Voilà un candidat sortant dans la plus enviable des
positions. La plupart des leaders mondiaux donneraient beaucoup pour avoir la
même chance politique que lui. A quelques jours des élections, le Premier
ministre Binyamin Netanyahou ne s’inquiétait pas de savoir s’il allait
remporter le scrutin. Mais plutôt du nombre de ses futurs mandats, de la taille
de sa majorité et de la coalition qu’il allait devoir, presque à coup sûr,
former.
Position des plus étonnantes en effet. Voilà un politicien régulièrement
attaqué par la communauté internationale ; un élu dont la presse américaine a
de nouveau récemment révélé à quel point il ne s’entendait pas avec le
président Barack Obama. Un Premier ministre dont le désir de faire la paix a
été mis en doute quasi ouvertement par son président, Shimon Peres. Dont
l’ancien chef des services secrets, Youval Diskin, a dit le plus grand mal en
première page du Haaretz.
Un Premier ministre, enfin, récemment blâmé par son prédécesseur, Ehoud Olmert,
pour avoir dépensé 11 milliards de shekels dans des opérations militaires
aventureuses, mal engagées et illusoires. Mais malgré tout cela, Bibi n’était
pas inquiet quant à sa future victoire, prédite par tous les sondages depuis le
début de la campagne électorale.
Entretien.
Quelle est votre réaction à l’éditorial de Jeffrey Goldberg qui cite le
président américain Barack Obama en affirmant qu’Israël ne fait pas ce qu’il
faut pour protéger ses intérêts vitaux ? Je suis certain que le président Obama
comprend bien que seul le gouvernement israélien, élu et souverain, est en
position de déterminer ses intérêts nationaux, en particulier pour tout ce qui
touche sa sécurité.
J.P. : Que révèlent ces commentaires sur la nature de vos relations avec le
président pour les 4 prochaines années ?
P.M. : Ecoutez, nous coopérons sur de
nombreux sujets, en particulier sur la sécurité et les services de
renseignements et je suis certain que cette coopération continuera entre Israël
et les Etats-Unis, en particulier concernant notre objectif commun d’empêcher l’Iran
de fabriquer des armes nucléaires. J’apprécie également le solide soutien que
nous a apporté le président pendant notre opération à Gaza, ainsi que pour Iron
Dôme, en même temps que le Congrès américain.
Mais nous avons également des points de vue différents, en particulier sur le
moyen d’atteindre et de défendre une paix durable avec les Palestiniens. Je
respecte le président et je sais que nous aimerions tous deux avoir la paix
dans cette région, même si nous sommes parfois en désaccord sur la façon d’y
parvenir.
Au passage, ces divergences entre les présidents américains et les Premiers
ministres israéliens ne sont pas nouvelles.
Elles remontent à la création de l’Etat. David Ben Gourion a proclamé l’Etat
juif en 1948, en dépit de la vive opposition du secrétaire d’Etat américain
George Marshall. Levi Eshkol n’était pas d’accord avec Lyndon Johnson lorsqu’il
a décidé de briser le siège des armées arabes autour d’Israël pendant la Guerre
des Six jours. Itzhak Rabin n’était pas d’accord avec Gerald Ford, qui exigeait
qu’Israël se retire unilatéralement des certaines régions du Sinaï. Menahem
Begin n’était pas d’accord avec Ronald Reagan concernant l’initiative de paix
lancée par l’administration de ce dernier. Et Ariel Sharon n’était pas d’accord
avec George W. Bush, qui lui avait demandé de cesser immédiatement l’opération
Rempart et de retirer ses troupes.
Cependant, malgré ces différences, année après année, l’alliance
américano-israélienne continue de se renforcer.
Je crois donc qu’elle peut même s’étoffer davantage si nous faisons face
ensemble aux défis qui nous attendent. Je sais que le président Obama comprend
que seul un gouvernement israélien peut déterminer les intérêts israéliens.
J.P. : Que Tzipi Livni déclare que vous conduisez l’Etat hébreu à l’isolation
internationale, c’est une chose. Mais que doivent penser les Israéliens lorsque
le président américain lui-même l’affirme également ?
P.M. : Je pense que
défendre les intérêts cruciaux d’Israël fait partie de la tâche des leaders
israéliens. Parfois, cela implique de défendre une position qui n’est pas
populaire, mais c’est à cela que sert le leadership. Diriger, ce n’est pas
faire ce qui est apprécié et facile, c’est au contraire devoir parfois faire ce
qui difficile, mais vital pour la sécurité de notre nation.
