The Jerusalem Post
Jpost search icon google-icon iphone
  Set as Homepage
Thu, May 23, 2013   14 Sivan, 5773
newspapers magazines
 
    • Breaking News
    • Diplomacy & Politics
    • Defense
    • National
    • Mideast
    • Syria
    • Iran
    • World
    • Business
    • Sports
    • Health & Science
    • Environment
  • Video
  • Opinion
    • Columnists
    • Editorials
    • Op-Eds
    • Letters
  • Jewish World
  • Lifestyle
    • Arts & Culture
    • Food & Wine
    • Travel
  • Features
    • Insights & Features
    • Week in review
    • On the Web
    • Shalva Superheroes
    • Obama in Israel
  • Blogs
    • In the news
    • Judaism
    • From the Middle East
    • Lifestyle
    • Aliya
    • Science and Technology
  • JPost Apps
    • iPhone app
    • iPad app
    • Android app
    • Twitter
    • Facebook
    • RSS feeds
    • JPost Toolbar
    • JPost Newsletter
    • JPost Alert
  • Premium Zone
    • The Jerusalem Report
    • The Experts
    • 20 Questions
    • e-paper
    • Ivrit
    • Christian Edition
    • Dash
    • Magazine
    • Metro
    • In Jerusalem
  • French
    • Politique & Social
    • Affaires Palestiniennes
    • Diplomatie & Monde
    • Art & Culture
    • Israel
  • Green Israel
JPost Learn Hebrew  
Advertise with us  
Nefesh Guided Aliyah  
Eldan  
AFMDA  
Africa Israel Group  
Isram Group  
Kupat Ha  
JPost Twitter  
JPost Facebook  
Classifieds  
         
 
 
    
Breaking News
 
 
  • JPost.com
  • Edition Française
  • Israël
 

Montefiore se voit pousser des ailes

By BARRY DAVIS
09/04/2012 16:18
Tweet

Quand le meunier de Yemin Moshé se réveille : son moulin, complètement remis à neuf, est désormais prêt à battre vite et fort. Pour faire du pain d’antan

Le moulin au début des années 1930
Le moulin au début des années 1930 Photo: Avec l’aimable autorisation de la Fondation de Jér

Nombre de moulins à vent ont ponctué le cours du siècle écoulé. En Israël, où les vents sont saisonniers, la structure se fait rare. Mais elle existe toutefois par deux fois à Jérusalem.


Comme nombre de leurs confrères de par le monde, les moulins s’étaient progressivement éteints au fil des ans. Pourtant, à la fin du mois d’août, les ailes de Montefiore se sont remises à tourner, brassant fièrement l’air de la capitale israélienne. Le Premier ministre Binyamin Netanyahou était présent en personne pour l’occasion, aux côtés des dirigeants de la Fondation de Jérusalem, qui a supervisé les travaux de rénovation, estimés à 5 millions de shekels. Au programme : réparation et restauration. Afin que le moulin à vent retrouve son ancienne gloire. Très prochainement il sera même possible d’y moudre du blé, faisant de lui le seul moulin à vent en activité de tout Israël.

Des générations entières d’Israéliens et de Juifs du monde ont grandi avec l’image de l’édifice qui surplombe majestueusement les hauteurs du quartier de Yemin Moshé, face à la Vieille Ville. Figure emblématique, le moulin est resté intact durant quasiment toute son histoire.


Construit en 1857 par le philanthrope britannique Moïse Montefiore, il est le seul moulin à avoir été utilisé pendant près de deux décennies. Jusqu’à ce que la machine à vapeur prenne le devant de la scène et le rende obsolète.


Il semble que Montefiore a eu l’idée d’une minoterie au cours de son quatrième voyage en Palestine, en 1855 alors que la guerre de Crimée fait rage entre l’Empire russe et la coalition composée de la Grande-Bretagne, la France, l’Empire ottoman et le Royaume de Sardaigne. Les retombées économiques de la campagne militaire ont alors aggravé les conditions de vie, déjà difficiles à Jérusalem.


A cette époque, la population habite exclusivement l’intérieur des murailles de la Vieille Ville. Montefiore et le rabbin britannique Nathan Adler entreprennent de recueillir des aides au nom des Juifs de Palestine, principalement regroupés à Safed, Tibériade, Hébron et Jérusalem. Pour les deux hommes, il s’agit d’une “campagne de collecte de Fonds pour les Juifs qui souffrent en Terre sainte”. Le but de Montefiore, explique Marc Sofer, président de la Fondation de Jérusalem, n’était pas de faire la charité mais d’offrir à ses coreligionnaires un moyen de subsistance digne. “Yemin Moshé sera le premier quartier construit hors des murailles de la Vieille Ville. Ce sont d’abord les plus pauvres qui vont s’y installer. Montefiore a construit le moulin à vent comme une source de revenus pour ces Juifs”.


