« Maintenant, je peux commencer à vivre ma vie ! »

Peace of Mind est un organisme qui propose aux soldats démobilisés de faire un break avant de se plonger dans la vie civile.

By RIVKA GINAT
October 22, 2013 15:53
Les activites sont tres diverses pour les anciens soldats

P14 JFR 370. (photo credit: DR)

« Je suis sûr que mon expérience avec Peace of Mind (état d’esprit en français) restera l’une des trois meilleures expériences de ma vie… » Ainsi s’exprime Oren Adasha, parti en 2011 à Toronto avec un groupe d’anciens de Tsahal. Et il n’est pas le seul à s’enthousiasmer ainsi pour ce programme, depuis sa création, en 2007.

Chaque année, des milliers d’hommes et de femmes sont engagés dans l’armée israélienne. Après ce service militaire obligatoire, certains choisissent de rester militaires. Pour les autres, le retour à la vie civile peut se révéler perturbant.

Le professeur Danny Brom, directeur du Centre israélien pour le traitement des psychotraumatismes (ICTP), en sait quelque chose : « En terminant leur service, beaucoup disent : “J’étais soldat, mais maintenant que j’ai rendu mon matériel, je suis complètement perdu. Je n’ai aucune idée de ce que je vais faire” ».

Cela est particulièrement vrai pour les anciens des unités combattantes, qui se sont trouvés exposés à de hauts degrés de violence. « On ne peut pas entraîner quelqu’un à être hypervigilant jour et nuit », explique Brom, « lui ordonner de veiller sur ses amis pendant les assauts en espérant que ceux-ci veilleront aussi sur lui, puis lui dire, au bout de trois ans : “Eh bien voilà, c’est terminé ! Maintenant, vous pouvez vous détendre !” Ça leur est impossible ! » Bien sûr, souligne-t-il, un entraînement intensif est nécessaire si l’on veut que les soldats protègent bien le pays, mais cette protection a un prix. « Du coup, c’est le devoir de la société – et je dirais même de tout le peuple juif – de faire en sorte que les anciens de Tsahal s’en sortent indemnes après leur service. »


Au moins une reconnaissance


Ainsi l’association Peace of Mind (POM) a-t-elle été créée pour ces ex-soldats israéliens qui ont vécu des situations de combat traumatisantes. Son but : les aider à reconnaître et à intégrer leurs expériences.

« C’est un service que Tsahal ne peut pas proposer », indique le lieutenant-colonel de réserve Sasson Rahabi, directeur du programme, qui commandait un bataillon pendant la première guerre du Liban. « Le ministère de la Défense prend en charge ceux qui souffrent de vrais syndromes de stress post-traumatique, bien sûr, mais peu de choses sont faites pour ceux qui ne manifestent pas de symptômes pathologiques.

« Ce projet s’adresse à ceux – comme moi-même – qui reprennent la vie civile sans que personne ne soit venu leur demander “Comment ça va ?” Moi, il m’a fallu plusieurs années – au cours desquelles j’ai suivi mes études de psychologie – pour m’apercevoir qu’il y avait encore certains aspects de mes expériences de combat que je n’avais pas surmontés. » Brom abonde dans ce sens : « Les programmes comme celui du POM sont là pour combattre le mythe néfaste selon lequel, si l’on ne souffre pas de syndrome de stress post-traumatique après une expérience difficile, c’est que tout va bien. » Ce programme, indique Alon Weltman, chargé de la coordination du POM, est né de l’idée toute simple que des événements extrêmement difficiles, comme ceux que l’on vit pendant les batailles, réclament au moins une reconnaissance.

Comme Brom, Weltman estime que la société a une obligation morale dans ce domaine : elle doit reconnaître le mérite de ceux qui permettent au reste d’entre nous de vivre en sécurité et de marcher la tête haute.

Comme des « rock stars »


Depuis 2007, Peace of Mind a déjà emmené 19 groupes à travers le monde, en Hollande, France, Italie, Angleterre, au Canada ou aux Etats-Unis. 28 autres attendent de trouver des communautés disposées à les accueillir, et 5 ou 6 devraient partir fin 2013. Chaque groupe se compose de 15 à 20 participants ayant servi dans la même équipe et est accompagné de deux professionnels de la santé mentale. Tsahal se charge de désigner les équipes qui ont vécu des expériences éprouvantes et auxquelles le programme pourra être bénéfique.

