The Jerusalem Post
Jpost search icon google-icon iphone
  Set as Homepage
Sat, May 18, 2013   9 Sivan, 5773
newspapers magazines
 
    • Breaking News
    • Diplomacy & Politics
    • Defense
    • National
    • Mideast
    • Syria
    • Iran
    • World
    • Business
    • Sports
    • Health & Science
    • Environment
  • Video
  • Opinion
    • Columnists
    • Editorials
    • Op-Eds
    • Letters
  • Jewish World
  • Lifestyle
    • Arts & Culture
    • Food & Wine
    • Travel
  • Features
    • Insights & Features
    • Week in review
    • On the Web
    • Shalva Superheroes
    • Obama in Israel
  • Blogs
    • In the news
    • Judaism
    • From the Middle East
    • Lifestyle
    • Aliya
    • Science and Technology
  • JPost Apps
    • iPhone app
    • iPad app
    • Android app
    • Twitter
    • Facebook
    • RSS feeds
    • JPost Toolbar
    • JPost Newsletter
    • JPost Alert
  • Premium Zone
    • The Jerusalem Report
    • The Experts
    • 20 Questions
    • e-paper
    • Ivrit
    • Christian Edition
    • Dash
    • Magazine
    • Metro
    • In Jerusalem
  • French
    • Politique & Social
    • Affaires Palestiniennes
    • Diplomatie & Monde
    • Art & Culture
    • Israel
  • Green Israel
JPost Learn Hebrew  
Advertise with us  
Nefesh Guided Aliyah  
Eldan  
AFMDA  
Africa Israel Group  
Isram Group  
Kupat Ha  
JPost Twitter  
JPost Facebook  
Classifieds  
         
 
 
    
Breaking News
 
 
  • JPost.com
  • Edition Française
  • Art & culture
 

Beit Agnon : lieu de vie et d’écrits

By JAN KOSCINSKI
06/19/2012 13:35
Tweet

Shai Agnon a passé près de 40 ans dans sa villa de Talpiot. Aujourd’hui, la bâtisse est devenue un centre dédié à la littérature hébraïque. Visite en compagnie des enfants de l’écrivain, Emouna et Hemdat

Bibliothèque a Beit Agnon
Bibliothèque a Beit Agnon Photo: Avec l’aimable autorisation de la Maison Agnon

A quelques encablures de la bruyante Derekh Hevron, se cache un havre de paix, avec vue imprenable sur le désert de Judée et la mer Morte. Bienvenue à Beit Agnon, dernière résidence du célèbre écrivain qui lui a donné son nom.

Le 30 mai dernier, dans le jardin, réception à l’occasion du centenaire de la parution de son premier livre, Ce qui est tordu deviendra droit, publié en 1912.

Ironie du sort, la maison d’Agnon est située rue Joseph Klausner, un historien renommé et professeur de littérature à l’Université hébraïque de Jérusalem. C’était le voisin d’Agnon. Mais aussi l’un de ses principaux rivaux. “Les deux hommes ne pouvaient pas se supporter et Klausner avait fait tout son possible pour empêcher qu’Agnon ne reçoive le prix Nobel”, explique Caroline Shapiro-Weiss, attachée de presse de l’actuel musée Beit Agnon.

Dessinée en 1931 par l’architecte Fritz Korenberg, cette perle du Bauhaus est une des toutes premières résidences de Talpiot. A l’époque, habité par les intellectuels de la deuxième Aliya, le quartier est considéré comme un site de pionniers, puisque ses habitants ont longtemps vécu à la lisière de Jérusalem. Un bus quatre fois par jour, et, pour se réunir, les habitants sonnaient le Shofar depuis les toits, comme le décrit Agnon dans Le Signe d’ailleurs.

C’est là qu’Agnon a passé la deuxième moitié de sa vie. Une vie studieuse et modeste pour celui qu’on disait “drogué au travail”. La maison sera longtemps isolée des autres résidences, si bien que l’écrivain pouvait travailler des journées entières sans être dérangé. Toute la famille devait suivre le rythme. Certes, Agnon était un bon père de famille et un mari aimant, mais il avait aussi ses manies.

La vie quotidienne, c’était l’affaire de son épouse Esther, chargée aussi de s’occuper des deux enfants de la famille, Emona et Hemdat. Une vie bien modeste pour un personnage d’une telle envergure : douches à l’eau froide, régime végétarien et strict respect du Shabbat.

Dactylos de mère en fils



La pièce centrale de la maison se trouve au premier étage : la bibliothèque. Un véritable temple de la littérature, laissé tel quel depuis les années 1960. Sur un mur, le médaillon du Prix Nobel attire tous les regards.

“Mon père aimait rester près de ses livres, il avait installé un lit de camp dans sa bibliothèque”, explique son fils Hemdat.
“Et sur la terrasse, il pouvait passer des heures à sentir la brise de Jérusalem, en admirant la mer Morte un soir de pleine lune”.

Souvent Agnon écrivait debout, sur un lutrin. Tous ses manuscrits étaient consciencieusement conservés dans un coffre-fort en acier, depuis qu’un incendie avait ravagé deux de ses meilleures oeuvres à Hambourg, en 1924.




Sur les étagères, près de 8 000 volumes en tous genres, de la littérature allemande contemporaine à de vieux écrits kabbalistiques du XVIe siècle. Presque chaque livre renferme des dizaines de marque pages avec des petites notes griffonnées par l’écrivain.