J.P. : De nous jours, la perception des choses est souvent plus importante
que la réalité. Pensez-vous que l’idée communément admise aux Etats-Unis selon
laquelle vous avez soutenu le candidat républicain Mitt Romney porte atteinte à
votre relation avec Obama aujourd’hui ?
P.M. : J’ai traité le candidat Romney
exactement comme le candidat Obama a été traité lorsqu’il est venu en Israël.
Le Premier ministre d’alors, Ehoud Olmert, l’a invité à dîner et moi-même, en
tant que chef de l’opposition, ai eu une longue discussion avec lui sur la
région. C’est exactement ce qui s’est passé avec le candidat Romney. Il n’y a
pas eu de traitement de faveur.
J.P. : Pensez-vous que les propos révélés à Goldberg soient une sorte de
revanche, qu’il s’agisse d’une tentative d’Obama pour interférer dans nos
élections ?
P.M. : Chacun comprend que c’est le peuple d’Israël qui détermine
le futur dirigeant de l’Etat et seuls les citoyens d’Israël peuvent décider de
leurs principaux sujets de préoccupations et de qui sera à même de les
défendre.
J.P. : Vous ne pensez donc pas qu’il s’agisse d’une tentative d’interférence ?
P.M. : Je pense que les gens comprennent ce que je viens juste de vous dire, et
je suis certain que le président américain également.
J.P. : Naftali Bennett a déclaré à nos journalistes que vous préfériez une
coalition avec Tzipi Livni plutôt qu’avec lui. Est-ce vrai ?
P.M. : Il y a eu
énormément de spéculations ces derniers jours. Certains disent que je formerai
un gouvernement haredi, d’autres que je choisirai une coalition de gauche. Ce
sont des déclarations électoralistes avant tout.
J.P. : Ceci étant dit, à quelle coalition rêvez-vous la nuit avant de vous
endormir ?
P.M. : Je n’ai pas beaucoup de temps pour rêvasser, car j’ai de très
grosses journées. Mais pour vous répondre, la coalition rêvée serait la plus
large possible, construite sur un « châssis » Likoud-Beiteinou. Car c’est en
fin de compte ce qui conditionne la stabilité parlementaire et l’efficacité…
Aller dans l’autre direction, celle de la fragmentation et des partis
sectoriels, c’est avoir un gouvernement inefficace.
Nous voulons avoir les deux mains sur le guidon. Si ce n’est pas le conducteur
qui tient le volant, mais les passagers du véhicule, ce dernier finit par se
renverser. Nous voulons continuer dans une direction stable et solide, celle
qui consiste à améliorer les capacités de notre Etat et de son pouvoir
militaire. Nous voulons également garantir les bases de son éducation, en
particulier celle de l’éducation juive.
J.P. : En regardant les clips de campagne, on a la nette impression que Bennett
représente la plus grande menace pour le Likoud. Votre parti l’a attaqué en
parlant de lui comme d’un extrémiste. Mais n’est-ce pas un peu hypocrite de la
part du Likoud, qui compte par ailleurs Moshé Feiglin sur sa liste ?
P.M. : Je
pense que chacun connaît la teneur de notre liste. Et, pour être honnête, je
pense que Feiglin est une exception. Tous nos candidats sont en faveur du
service militaire, rejettent la désobéissance militaire et s’opposent à la
ségrégation des femmes avec véhémence. Nos valeurs sont très claires. Nous
avons beaucoup en commun avec d’autres partis, y compris Habayit Hayehoudi.
Mais il y certaines choses que nous ne partageons pas et pendant la campagne,
il est important de souligner ces différences.
Nous ne cachons pas nos candidats : ils sont choisis avec une telle droiture
que cela en est presque ennuyeux. Mais il est important de savoir exactement
pour qui l’on vote avant de prendre sa décision.
J.P. : Vous connaissez très bien Bennett puisqu’il a travaillé pour vous.
Pensez-vous qu’il soit un extrémiste ?
P.M. : Je ne suis pas là pour noter les
gens ou les disqualifier.
Mais il est très important que les Israéliens comprennent que la seule façon de
diriger le pays est d’avoir un parti très fort au pouvoir… Il faut que le
Premier ministre puisse se concentrer sur les sujets majeurs et ce n’est pas
possible s’il faut se préoccuper des besoins des partis sectoriels….
J.P. : Vous expliquez souvent, plutôt dramatiquement, à quel point notre région
est dangereuse. Voyez-vous cependant de l’espoir ?