6 semaines avant la date du départ, un atelier de deux jours se tient en Israël. Le séjour à l’étranger dure 7 ou 8 jours, puis, 3 mois plus tard, est organisée une autre journée d’atelier.

Durant le séjour à l’étranger, les anciens soldats se réunissent en ateliers le matin et participent à des activités organisées par leurs hôtes locaux l’après-midi et le soir. Cela peut aller de la visite d’une école juive à un quartier libre comme Disneyland Paris, par exemple.

« J’ai voyagé dans le monde entier, mais ce séjour à Toronto est l’un des moments que j’ai préférés », se souvient Adasha. « On a bien mangé, on a bu, on a rigolé… Un soir, après le dîner, les Canadiens sont venus nous chercher en limousine et ils ont déroulé un tapis rouge pour nous ! On avait l’impression d’être des rock stars ! » C’est précisément ce type de sensation que recherche le POM : les participants doivent se rendre compte qu’aux yeux des communautés de diaspora, les anciens de Tsahal sont des « rock stars » ou, plus simplement, des héros.

Avinoam Rozenbaum a fait partie du deuxième groupe organisé par le POM. C’était en 2008. Son équipe et lui ont été accueillis par une communauté parisienne. Etant le seul à parler français, il s’est retrouvé dans le rôle de porte-parole et de traducteur durant le séjour. « Un samedi matin, pendant l’office de Shabbat à la synagogue, tous les fidèles se sont soudain tournés vers nous », raconte-t-il. « J’ai expliqué aux autres que le rabbin venait d’annoncer que nous étions des combattants de l’unité d’élite Golani.

Du coup, les gens se levaient pour nous laisser leur place et beaucoup voulaient nous inviter à manger chez eux ! Mes camarades n’ont rien compris à ce qui se passait, certains étaient même en colère. Ils ne comprenaient pas pourquoi ces gens nous regardaient comme ça. Je leur ai dit : “Aujourd’hui, on est des héros. Profitons-en !” »


100 % d’affection et de compassion


Nimron Slavin est pour sa part allé à Fire Island, dans l’Etat de New York, en 2011, et il a vécu une expérience similaire à son arrivée : « La communauté s’est montrée incroyablement chaleureuse ! » se souvient-il. « Dès l’instant où ils nous ont vus, ils nous ont donné tout ce que nous voulions. On avait droit à d’excellents repas chauds et ils nous manifestaient l’intérêt sincère qu’ils avaient à nous rencontrer et à nous écouter raconter nos souvenirs. Ils nous ont traités en héros, et ça, ce n’est certainement pas une expérience qu’il est donné de vivre tous les jours… » Lior Ben-Porat a servi dans le bataillon 51 de la brigade Golani. Il a ressenti la même impression à Toronto en 2011 : « On était interloqués : être reçus comme ça, avec 100 % d’affection et 100 % de compassion ! », commente-t-il. « Ce soutien nous a donné beaucoup de force et nous a motivés pour parler ensuite de nos expériences dans les ateliers de groupe. » Weltman et Brom évoquent, l’un comme l’autre, l’importance de cette reconnaissance, de cette gratitude que manifestent les communautés d’accueil. Le Dr Naomi Baum, qui dirige l’Unité de résilience de l’ICTP et a encadré le groupe du POM accueilli à Londres en 2013, explique que voir les communautés juives de diaspora embrasser chaleureusement les anciens soldats de Tsahal ne surprend pas les jeunes qui ont grandi à l’étranger. « En revanche, les participants nés en Israël n’ont en général pas la moindre idée de ce que peut être la vie d’un Juif de diaspora. Pour celui-ci, un soldat de Tsahal est un héros qu’il faut applaudir. Dans notre conception de la résilience, trouver un sens au traumatisme que l’on a subi est un bloc de construction très important pour pouvoir reconnaître et accepter l’événement traumatisant. Ce que fait le POM n’est pas seulement bénéfique pour les participants, qui constatent ainsi l’importance de l’Etat d’Israël et le prix de leur service militaire, mais pour tout le peuple juif, partout dans le monde. »