La rose du moulin


En fait, une triple motivation se cache derrière le projet de construction. Tout d’abord, il s’agit de permettre aux Juifs de Jérusalem de moudre le blé à un prix sensiblement inférieur à celui des moulins arabes. Ensuite, il fournit aux responsables du moulin une source de revenus non négligeable, et offre à la communauté juive de la ville une installation locale et pratique.


Au début de l’année 1857, un contrat est signé avec les Frères Holman, mécaniciens anglais situés à Canterbury (Kent) : les pierres de la tour seront extraites de leur région. Compte tenu de la dimension des murs de l’édifice - près d’un mètre d’épaisseur et 15 mètres de hauteur - beaucoup de pierres seront nécessaires. Elles sont expédiées par bateau à Jaffa et la machinerie lourde est transportée à Jérusalem, à dos de chameau.

Dans sa forme originale, le moulin arborait une “casquette” de style Kentish et quatre ailes, la forme la plus avancée de pales éoliennes disponibles à l’époque.
La technologie de pointe de la structure a été renforcée par l’ajout d’une rose des vents. “Il n’y avait pas toujours suffisamment de vent pour faire tourner les ailes”, explique le directeur général de la Fondation, Daniel Mimran. “La rose des vents était ainsi en rotation pour permettre aux ailes d’attraper un maximum d’air, de n’importe quelle direction. C’était le moulin à vent le plus avancé technologiquement au monde, à cette époque.”

Facture des frères Holman, qui ont supervisé la conception et l’envoi des pièces du moulin : 1 450 livres. 
D’après Sofer, le projet de rénovation porte bien au-delà de la petite quantité de farine que produira le moulin à vent. Il s’agit davantage d’un symbole de constance, d’éternité. “Ce sur quoi le peuple juif, le peuple israélien, repose”, commente-t-il. “Si vous observez l’histoire du peuple juif, vous verrez perpétuellement un mélange d’ancien et de nouveau.”


“Jérusalem ne sera jamais, et ne devrait jamais être, une ville ultramoderne, monolithique ou homogène. Cela ne lui correspond pas. Son histoire, sa religion et sa culture s’associent à sa vie quotidienne. Son passé et son futur sont liés. C’est ce qui compose Jérusalem et ce qui compose Israël. Vous ne pouvez pas mettre de côté votre passé ; mais il vous faut regarder vers l’avenir.”


Les trois C de Jérusalem


La semaine dernière, lorsque le Premier ministre a pressé le bouton de la réplique du moulin d’antan, le mécanisme éolien était soutenu par un groupe électrogène. Au cas où le vent ne se serait pas présenté pour l’occasion. Le mécanisme du moulin à vent s’est alors ébranlé pour la première fois en plus d’un siècle et quart, grâce à deux entités temporelles venues se rencontrer.


“La Fondation de Jérusalem était heureuse de s’associer au projet de rénovation”, a expliqué Sofer. “Ces trois éléments - la communauté, la culture et la coexistence, soit les trois C - permettent à Jérusalem de rester une ville vivante, une ville pluraliste, et non pas une pièce de musée. Ce moulin à vent est loin d’être notre plus gros projet, mais il est peut-être l’un des plus visibles.”


D’après Sofer, ce projet de restauration a suscité l’intérêt de la Fondation car il correspond parfaitement à son credo de soutien. “La philanthropie n’est pas de la charité”, énonce-t-il. “Vous montez un programme, bâtissez une institution - comme le moulin à vent - et, à la fin de la journée, l’idée n’est pas de donner une centaine de dollars à quelqu’un, ni même un millier de dollars, mais de mettre sur pied un projet qui va permettre aux gens, eux-mêmes, de construire leur propre vie. Voilà ce qu’est la philanthropie, et c’est ce que cherche à faire la Fondation de Jérusalem.”


Ce n’était pas une mince affaire que de construire le moulin à vent, ici, au milieu du 19e siècle. En plus de la logistique nécessaire pour obtenir des pièces et les transporter jusqu’à la colline de Jérusalem, de très nombreux artisans et ouvriers ont été réquisitionnés.

