Une petite bourgade « en développement ». Si le label est porteur d’une
connotation négative quand il s’applique à d’autres villes, il confère un
certain charme à Mitzpe Ramon.
La ville jouit d’un climat sec et plutôt frais : sec à cause du désert et
relativement frais en raison de son altitude. En plein été, il peut y faire
particulièrement chaud, mais le coucher du soleil apporte toute l’année une
douce fraîcheur.
La cité prend vie en 1951, en tant que camp pour les ouvriers qui construisent
la route d’Eilat. Puis au début des années 1960, le gouvernement commence à y
installer des nouveaux immigrants, principalement venus d’Afrique du nord et de
Roumanie. C’était, et c’est toujours, une des villes les plus reculées, ce qui
contribue grandement à son cachet.
Mais on ne peut véritablement parler d’isolement, ce qui serait exagéré puisque
la ville se trouve à une heure de voiture de Beersheva et à trois heures
d’Eilat.
Aujourd’hui, Mitzpe Ramon abrite quelque 7 000 âmes, habitants depuis l’origine
; et aussi familles de soldats qui servent dans la région. La municipalité
essaie à présent d’attirer des immigrants de pays occidentaux, en particulier
anglo-saxons, ainsi que des jeunes familles.
« Mitzpe Ramon est un endroit fabuleux pour vivre, spécialement pour les foyers
avec enfants », explique la maire Flora Shoshan. « Nous sommes dotés d’un des
meilleurs systèmes scolaires du Neguev et bénéficions d’une qualité de vie très
élevée. La ville se développe très vite, particulièrement dans le domaine du
tourisme, et offre de nombreuses opportunités d’emploi intéressantes pour les
nouveaux venus. Et, enfin, un dernier argument et pas des moindres, on trouve
ici une communauté chaleureuse et très accueillante. »
L’air pur des montagnes
Si la municipalité tient tant à attirer la communauté anglo-saxonne, c’est
avant tout pour consolider ses atouts touristiques. La cité compte pour
l’instant 7 hôtels et espère bien en voir d’autres ouvrir prochainement. Il lui
est donc important de recruter du personnel anglophone, dans un souci de
service aux clients des établissements. Le tourisme est en effet devenu l’un
des principaux apports économiques de la ville.
Au total, Mitzpe Ramon et ses environs comptent approximativement 2 500
chambres réparties dans ses hôtels, auberges et autres maisons d’hôtes. Son fer
de lance, l’établissement Bereshit, considéré comme l’un des plus luxueux
hôtels du pays, qui a récemment ouvert ses portes.
Et cet essor touristique va de pair avec une demande de logements qui n’est pas
sans conséquences sur le marché immobilier de la ville. La plupart des
habitations sont louées à des employés des secteurs touristique ou militaire.
L’achat d’appartements ou de maisons jumelées constitue donc une bonne
opportunité de placement puisque les biens trouveront ensuite facilement
preneur sur le marché locatif.
Parmi les atouts de Mitzpe Ramon : l’image de villégiature qu’elle incarne et
qui séduit essentiellement les couples d’âge moyen, prêts à acquérir des
maisons jumelées, pour les rénover et les transformer en résidences
secondaires.
La demande est également forte parmi les retraités qui souhaitent s’établir
dans cette petite bourgade tranquille.
Mitzpe Ramon rayonne de paix et de tranquillité, et bénéficie d’un climat sain
et de l’air pur des montagnes.
Les catégories de Mitzpe Ramon
Mais le marché immobilier a ses limites. Il est
en fait assez exigu et ne s’étoffe pas. Ces dernières années, aucun nouveau
projet de construction ne s’est profilé à l’horizon.
Les seules propriétés mises sur le marché sont celles dont les propriétaires
décèdent ou déménagent. La demande reste donc globalement plus élevée que
l’offre. Ainsi, ceux qui désirent vendre leur bien n’ont aucune difficulté à
trouver acquéreur.
La ville a été construite de toutes pièces par le ministère de la Construction
et du Logement ou celui de la Défense. On peut classer les logements en quatre
catégories.
La première est constituée d’habitations érigées dans les années 1960 pour
loger les premiers résidents. Il s’agit de bâtiments d’un étage, constitués
d’appartements alignés en rangs, chacun doté d’un petit bout de terrain. Ils
s’étendaient au départ sur 45 mètres carrés, mais beaucoup ont été agrandis
depuis.
La seconde catégorie est celle des constructions appelées « patios », pour
posséder des jardins cloisonnés. Elles sont également érigées en rangs, mais
certaines comprennent deux étages.
La troisième catégorie de logements consiste en des habitations jumelées de 60
mètres carrés sur un terrain de 250 mètres carrés. A la base, elles étaient
constituées d’un seul bloc et d’un seul étage. Les habitants peuvent aujourd’hui
en ajouter un second.
Enfin, la dernière catégorie que l’on peut trouver sur le marché est celle des
appartements de 80 mètres carrés.
Pendant 30 ans, le ministère de la Défense a construit des blocs d’appartements
de trois étages pour héberger les familles des soldats basés dans la région.
Ces biens ont maintenant été vendus. Motif : les officiers aspirent désormais à
une meilleure qualité de vie et à des espaces d’habitation plus vastes.
Il existe une autre catégorie de logements à Mitzpe Ramon : les maisons de Bnei
Beit’cha. Elles résultent de la vente de terres gouvernementales à des
propriétaires privés, mais uniquement dans le but d’y faire construire des
logements privés.
Les prix à Mitzpe Ramon sont relativement bas. Un appartement des premiers
blocs varie entre 280 000 et 320 000 shekels, selon l’état de l’appartement et
des travaux de rénovation. Les logements type « patios » se vendent aux
environs de 450 000 shekels et les maisons jumelées s’acquièrent à 500 000
shekels.