Des petites notes qui représentent une mine de savoir pour mieux comprendre les livres d’Agnon, et son style parfois très dense. Michael Kramer, son traducteur, explique leur utilité : “Il référenciait absolument tout : le Talmud, les contes hassidiques, et souvent avec humour. Pour comprendre ce qu’il voulait dire dans ses livres, j’ai dû faire mes propres recherches dans sa bibliothèque. Un véritable voyage au coeur de ‘l’arche des livres juifs’, comme il l’appelait lui-même”.

Ecrivant ses oeuvres à la main, c’est à son épouse Esther qu’il incombait de tout dactylographier. Un travail de longue haleine, comme le raconte le fils Hemdat.

Celui-ci y a eu droit : Esther était tombée malade, et il effectuait son service militaire dans le Palmach (unité d’élite de la Haganah). Shai Agnon s’en est allé à pied jusqu’au centre ville de Jérusalem, pour contacter le fondateur de l’unité, Eliezer Golomb, et lui demander un congé prolongé pour son fils, appelé à prendre le relève à la machine à écrire. “Il appelait cela un ‘congé agricole’”, raconte Hemdat en souriant. Une fois la permission accordée, Hemdat a ainsi passé une semaine entière à retranscrire les manuscrits paternels. En sept jours, il aura ainsi dactylographié 640 pages du célèbre Tmol Shilshom.

Patrimoine national



Le temps passe : les enfants grandissent et volent de leurs propres ailes. Après le décès d’Agnon en 1970, la maison doit être vendue à des constructeurs immobiliers. C’est alors que le gouvernement israélien intervient, rachète la bâtisse qu’il convertit en musée et centre culturel consacré à la littérature hébraïque : Beit Agnon.

Aujourd’hui Emouna et Hemdat ont tous deux plus de 90 ans, et habitent à deux pas de l’ancienne maison familiale, à Talpiot.
Eilat Lieber en est l’actuelle curatrice. Elle est fière de présenter à ses invités la maison nouvellement rénovée. A l’étage inférieur, une salle de conférence a été aménagée à la place des chambres d’Esther et des enfants, tout en préservant certaines pièces intactes.

“Nous organisons de nombreux événements pour faire découvrir Shai Agnon et plus généralement la littérature hébraïque à un public le plus large possible”. Parmi les activités proposées : conférences littéraires, lectures, récitations, séminaires d’études. Chaque année, un voyage est aussi organisé à Buczacz, en Ukraine actuelle, à la découverte des lieux où l’écrivain, né Shmuel Yosef Czaczkes, a passé son enfance.
Et tout l’été 2012, à l’occasion du centenaire de la parution du premier livre de l’écrivain, le musée redouble d’efforts pour promouvoir cet héritage littéraire national.


  • Send
  • Large
  • Small
  • Print
  • Share
ARTICLES LES PLUS VUS
1
« Les services secrets juifs »
2
La fin du gefilte fish ?
3
Violentes protestations au Kotel
4
Créer sans désacraliser
JPost Community
Tweet
Shmuel Yosef Czaczkes Shai Agnon Eilat Lieber Emouna Hemdat Talpiot Jerusalem Nobel litterature
Share this article
Tweet
Share
Send
Your comment must be approved by a moderator before being published on JPost.com. Disqus users can post comments automatically.

Comments must adhere to our Talkback policy. If you believe that a comment has breached the Talkback policy, please press the flag icon to bring it to the attention of our moderation team.
JPost Services
conferenceConference
newsletterNewsletter
iphoneMobile Apps
kotelcamKotel Cam
kolboJPost Alert
premiumPremium
         
 
Israel Focus
 
Real Estate
 
Travel
Eldan Rent a Car
20% off all Car Rental Reservations in Israel  
Hertz Car Rental
Special Online Discounts!  
The King David Jerusalem Hotel
One of the world's truly iconic hotels, and a Jerusalem landmark  
 
 
 

Sites Of Interest:

Jerusalem Hotels
KKL-JNF
Poalim Online
BreitBart.com
Our Friends
Jerusalem Attractions
Jerusalem Tours
itraveljerusalem.com

JPost sites:

Learn Hebrew
The Jerusalem Report
Our Magazines
JPost Edition Francaise
Green Israel
Christian World
Jerusalem Post Lite

Services:

JPost Mobile Apps
JPost Premium
JPost Newsletter
JPost Toolbar
JPost News Ticker
JPost RSS feeds
JPost Archives
JPost Alert
JPost Kotel Cam

JPost Conferences:

NYC Conference
Diplomatic Conference

Information:

About Us
Feedback
Staff E-mails
Copyright
Sitemap
News Partners
Advertise with Us
Price List
Statistics
Ad Specs
Terms Of Service
Jpost.com, the online edition of the Jerusalem Post Newspaper - the most read and best-selling English-language newspaper in Israel. For analysis and opinion from Israel, the Jewish World and the Middle East. Jpost.com offers expert and in-depth reporting from Israel, the Jewish World and the Middle East, including diplomacy and defense, the Palestinian-Israeli conflict, the Arab Spring, the Mideast peace process, politics in Israel, life in Jerusalem, Israel's international affairs, Iran and its nuclear program, Syria and the Syrian civil war, Lebanon, the Palestinian Authority, the West Bank and Gaza Strip, Israel's world of business and finance, and Jewish life in Israel and the Diaspora.
 
About Us | Advertise with Us | Subscribe | Premium | Newsletter | RSS | Contact Us
 
All rights reserved © The Jerusalem Post 1995 - 2012