Au printemps 1857, Thomas Richard Holman fait le voyage depuis Canterbury jusqu’en Palestine pour superviser l’équipe de travail. Il est ensuite rejoint par son frère Charles, deux experts en mécanique venus d’Angleterre et des dizaines d’ouvriers, arabes en majorité, sont embauchés.


Les travaux progressent à un rythme effréné. Douze heures par jour, six jours par semaine. Le dimanche représente naturellement le jour du repos en Angleterre, et les Holman ont respecté la journée sainte chrétienne ici aussi. La première pierre sera posée le 5 mai 1857 et les travaux seront achevés l’année suivante.


Mais le moulin de Montefiore va finalement fermer ses portes en 1891, en partie en raison de l’absence de vent, d’où l’avantage dont jouissent les moulins à vapeur dans les modèles suivants. La machinerie avait en outre été conçue pour le blé tendre européen, qui exige moins de puissance de vent que le blé local.


Le travail de restauration constitue en une réplique exacte du design original dessiné par Kentish. “Ce que nous avons fait aujourd’hui est basé sur les plans du milieu du 19e siècle”, affirme fièrement Mimran.


Après être tombé en désuétude, le moulin continue à tenir debout, même après plus d’un siècle d’existence. Mais sa position stratégique va signer sa perte. Si jusque-là, “le moulin était resté dans un splendide isolement”, note Mimran, au moment de la guerre d’Indépendance, la partie supérieure de l’édifice est alors utilisée comme position de tir par la Hagana. “Jusqu’à ce qu’au début de 1948 le haut-commissaire britannique émette l’ordre de le détruire”.


Une boulangerie-boutique


Le moulin a connu son premier lifting partiel en 1955, puis a bénéficié d’une sérieuse cure de jouvence en 1967, peu après la guerre des Six-Jours, par la Fondation de Jérusalem. “Ils ont mis un bouchon en bronze à son sommet et installé ce qui ressemblait à des éoliennes à des fins symboliques”, ajoute Mimran. “L’ensemble de ce quartier est une sorte d’hommage à la première communauté juive venue vivre hors des murailles de la Vieille Ville.”


En 1982, un autre projet de restauration a été mené, avec le soutien d’une riche famille juive, originaire du Mexique. Puis le chapitre suivant dans l’histoire de la rénovation du moulin se situe en l’an 2000. “Il y avait des fissures dans la structure. Le bâtiment commençait à montrer des signes de faiblesse et constituait donc un certain danger”, explique Mimran. “Nous avons mêlé le ministère du Tourisme au projet. Nous avons renforcé la structure et remplacé les ailes et le dôme - même si, encore une fois, le sommet n’était pas basé sur la conception originale.”


Le projet de restauration qui s’est achevé cette semaine a débuté il y a quatre ans environ, lorsqu’un groupe de Chrétiens néerlandais basés en Israël a suggéré d’embellir le moulin à vent et surtout de lui rendre son état de fonctionnement initial.


“Nous avons retrouvé le décret initial de la société anglaise pour le moulin à vent à la Bibliothèque nationale”, explique Mimran. “Puis nous sommes allés au Comité de préservation de la municipalité ratifier le plan, et au ministère du Tourisme. Tout le monde était enthousiaste, et le projet a grandi jusqu’à réunir un budget de 5 millions de shekels : 2 millions en provenance des Chrétiens pour Israël, 1 million de la municipalité de Jérusalem, 1 million du ministère du Tourisme et le dernier million du bureau du Premier ministre, qui a perçu l’initiative comme un projet de préservation du patrimoine.”


“La structure laissée quasiment vide pendant plus d’un siècle a été ramenée à la vie. Nous sommes restés fidèles à la conception originale, établie sur quatre niveaux - le premier pour la farine, au-dessus pour les meules, le troisième niveau pour les sacs de blé et le niveau supérieur dédié à la dispersion de la paille et de la poussière.”


Le rez-de-chaussée abrite désormais un écran où les membres du public pourront assister à un court-métrage sur l’histoire du moulin à vent. Sofer tient toutefois à souligner que le film ne portera pas seulement sur l’esthétique et la symbolique.