« Papa et maman »


La communauté d’accueil prend en charge tout le coût du programme, qui est considérable. Durant son séjour à Paris, Rozenbaum n’a pas eu à débourser un seul euro. « Les gens nous ont cédé leur chambre, ont fait la cuisine pour nous… La façon dont ils se sont occupés de nous montre à quel point ils se sentaient concernés. C’était incroyable ! » Chaque famille reçoit deux participants, avec lesquels se forment des liens qui durent bien plus longtemps que la semaine de séjour. Ainsi, cinq ans plus tard, Rozenbaum est toujours en contact avec sa famille d’accueil, qui est venue lui rendre visite en Israël. Et depuis son voyage à Toronto en 2012, Roy Bar-Adon correspond avec la sienne. Il est clair pour lui que l’expérience a également été chargée de sens pour les enfants de la famille, qui se sont sentis très concernés.

Il a été stupéfait par la générosité qu’on lui a témoignée : « Nous sommes tous des combattants bienveillants, nous sommes tous prêts à donner, mais ce que nous avons vécu est un véritable exemple de don sans limites… Je ne peux pas l’expliquer, mais j’ai vraiment eu l’impression qu’ils nous aimaient sincèrement ! » Adasha et son camarade Matan sont allés jusqu’à appeler leurs hôtes « papa et maman ». La semaine dernière, ils ont assisté à la bat-mitsva de la petite fille de la famille, qui s’est tenue à Jérusalem. « Et nous nous téléphonons régulièrement », affirme-t-il.

« Certes, les communautés juives de diaspora ont une relation très forte avec Israël », explique Brom, « mais pour ce qui est de Tsahal, c’est une autre histoire. Ils imaginent les soldats comme des gars bourrus et machos avec lesquels il est impossible de communiquer… mais une fois qu’ils connaissent un peu mieux ces garçons qui ne débutent dans la vie qu’après avoir donné trois ans à Tsahal, ils tissent avec eux des liens très intenses. »


Le clou de l’été


Bar-Adon confesse qu’au début, ses camarades et lui parlaient de leurs hôtes avec cynisme : « Nous nous disions que les communautés de diaspora se sentaient coupables et que c’était pour cela qu’elles voulaient tant donner ! Nous avons vite compris que nous étions très loin de la réalité. Tout ce que ces gens-là nous donnaient venait du cœur… » Penny Ostreicher, président du comité américain du POM, trouve gratifiant de pouvoir jouer un rôle aussi important dans la vie d’un jeune homme. « Au début du séjour, ceux qui sont sincères nous disent : “Je ne sais pas vraiment pourquoi je suis là et quel est l’intérêt, mais en tout cas, merci de m’avoir pris…” A la fin de la semaine, ils diront plutôt des choses du genre : “C’est le plus beau cadeau qu’on m’ait jamais fait”. » Le désir de donner fait partie intégrante de l’expérience de la communauté d’accueil. « Notre rôle est tout d’abord de trouver une communauté qui soit enthousiaste », explique Ostreicher, pour qui ce programme apporte un échange réel et profond.

Car ce que la communauté récolte en retour est tout aussi significatif : « Participer à ce programme a ajouté un sens à ma vie », enchaîne Ostreicher. « Après le séjour du premier groupe à Fire Island, en 2011, toute la communauté voulait revivre l’expérience. Cette année, malheureusement, nous n’avons pas pu accueillir de nouveau groupe, car la plupart de nos installations ont été détruites par l’ouragan Sandy. Beaucoup d’entre nous ont fait part de leur déception. “Mais c’était le clou de mon été !” m’ont-ils dit. Il est rare de pouvoir participer à un programme qui soit, comme celui-ci, non confessionnel, apolitique, et qui permette de rencontrer des gens à un niveau aussi personnel. Recevoir un groupe de Peace of Mind, c’est un projet qui unit une communauté. » Rosanne Koenigson, de Highland Park, dans le New Jersey, avoue avoir du mal à trouver les mots pour décrire tous les bénéfices que tire la communauté d’accueil de l’expérience. « Cela permet de mettre des noms et des visages sur les soldats de Tsahal, qui n’étaient jusqu’à présent pour nous que des silhouettes anonymes croisées pendant les vacances en Israël. Le POM permet une personnalisation. »


Renforcer les liens


Le comité américain aide les communautés désireuses de recevoir un groupe du POM à organiser le projet, de la collecte de fonds jusqu’aux moindres détails du séjour. « Ce n’est pas difficile », souligne-t-il. « Nous sommes vraiment présents pour les assister à chaque stade du voyage. » L’emploi du mot « voyage » est intentionnel.