P.M. : Je pense qu’avec le
temps, l’aspiration à la liberté, et la technologie pour la liberté, ne vont
faire plus qu’un.
Les théocraties islamistes ne seront tout simplement pas capables de fournir à
leur peuple une croissance économique, car celle-ci peut seulement advenir par
le biais de la liberté et de l’initiative individuelle. Par conséquent, je
pense que la tendance du retour au médiévalisme finira par s’effacer au profit
de la modernité. Mais cela peut prendre beaucoup de temps. Je peux voir le
sommet de la montagne, mais de profonds ravins nous en séparent encore et nous
devons nous assurer de ne pas y tomber. Je regarde toujours vers l’avenir, mais
j’ai les pieds solidement ancrés au sol et je fais très attention à nos
prochains pas afin que nous ne tombions pas de la falaise.
J.P. : Mais voyez-vous de l’espoir dans un avenir proche ?
P.M. : Nous allons
avoir des années difficiles, mais j’ai confiance : nous saurons dépasser ces
défis. Nous en avons déjà énormément affronté. L’Etat d’Israël est aujourd’hui
bien plus fort qu’à sa création. Nous sommes devenus une puissance mondiale
dans le domaine de la technologie, nous avons amélioré notre système scolaire
et nos enfants sont aujourd’hui nettement plus avancés. Nous avons une
innovation absolument extraordinaire, à la fois industrielle et militaire, et
l’économie israélienne dépasse actuellement presque toutes les économies
occidentales.
Ce qui ne signifie pas que nous n’ayons aucun problème. Mais cela veut quand
même dire que nous avons une capacité de création et que nous atteignons des
résultats qui laissent la communauté internationale pantoise. Tout cela est le
reflet du changement… L’espoir repose sur le génie juif ; l’espoir provient du
coeur de la nation qui est prête à se battre et à dépasser les difficultés afin
de garantir un avenir juif pour nous et nos enfants.
C’est de là que vient l’espoir. Il ne s’agit pas de fermer les yeux, mais au
contraire de les avoir grands ouverts, de regarder la réalité en face, et créer
un rempart de défense pour protéger les capacités uniques de l’Etat juif.
J.P. : Le roi Abdoullah de Jordanie a récemment accordé un entretien au cours
duquel il affirmait que l’Union européenne lancerait une nouvelle initiative,
une fois l’élection passée. Que savez-vous à ce sujet ? Prévoyezvous quelque
chose de votre côté ?
P.M. : Je suis certain qu’il y aura de nombreuses
initiatives.
Nous aurons la lourde tâche de dire la vérité à la communauté internationale :
le problème palestinien n’est pas au coeur de l’instabilité du Proche-Orient
(les gens avaient tendance à le croire jusqu’au Printemps arabe, je pense
qu’ils sont désormais plus éclairés), pas plus que la question des
implantations n’est au coeur du conflit israélo-palestinien. Le coeur du
conflit reste le refus persistant des Palestiniens à reconnaître l’Etat juif,
quelles que soient ses frontières.
J.P. : L’Etat hébreu peut-il résister à la pression sur les implantations ?
Pouvons-nous construire dans Jérusalemest et à Maalé Adoumim alors que les
Européens nous disent : « Si vous faites cela, nous pourrions vous boycotter »
?
P.M. : Je pense que beaucoup seront d’accord pour dire que, même s’il y a
certaines divergences dans l’opinion israélienne, il existe un consensus
voulant que lesdits blocs d’implantation demeurent israéliens sous tout futur
traité de paix, et c’est là qu’ont lieu la majorité des constructions.
J.P. : Mais les Européens ne sont pas d’accord avec cela.
P.M. : Certains ne le sont pas, c’est vrai. Mais il est cependant reconnu de
tous, qu’en fin de compte, il faudra une solution réaliste et juste. Ce qui
n’équivaut certainement pas à évacuer des centaines de milliers de Juifs qui
résident dans la banlieue de Jérusalem et aux alentours de Tel-Aviv, dans le
bloc d’Ariel. Ce n’est pas réaliste. Certains tentent de contourner les faits.
Nous allons devoir faire en sorte que la communauté internationale se focalise
sur le vrai problème et résister aux tentatives d’imposer une solution qui
priverait Israël de sa sécurité et de ses intérêts nationaux fondamentaux. Une
paix indéfendable n’existera pas, ne durera pas un seul instant.
