Le kibboutz va alors partager cette découverte avec la firme italienne qui lui
avait vendu les machines, geste complètement anticapitaliste. Certains
pensaient qu’il s’agissait-là d’une énorme erreur, mais la réalité a prouvé,
bien au contraire, que l’initiative était lumineuse. Le concept des surfaces
synthétiques a été avalisé par la profession et finalement, Caesarstone a tiré
profit des ventes. Son concurrent principal, aujourd’hui, n’est autre que
Silestone, entreprise mondiale.
Dans un marché où le prix reste la préoccupation principale, les entrepreneurs
en bâtiment et les architectes préfèrent le marbre synthétique, bien moins
coûteux que le marbre véritable. Et bon nombre de chefs d’entreprises ont
compris que, non seulement les produits de remplacement ne sont plus rejetés,
mais qu’ils suscitent un intérêt grandissant.
Aujourd’hui, les actions de Caesarstone, sur le marché boursier du Nasdaq,
défient le marché mondial, puisqu’en mars dernier, elles s’échangeaient à 11
dollars et que leur cote atteint désormais 15 dollars.
Si les compagnies d’investissement sont intéressées par Caesarstone, c’est
parce que son avenir est prometteur. Ses revenus au premier quart de 2012
plafonnent à 29 pour cent de 67,3 millions, grâce, en particulier, à son succès
sur le marché américain. En 2012, la compagnie prévoyait des ventes d’un total
de 300 millions de dollars, avec des profits bruts d’environ 70 millions de
dollars. Sans compter la marge bénéficiaire de 42 pour cent, un taux
remarquable pour une entreprise qui n’est pas de haute-technologie.
Les ventes se répartissent entre l’Australie et les Etats-Unis à hauteur de 28
pour cent, Israël avec 14 pour cent et le reste du monde pour les 30 pour cent
restants. Yossef Shiran, le directeur actuel, met l’accent sur la promotion de
Caesarstone.
Une récente campagne publicitaire diffusée sur la télévision israélienne soulignait
que les modèles s’inspiraient droit de la nature, une manière de neutraliser
l’image négative du synthétique. Comme les stylistes de mode, la compagnie crée
régulièrement de nouveaux designs.
Le kibboutz a, bien entendu, bénéficié du succès remarquable de sa société. L’année
dernière, celle-ci lui a versé 12,6 millions, dont 5 millions de salaires pour
les 112 employés du kibboutz et 3 millions de loyer locatif.
Maxime Ohana, membre du kibboutz, est président du conseil d’administration. Tene
Investment Funds, actionnaire minoritaire, possède 24,7 pour cent des parts de
Caesarstone, dont la majorité appartient donc au kibboutz Sdot Yam.
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