En hébreu, le programme du POM s’appelle « massa shichrour », ce que l’on peut traduire par « voyage de démobilisation ». Outre cette occasion concrète, pour les anciens soldats, de se déconnecter de la réalité quotidienne, il y a le côté psychologique qu’il importe de traiter.

Souvent, raconte Brom, les membres d’une même équipe de combattants avaient été les meilleurs amis du monde avant d’aller combattre ensemble. Mais à la fin du service, ils ne pouvaient plus se supporter.

Brom évoque trois garçons qui se connaissaient depuis l’école primaire et qui avaient demandé à servir dans la même unité. « A la fin, ils ne pouvaient plus se voir. Cela leur rappelait trop les terribles traumatismes qu’ils avaient vécus ensemble. » Il ne s’agissait là ni d’une maladie ni d’un désordre mental, mais d’une charge que les anciens soldats peuvent avoir à porter toute leur vie durant. « En revenant du voyage du POM, ces trois-là étaient redevenus amis. Nous leur avons donné un cadre pour se reparler et s’écouter », explique Brom.

Même chose pour l’équipe de Bar-Adon, que l’expérience a énormément rapproché, et pour celle de Ben-Porat : les membres de son bataillon, qui avaient vécu à deux minutes les uns des autres pendant très longtemps et qui étaient alors très bon amis, avaient pris soin de s’éviter, une fois le service terminé, pour ne pas se remémorer les mauvais souvenirs. « Depuis notre participation au POM, nous nous revoyons tous les quelques mois », conclut-il. « Nos liens se sont nettement renforcés. »


Se parler ouvertement


Slavin est devenu commandant de section une semaine avant la seconde guerre du Liban. Les situations de combats intensifs qu’il a vécues l’ont laissé avec une multitude de questions. Une bombe a en effet touché le bâtiment dans lequel il dormait avec son équipe, tuant l’un des soldats et en blessant 8 autres, dont lui-même. Considéré comme gravement atteint en raison d’une perte de sang abondante, il se souvient : « C’est seulement parce que l’équipe a réussi à évacuer très vite les blessés, que l’on a pu stopper mon hémorragie et me sauver la vie. » Si certains sont repartis combattre peu de temps après, le groupe n’a cependant plus jamais servi ensemble en tant que compagnie.

Cinq ans après la fin de la guerre, Slavin est parti à Fire Island avec ses hommes. Une occasion en or pour lui, qui se demandait, depuis, ce que ses soldats pensaient de lui. Il se réjouissait d’avance de cette opportunité d’être ensemble et de parler ouvertement.

Or le POM est allé au-delà de ses attentes : « Mes relations avec les autres ont changé du tout au tout. Nous avons partagé une expérience qui n’était pas la guerre, qui n’avait rien de traumatisant, au contraire. Le POM nous a permis de nous retrouver et de parler de certaines choses, ceci n’aurait pas été possible autrement. Il nous a fourni des outils pour créer des relations qui vont désormais se prolonger. Ce projet est le début de quelque chose pour nous. » Pour Adasha aussi, le voyage du POM, 5 ans après le service militaire, a résolument fortifié et uni son équipe. « Depuis, nous discutons davantage, nous nous voyons davantage », dit-il. Comme ils n’avaient jamais vraiment parlé des combats, les ateliers du matin ont permis à chacun de décrire la façon dont il avait ressenti les choses. « Avec toutes ces images individuelles accolées, chacun a pu prendre ses souvenirs subjectifs pour les transformer, avec les autres, en images objectives de la réalité. »


