Huit médailles : une en or, deux d’argent et cinq
de bronze. Voici le résultat des athlètes israéliens pour ces jeux londoniens.
Au début des Jeux paralympiques, la délégation israélienne souhaitait faire au
moins aussi bien qu’aux Jeux de Pékin en 2008... ils avaient alors obtenu six
médailles. Le défi est relevé haut la main. Les victoires ne se sont pas fait
attendre. Dès le premier jour des Jeux, la nageuse Inbal Pezaro remportait le
bronze sur le 50 mètres nage libre. Avant de compléter son palmarès par deux
autres médailles, de bronze également, en 100 mètres nage libre et 200 mètres
nage libre. Quant à son compatriote Mamistvalov, il s’est imposé en troisième
position du 200 mètres nage libre messieurs.
La journée du 5 septembre était placée sous le
signe de l’argent pour Israël. Koby Lion, 36 ans, est arrivé second en cyclisme
à propulsion manuelle, en parcourant le parcours de 16 kilomètres en 35:53.30
mn. Puis c’était au tour de Doron Shaziri, 45 ans, de monter sur la deuxième
marche du podium. Il a obtenu 1252.4 points en finale du tir de carabine à 50
mètres sur trois positions. Shaziri avait déjà eu les honneurs en portant le
drapeau de l’Etat hébreu lors de la cérémonie d’ouverture. Les deux médaillés
d’argent sont d’anciens soldats de Tsahal blessés au cours de leur service.
Shaziri a été amputé de la jambe au-dessous du
genou après avoir marché sur une mine alors qu’il servait au Liban en 1987. Le
cycliste est lui l’un des plus décorés des paralympiques d’Israël. Il a
remporté des titres lors de cinq Jeux olympiques consécutifs. A son actif :
deux médailles d’argent gagnées à Atlanta en 1996, une de bronze à Sydney en
2000, deux de bronzes à Athènes en 2004 et enfin, il y a quatre ans à Pékin,
Shaziri a décroché l’argent.
C’est Noam Gershony qui a apporté la consécration
à la délégation israélienne en obtenant l’or en tennis. Il a remporté la finale
samedi 8 septembre contre le numéro 1 mondial, l’Américain David Wagner, par un
match en deux sets : 6-3, 6-1. Gershony avait déjà gagné plus tôt dans l’année
l’Open de France à Roland Garros. Il s’était alors classé numéro 2 mondial.
Avec cette victoire, l’athlète de 29 ans devient le premier israélien à
remporter l’or depuis les Jeux paralympiques de 2004.
Une forte émotion
“Je n’ai pas de mots pour dire ce que j’ai
ressenti en entendant la Hatikva et en voyant le drapeau israélien flotter”,
confie Gershony, qui n’a pu retenir ses larmes lors de l’hymne national. “Je
n’avais jamais pensé avoir la possibilité de représenter mon pays et encore
moins de remporter un tel honneur”. Le Premier ministre Binyamin Netanyahou l’a
personnellement appelé pour le féliciter tout comme le président Shimon Peres
Noam Gershony revient de loin. Il a été grièvement blessé lors du crash de son
hélicoptère Apache près de Ramot Naftali, au cours de la guerre du Liban en
2006. Son copilote, Ran Yehoshoua Kochva, y a laissé la vie. Le processus de
guérison et de rééducation a été long et douloureux. “Noam est venu à l’hôpital
avec la ferme intention d’en sortir guéri”, rapporte le docteur Gabi Zeilig, à
la tête du département de rééducation neurologique à l’hôpital de Sheba à Tel
Hashomer. “Il est simplement venu pour travailler dur et ne pas abandonner”.
Soutenu par sa famille et sa forte détermination,
il a obtenu des progrès impressionnants. “Noam est calme et concentré. Sa
capacité à gérer ses blessures et la rééducation est impressionnante. Il
apprend à donner le maximum de son corps”, poursuit le médecin. Gershony a
débuté le tennis il y a seulement quatre ans et demi. Aux côtés de son compère
Weinberg, il a aussi décroché le bronze en double.
Lors de la clôture de cérémonie, c’est bien
évidemment le médaillé d’or qui a porté les couleurs d’Israël. La délégation
israélienne était attendue lundi soir à l’aéroport Ben Gourion, où les athlètes
devaient être accueillis comme des héros. Mardi matin, ils seront reçus à la
résidence présidentielle de Jérusalem par Shimon Peres.