement des ONG. Cette loi oblige ces organisations non gouvernementales, et ce, quelle que soit leur obédience politique, à présenter un rapport trimestriel qui rend compte de la provenance de leurs financements : l’objectif est de faire la lumière sur une industrie opaque.



Avant même que la loi ne soit votée, la volonté même de légiférer a été combattue. En utilisant leurs ressources quasi illimitées, leurs soutiens politiques et l’entregent dont elles disposent, ces ONG se sont aussitôt mobilisées pour accuser ce projet de loi de sonner le glas de la démocratie. Le contenu du projet de loi en lui-même a été soit occulté ou rarement mentionné, soit biaisé et attaqué tous azimuts.

Par bonheur, la loi a été adoptée. Cependant, échaudées par l’inévitable manque à gagner qui les frappe, certaines ONG ont la prétention de vouloir soustraire leurs activités illicites à la connaissance des opinions publiques en espérant qu’elles échapperont à la loi. J’ai co-parrainé cette loi avec Ayelet Shaked afin de remédier à une situation qu’aucune démocratie qui se respecte ne peut tolérer. Toute ONG dont les fonds proviennent d’un gouvernement étranger dans le but de financer une propagande hostile ou pour organiser des activités militantes sur son territoire, ne sera plus autorisée à recevoir plus de 20 000 shekels par an et par pays donateur.

Plutôt ONGMG qu’ONG

Cinq critères ont été retenus, qui impliquent une restriction financière provenant de ces gouvernements étrangers : si l’ONG ou un de ses membres réclame que des soldats de Tsahal soient jugés par des tribunaux internationaux ; si elle appelle à boycotter, désinvestir et sanctionner l’Etat d’Israël ou ses citoyens ; nie l’existence d’Israël en tant qu’Etat juif et démocratique ; incite au racisme ou soutient la lutte armée contre l’Etat d’Israël par Etat ou organisation terroriste ennemi interposé.

Tous ceux qui s’insurgent contre cette loi devraient simplement indiquer lequel de ces critères leur pose problème et en quoi il leur fait offense. Leurs agissements sont profondément préjudiciables à l’Etat d’Israël et ses citoyens, et sont déjà dans une large mesure illégaux quand ils sont le fait de citoyens israéliens. La question est de savoir au nom de quoi une ONG pourrait se placer au-dessus de la loi, et pourquoi des gouvernements étrangers devraient-ils continuer à être autorisés à financer leurs activités ? Un Etat devrait-il permettre ce flux massif de financements occultes à une organisation qui incite au racisme, soutient le terrorisme ou le démantèlement de notre nation dans sa forme actuelle ? Il est temps que les ONG qui utilisent une rhétorique alarmiste et menaçante répondent à cette simple question. En fait, il faudrait en tout premier lieu commencer par cesser de nommer ce genre d’organisation ONG, Organisations non gouvernementales, car elles répondent plutôt à l’appellation de ONGMG, Organisations non gouvernementales manipulées par un gouvernement.


Dans un article paru dans le Washington Post en 2007, Moises Naím, rédacteur en chef du magazine Foreign Policy, révèle : « des gouvernements financent et contrôlent ces organisations non gouvernementales (ONG), souvent de façon occulte », organisations qui prétendent agir « comme représentantes de groupes de citoyens animés par des objectifs élevés et désintéressés, alors qu’en fait, elles ne sont que des agents à la solde des gouvernements qui les financent et les instrumentalisent. Certains gouvernements infiltrent profondément leurs ONGMG dans les sociétés des pays qu’ils cherchent à déstabiliser et les utilisent pour exporter ou défendre leurs intérêts en dehors de leurs frontières. »

Qui tire les ficelles ?


Tout gouvernement qui soutient une organisation dont les activités répondent à l’un de ces 5 critères mentionnés dans la loi, a pour objectif véritable de saper les fondements de notre nation, de notre société et de notre démocratie libérale. En tant que fonctionnaire élu démocratiquement, il est de ma responsabilité de protéger notre société et ses citoyens de ces agissements pernicieux qui témoignent d’une volonté d’ingérence dans les affaires de l’Etat, pour empiéter sur nos valeurs et travailler à affaiblir notre processus démocratique.


Il est vital d’informer davantage les citoyens au lieu de les maintenir dans l’ignorance. Ils doivent savoir qui, ou ce qui, tire les ficelles, surtout au moment où ces même ONG se mobilisent déjà pour orchestrer une campagne de dénigrement de cette loi, et appellent à lutter contre cette nouvelle législation.


Néanmoins, en lisant la masse d’éditoriaux et communiqués de presse qui ont été écrits pour s’élever contre cette législation, peu, pour ne pas dire aucun, ne sont argumentés pour contrer la loi sur le fond et évitent toute référence à son contenu réel. Des termes comme « antidémocratique » et « répression de la critique » sont brandis avec l’intention de toucher ainsi les cordes sensibles des opinions publiques et engendrer une pression suffisante pour que la loi ne soit pas appliquée.


Les ONGMG sont les plus touchées par cette législation et leurs agissements pourraient pâtir de ces restrictions financières. Non seulement elles menacent la démocratie israélienne et sa souveraineté nationale, mais elles sont aussi prêtes à tout pour assurer la pérennité de leurs agissements qui brassent des millions de dollars ou d’euros et pour conserver leurs salaires.



Echapper à la manipulation et la propagande

Tandis que le monde des ONG est très prompt à poser des questions, se poser en censeurs et dénoncer à tout va, il esquive et tergiverse lorsqu’il s’agit à son tour de répondre aux interrogations. Il est temps de porter notre attention sur ces organisations qui se jugent souvent au-dessus de la loi. Leurs campagnes d’intimidation porteront leurs fruits si nous, en tant que nation sommes désinformés et de ce fait, facilement manipulables et perméables à leur propagande.

Le philosophe britannique William Haley a dit un jour : « Il y a un principe qui fait obstacle à l’information, entrave tout argumentaire et parvient à maintenir éternellement un homme dans l’ignorance, c’est le mépris de toute enquête préalable ».

C’est exactement ce qu’espèrent les ONG avec leur mobilisation contre notre législation. Elles comptent sur leurs attaques ad hominem contre les auteurs et partisans du projet de loi et utilisent des slogans négatifs pour travestir la réalité à l’origine de cette loi attendue depuis longtemps. Nous devons braquer les projecteurs sur les zones d’ombre de leurs activités, sur ceux qui croient qu’en détournant l’attention ils vont pouvoir échapper aux investigations, continuer leurs sombres agissements et échapper à la justice.

Il est temps de poser les bonnes questions à ces farouches justiciers autoproclamés et grassement payés qui monopolisent la parole publique. Il est tout aussi légitime et bienvenu de leur imposer un code de conduite pour qu’ils rendent compte de leurs agissements occultes et leurs bailleurs de fonds.


Il est crucial que suffisamment d’Israéliens soient informés et acceptent le fait que les critères énoncés dans la loi sont parfaitement légitimes. Cela suffirait à limiter le danger et nous permettrait de gagner la bataille pour sauver le cœur de la démocratie israélienne. Sinon, notre nation continuera d’être indûment influencée par des agents à la solde de gouvernements étrangers, afin de servir leurs objectifs destructeurs et étendre leur emprise.

Sinon, ces agents, à la solde de gouvernements étrangers, garderont la mainmise sur notre nation, étendront leur emprise et continueront à servir leurs desseins hégémonistes. L’auteur est un membre de la Knesset pour le parti Israël Beiteinou et vice-président de la coalition.


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