Prise de conscience


Rozenbaum raconte avoir profité des ateliers pour évoquer une bataille au cours de laquelle un membre de son équipe avait perdu la vie. « Chacun se souvenait de choses différentes. C’était un vrai puzzle, que nous avons patiemment reconstitué pièce par pièce. » Certes, il lui était déjà arrivé de parler de ses expériences de combat, mais il ne l’avait jamais fait dans les détails. « Quand on est avec des amis, on ne dit pas “Je fais des cauchemars toutes les nuits” ni “Je pense sans arrêt à cet ami qui est mort là-bas”. Bien sûr, on pourrait dire à son meilleur ami : “Tu sais, je n’arrête pas de penser à untel” ou “J’étais juste à côté de celui-là quand il a été tué” ou bien “Ça aurait pu être moi”, mais on ne le fait pas. » Outre l’aide précieuse que lui a apportée le projet du POM, Rozenbaum a réalisé que son service militaire n’était pas une chose qui allait de soi. « En Israël, quand on discute avec un autre ancien soldat, il vous dit “C’est vrai, on a fait la guerre et on a failli mourir, mais ça y est maintenant, c’est fini, on est là !” En diaspora, ce n’est pas pareil. Cela me fait chaud au cœur de sentir que je fais partie de la grande communauté du judaïsme et que, grâce au POM, ces gens-là me le disent et me le rendent au centuple. » S’apercevoir que servir dans Tsahal revêt une grande signification pour les Juifs à travers le monde peut changer la façon dont les anciens soldats repensent à leurs années sous les drapeaux, et même leur perception de l’Etat dans lequel ils vivent. « Au début, je trouvais ça bizarre que ces gens nous remercient et nous chouchoutent comme ça », raconte l’un d’eux, « mais peu à peu, j’ai compris que j’avais vraiment fait quelque chose d’important, et je me suis senti fier de moi. » « Il y a un vieux proverbe », déclare Brom, « qui dit que les Israéliens deviennent des Juifs dès qu’ils sortent d’Israël. C’est un peu ce qui se passe avec ces groupes : ceux-ci créent une prise de conscience, on comprend que servir dans Tsahal, pour le peuple juif, ce n’est pas rien… »


La guerre est finie


Rahabi raconte l’histoire d’un ancien soldat resté trois ans à l’étranger sans rentrer en Israël avant de participer à un groupe du POM. « La première réunion a eu lieu deux semaines avant Pessah », se souvient-il. « Eh bien, le premier soir du Seder, ce soldat a frappé à la porte de ses parents et, devant leur surprise, il leur a dit simplement : “Je suis rentré”. » Weltman et Rahabi ont reçu de nombreux appels de remerciements de proches d’anciens soldats qui ont participé au programme. « Vous nous avez rendu nos fils/maris/amis », leur disent-ils. Peut-être la chose la plus poignante est-elle ce sentiment exprimé par les participants eux-mêmes : « La guerre est enfin terminée. Maintenant, je peux commencer à vivre ma vie. » « Le POM m’a offert un espace où j’étais écouté, mais aussi un lieu où je pouvais parler simplement de mon expérience : non pas comme un héros, mais comme un petit garçon qui a eu peur », explique Rozenbaum. « Et en plus, on s’amuse bien ! Je décrirais ça comme un peu surréaliste, dans le bon sens du terme… » Autre réussite du POM, la passion avec laquelle les participants défendent le programme : « Chaque fois que je peux raconter cette expérience, je le fais », s’enthousiasme Slavin. « Et si je suis en train de vous en parler en ce moment, c’est parce que j’ai envie de rendre un peu de ce que le POM a fait pour moi. Cela me procure une immense satisfaction. Tous les soldats qui finissent leur service devraient avoir cette opportunité, et je suis très reconnaissant à tous ceux qui s’investissent dans le projet. » Rozenbaum fait écho à ces sentiments : « Tout ce que je pourrai faire pour permettre à ce programme de se développer, je le ferai ! » « Je trouve que toutes les équipes, tous les bataillons, tous les groupes de gens qui ont servi ensemble à l’armée devraient avoir droit à ce genre de programme », estime Bar-Adon. « Il crée un lien entre nous et la nation. »



Related Content

February 11, 2018
Les nouveaux « judaïsants »

By DAN HUMMEL

Israel Weather
  • 9 - 21
    Beer Sheva
    12 - 19
    Tel Aviv - Yafo
  • 9 - 15
    Jerusalem
    11 - 17
    Haifa
  • 14 - 26
    Elat
    11 - 21
    Tiberias