Avoda, la guerre est (à nouveau) déclarée

Shelly Yachimovich annonce des primaires pour le mois de novembre. Les commentaires acerbes vont bon train.

By GIL STERN STERN HOFFMAN
July 16, 2013 17:36
2 minute read.
Shelly Yacimovich, une leader contestée

P4 YACIMOVICH JFR 370. (photo credit: Marc Israël Sellem/The Jerusalem Post)


Un nouveau scrutin dans 4 mois. Dimanche 14 juillet, la présidente du parti travailliste Shelly Yachimovich a appelé à organiser une primaire le 14 novembre prochain, soit exactement dans 4 mois. Elle a annoncé cette nouvelle course à la présidence du parti lors d’une conférence de presse à Tel-Aviv. Et immédiatement subi les attaques des candidats qui ont l’intention de se présenter contre elle.

Le député Erel Margalit a déploré que le parti ait perdu une élection générale à sa portée en janvier dernier, à cause, a-t-il dit, du manque d’esprit d’équipe de sa dirigeante. « Yachimovich a connu une défaite lors de ces élections », a déclaré Margalit.

« Les 15 sièges remportés sont tout ce qu’elle pouvait gagner. La prochaine élection va se jouer sur une seule question : qui est à même de tenir tête à Yaïr Lapid, et de reprendre les votes que Yesh Atid nous a soutirés ». Margalit, qui est allé jusqu’à traiter Yachimovich de « communiste-maccarthyste », a assuré qu’il n’avait aucun problème avec la date fixée tant que les institutions du parti forceraient la présidente à ouvrir le scrutin aux nouveaux membres, ce que Yachimovich ne souhaite pas.

De son côté, le parlementaire Itzhak Herzog a mis en cause le choix du calendrier de la primaire, au moment où l’attention des citoyens est focalisée sur les problèmes socio-économiques et les guerres civiles qui font rage dans les pays alentours. « Avonsnous vraiment besoin d’élections à ce moment précis ? », s’est interrogé Herzog. « Cela ne fait que renforcer le sentiment chez les adhérents que l’on s’éloigne des réalités ». « Il n’y a aucune raison de se mettre autant la pression au moment où le parti travailliste doit se battre contre le budget voté par le gouvernement », a renchéri le député Eitan Cabel.

Pas de répit 

Assaillie de toutes parts, Yachimovich semblait avoir pourtant les yeux fixés sur un autre adversaire. Ne faisant aucune mention des 3 députés de son propre camp, l’élue s’est implicitement adressée à l’ancien chef d’état-major Gabi Ashkenazi : « J’en appelle à toute autre personne qui pense être en situation de diriger le parti » a-t-elle lancé. « Il n’y a pas de période de répit pour se présenter à la tête d’un parti. La primaire va se jouer sur nos choix idéologiques. Après le vote, nous nous inclinerons devant le verdict des électeurs et laisserons nos conflits internes derrière nous ».

La chef du parti serait prête à annuler les 6 mois d’ancienneté nécessaires aux adhérents pour participer au scrutin. Yachimovich aurait même également préféré que la primaire ait lieu en septembre, avant les élections municipales du 22 octobre, mais des candidats travaillistes à ce scrutin l’ont persuadée d’attendre.

Depuis 2000, 6 présidents se sont succédé à la tête d’Avoda. Si Yachimovich ressort victorieuse de la primaire de novembre, elle sera la première leader travailliste à remporter 2 primaires consécutives depuis Shimon Peres dans les années 1980.

Et la politicienne de conclure, bravache : « Je suis convaincue que nos membres n’en peuvent plus de ces changements permanents qui n’ont pas aidé les travaillistes à revenir au pouvoir. J’ai bien l’intention de faire l’Histoire et de remporter un second mandat consécutif ».







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