Tous en salles
By CORALINE LAMOUR
03/13/2012 11:45
Si l’économie française va mal, le cinéma français, lui, tient la forme. En témoigne le Festival du Film français qui revient pour la 9e saison du 17 mars au 5 avril dans les cinémathèques d’Israël
Polisse Photo: © DR
A l’honneur : LA comédie
française de l’année 2011, Intouchables d’Olivier Nakache et Eric Toledano. 19
millions d’entrées, 3e place au box-office de l’histoire du cinéma français,
plébiscitée par pas moins de 8 nominations aux Césars 2012, le film sera
présenté lors de l’ouverture en présence des réalisateurs et sortira dans les
salles israéliennes le 18 mars à Tel-Aviv et le lendemain à
Jérusalem.
Charlotte Rampling, invitée d’honneur de cette 9e édition du
Festival viendra promouvoir son documentaire intitulé The Look, un autoportrait
à travers les autres et animer un Master Class à l’université de Tel Aviv.
L’occasion aussi de projeter ses meilleurs films : Embrassez qui vous voudrez de
Michel Blanc, Sous le sable de François Ozon (nomination pour le César 2002 de
la meilleure actrice pour Charlotte Rampling) ou encore Lemming de Dominik Moll.
“C’est une icône du cinéma. Cela faisait longtemps qu’on voulait l’inviter”,
explique Caroline Boneh, directrice d’Eden Cinéma, partenaire du festival. “Elle
était disponible pour cette édition. Et ce sera la première fois qu’elle
se rend en Israël.”
Le meilleur du cinéma français
L’objectif annoncé de
ce festival est de “faire découvrir au public israélien le meilleur du cinéma
français (les films proposés totalisent 35 nominations pour les Césars 2012).”
Placé sur le devant de la scène avec l’oeuvre de Michel Hazanavicius, The
Artist, qui a remporté 28 prix, mais aussi avec les succès d’Intouchables et de
Polisse, le cinéma français continue à s’exporter dans le monde. Et à
briller.
Il s’agit également de donner un “coup de pouce aux
distributeurs de films français en Israël”, confie Caroline Boneh. La
Délicatesse par exemple sortira sur les écrans le 5 avril. D’autres films
projetés lors du Festival, comme Elles, ont vu leurs droits achetés par des
distributeurs en Israël, mais pour l’heure, aucune date de sortie n’a été
annoncée. Le Festival leur sert de plate-forme d’essais.
Le choix de la
programmation se fait conjointement par l’ambassade de France et par Eden
Cinéma. La sélection vise la qualité, l’hétérogénéité et la découverte.
Donoma, de Djinn Carenard, réalisé avec 150 euros, a remporté le prix du Coup de
coeur du Jury au festival international du film de Dieppe. Un film d’auteur qui
partage l’affiche avec des succès commerciaux tels que Polisse ou La guerre est
déclarée. Car selon Caroline Boneh, “il y a seulement un tiers des films
à découvrir”. Les autres étant déjà couronnés de succès.
L’idée c’est
d’attirer le public israélien, et “surtout les jeunes”. Tous les films seront
donc sous-titrés en hébreu. Car contrairement à ce que l’on aurait pu penser,
les organisateurs estiment que les francophones se rendent d’eux-mêmes dans les
cinémathèques, “de manière plus autonome”.
La directrice d’Eden Cinéma
parle d’efforts à mener sur la durée pour séduire les cinéphiles israéliens. Et
se réjouit des succès commerciaux de films projetés lors du précédent festival.
Notamment Elle s’appelait Sarah, Le Hérisson ou Les Femmes du 6e
étage.
Nouvelles salles : Holon, Herzliya et Ashdod
Cette année, le
public pourrait être attiré par Intouchables et par La Délicatesse des frères
Foenkinos, une adaptation du livre éponyme de David Foenkinos, traduit en
hébreu. “Elle s’appelait Sarah et L’élégance du Hérisson ont également été
traduits en Hébreu. Et ont plu aux spectateurs”, indique Caroline Boneh. Cette
année, le festival tente d’élargir son public avec de nouvelles cinémathèques
participantes. Au total, elles seront 8 à prêter leurs écrans pour ce
rendez-vous du septième art : Tel-Aviv, Jérusalem, Haifa, Sderot, Roch Pina et
pour la première fois Holon, Herzliya et Ashdod. La directrice d’Eden Cinéma
estime que l’affluence sera importante, comme lors des éditions
précédentes. Parce que les gens connaissent l’existence du festival et
l’apprécient.