“Le moulin produira de la farine qui sera utilisée pour cuire du pain”, dit-il avec enthousiasme. “Ce sera comme une boulangerie-boutique. Il ne s’agit pas de mettre en concurrence les établissements locaux, mais de produire une certaine quantité de pain à la vente. Un véritable projet de vie !” Le lieu est très accueillant. Les pierres d’origine ont été remises à neuf, des solives et autres accessoires en bois ont été ajoutés, et une vraie tranche d’histoire voit le jour à l’intérieur du site. Plus d’un siècle et demi après son idée originale, Moses Montefiore doit être ravi.


  • Send
  • Large
  • Small
  • Print
  • Share
ARTICLES LES PLUS VUS
1
Les jeux ne sont pas encore faits
2
L’eau, une arme de choix
3
Syrie : Israël pas impressionné par les menaces
4
Meyer Habib, une liberté de parole totale
JPost Community
Tweet
histoire jerusalem moulin montefiore fondation jerusalem restauration commerce
Share this article
Tweet
Share
Send
Your comment must be approved by a moderator before being published on JPost.com. Disqus users can post comments automatically.

Comments must adhere to our Talkback policy. If you believe that a comment has breached the Talkback policy, please press the flag icon to bring it to the attention of our moderation team.
JPost Services
conferenceConference
newsletterNewsletter
iphoneMobile Apps
kotelcamKotel Cam
kolboJPost Alert
premiumPremium
JPost TV News  
Mobile Apps  
Bank Hapoalim  
Meir Panim  
Yad Ezra  
Rambam Hospital  
TourLuxe  
Zev Goldstein PLLC  
Penrose Gallery  
JPost Premium Zone  
JPost kotel Camera  
         
 
Israel Focus
JPost TV News
Coming soon to a screen near you!  
Nefesh B'Nefesh Guided Aliyah
Already living in Israel? Enjoy the Benefits of Aliyah!  
Give "Freedom" this Passover
to needy Israeli families. Donate now  
War Threatens
Protect the People of Northern Israel  
China Suppliers
 
Intelligence Squared
The international debate forum, announces it is coming to Israel  
Bank Hapoalim
Israeli's number one bank  
Jerusalem Post Lite
Lite Edition of the Jerusalem Post for English improvement  
Learn Hebrew with us
Get 10 minutes free personal coaching in Hebrew through phone or Skype  
JPost newspapers
Sign up for the JPost newspapers and receive one month free subscription  
Kosher English Magazine
English language weekly magazine - especially for religious people  
JReport Kindle Edition
Now you can get the Jerusalem Report directly to your Kindle  
JPost Premium Edition
The very best articles are available only in our Premium edition  
Lifestyle Magazine
 
 
Real Estate
Don't Look For a House!
In Israel, our website will do it for you!  
 
Travel
Eldan Rent a Car
20% off all Car Rental Reservations in Israel  
Hertz Car Rental
Special Online Discounts!  
The King David Jerusalem Hotel
One of the world's truly iconic hotels, and a Jerusalem landmark  
 
 
 

Sites Of Interest:

Jerusalem Hotels
KKL-JNF
Poalim Online
BreitBart.com
Our Friends
Jerusalem Attractions
Jerusalem Tours
itraveljerusalem.com

JPost sites:

Learn Hebrew
The Jerusalem Report
Our Magazines
JPost Edition Francaise
Green Israel
Christian World
Jerusalem Post Lite

Services:

JPost Mobile Apps
JPost Premium
JPost Newsletter
JPost Toolbar
JPost News Ticker
JPost RSS feeds
JPost Archives
JPost Alert
JPost Kotel Cam

JPost Conferences:

NYC Conference
Diplomatic Conference

Information:

About Us
Feedback
Staff E-mails
Copyright
Sitemap
News Partners
Advertise with Us
Statistics
Ad Specs
Terms Of Service
Jpost.com, the online edition of the Jerusalem Post Newspaper - the most read and best-selling English-language newspaper in Israel. For analysis and opinion from Israel, the Jewish World and the Middle East. Jpost.com offers expert and in-depth reporting from Israel, the Jewish World and the Middle East, including diplomacy and defense, the Palestinian-Israeli conflict, the Arab Spring, the Mideast peace process, politics in Israel, life in Jerusalem, Israel's international affairs, Iran and its nuclear program, Syria and the Syrian civil war, Lebanon, the Palestinian Authority, the West Bank and Gaza Strip, Israel's world of business and finance, and Jewish life in Israel and the Diaspora.
 
About Us | Advertise with Us | Subscribe | Premium | Newsletter | RSS | Contact Us
 
All rights reserved © The Jerusalem Post 1995 - 2012