Si Dugard - qui a accusé Israël de « racisme » et d’« apartheid » - ne fait pas
mention de l’Etat juif dans son rapport, la sémantique est bien claire et son
implication évidente.
En déformant les propos de la CG IV, le CICR fait du tort, à lui-même et aux
détracteurs d’Israël, sous le masque de la légalité et de la morale.
Juan Pedro Schaerer, à la tête de la « délégation du CICR en Israël et dans les
territoires occupés », a écrit récemment (The New York Times, 4 novembre 2012)
qu’Israël n’avait nul droit de se proclamer « le souverain légitime du
territoire [la Cisjordanie] lorsqu’il a pris son contrôle. » Omettant qu’il n’y
avait aucun souverain légitime du territoire à l’époque, et que les
revendications d’Israël sont uniques, légitimes et fondées sur des accords
internationaux aux pouvoirs juridiques, tels que les Accords de San Remo et
l’article 80 de la Charte des Nations unies.
Puis, dans une interprétation fantaisiste de la CG IV, il conclut : « Le droit
international humanitaire interdit toute action d’une puissance occupante
visant à modifier les caractéristiques intrinsèques du territoire occupé, y compris
toutes les mesures influant sur sa composition démographique, culturelle ou
sociale ».
Après avoir accusé Israël de violer cette « loi », le CICR condamne Israël
comme un Etat colonial criminel, étranger et raciste.
En 2002, le CICR rejoignait la communauté qui accusait à tort l’Etat juif
d’avoir perpétré un massacre à Djénine pendant l’opération Mur de défense.
Cornelio Sommaruga, ancien président du CICR et ennemi d’Israël, faisait partie
d’une commission partiale de l’ONU nommée pour enquêter sur ces charges. Il
avait alors qualifié l’étoile de David, symbole du Maguen David Adom, de «croix
gammée.» Puis en 2009, le CICR, se basant sur les rapports du Hamas, accusait
Israël d’avoir tué 1 380 personnes et blessé 5 640 autres, et d’avoir attaqué le
personnel médical et les ambulances au cours de l’incursion de l’armée
israélienne dans la bande de Gaza pour mettre fin aux attaques incessantes de
roquettes du Hamas.
(Magazine n° 1 d u C ICR, 2 009).
Le CICR n’a fait aucune distinction entre les terroristes et les civils, a omis
de mentionner l’utilisation par le Hamas de civils comme boucliers humains, ou
encore de reconnaître le droit d’Israël à l’autodéfense.
Le parti-pris du CICR contre Israël déshonore sa mission humanitaire et dément
ses prétentions d’impartialité.