J.P. : Selon le président Shimon Peres, le chef de l’Autorité palestinienne est
un véritable partenaire de paix potentiel, tandis que l’ancien ministre des
Affaires étrangères, Avigdor Liberman, affirme le contraire. Où vous
situez-vous ?
P.M. : Jusqu’à présent, il ne l’a pas été parce qu’il a évité les
négociations. Cela fait 4 ans qu’il les fuit. Il aligne les préconditions. Il
est allé devant l’Onu pour faire voter une résolution unilatérale, ce qui
contrevient fondamentalement aux accords d’Oslo. Il s’est réconcilié avec le
Hamas. S’il change tout cela et revient à la table des négociations sans
précondition, j’y serai – si, bien sûr, je suis réélu.
J.P. : Seriez-vous prêt à envisager des alternatives à la solution à deux Etats
?
P.M. : Je ne pense pas que le fait que les Palestiniens deviennent citoyens
de l’Etat d’Israël soit une bonne idée.
D’un autre côté, je ne suis pas du genre à fermer les yeux, comme d’aucuns le
prétendent, et dire « allons signer un traité, cela nous protégera ».
Non, les traités de paix ne nous protègent pas : ce sont nos forces de sécurité
qui nous protègent. Ce qui nous protège, c’est la capacité à comprendre deux
choses. Premièrement, il faut un changement d’attitude de la part des
Palestiniens à l’égard de l’Etat juif, qu’ils comprennent que s’ils veulent un
Etat palestinien, ils doivent accepter l’idée d’un Etat juif, en tant que
nation du peuple juif et mettre fin au conflit avec nous une bonne fois pour
toutes. Deuxièmement, même si le leadership palestinien accepte cela, il n’est
pas certain que cela soit intégré par la société palestinienne. Cela
signifierait pour eux de changer la façon dont ils éduquent leurs enfants et la
propagande nationale qu’ils diffusent via une presse contrôlée par les
autorités.
Enfin, même si tout cela arrive, il faudra se prémunir contre un changement de
régime ou de politique du côté palestinien. C’est pourquoi il nous faut un accord extrêmement solide qui protégera Israël.
Ces mesures ne sont pas réunies dans la bande de Gaza. Nous nous sommes retirés
et le Hamas est arrivé, ce qui signifie, en réalité que l’Iran est arrivé. Je
refuse que cela se reproduise.
Donc, pour résumer, il y a deux éléments importants. Nous ne nous voulons pas
un Etat binational et nous ne voulons pas gouverner les Palestiniens. Mais,
dans le même temps, nous ne voulons pas qu’ils nous gouvernent ou menacent
notre existence par le biais d’accords irresponsables qui seraient conclus sans
prendre en compte la marée islamiste qui s’empare de la région et la vitesse à
laquelle Israël pourrait passer d’une force relative à un état de grande
vulnérabilité, pour ne pas avoir su protéger ses besoins vitaux en matière de
sécurité – pour avoir fait confiance à un morceau de papier.
Cela n’a jamais été ma position et cela ne le sera jamais.
Les Israéliens savent qu’ils peuvent me faire confiance pour défendre nos
intérêts même lorsque cela devient difficile, et cela le sera certainement,
pour parler par euphémismes.
Je pense que personne d’autre n’est mieux placé que moi pour se battre sur ces
questions et naviguer sur les eaux internationales plutôt troubles qui nous
submergent de toutes parts.
J.P. : Selon une récente étude américaine, l’Iran sera capable de produire
suffisamment d’uranium enrichi pour construire une bombe à la mi-2014, ce qui
correspond à vos déclarations passées. Comment envisagez-vous la suite sur ce
dossier ?
P.M. : Cela dépend de l’Iran. J’ai tracé une limite claire : jusqu’à
présent, Téhéran ne l’a pas franchi. Tout dépend donc des Iraniens, s’ils
décident ou non de continuer à enrichir de l’uranium.
J.P. : Vous avez 40 milliards de shekels de déficit sur les bras. Comment
allez-vous le réduire ?
P.M. : Je ne veux pas augmenter les impôts et je ne
vois aucune raison de le faire. Si nécessaire, je préférerais réduire les
dépenses du gouvernement qu’augmenter les impôts. Cela a toujours été ma
tendance naturelle… On peut toujours améliorer la gestion publique. Croyez-moi,
les services gouvernementaux sont loin d’être maigrelets. On peut couper encore
beaucoup de gras.
J.P. : Pouvez-vous réduire le budget de la Défense ?
P.M. : On peut toujours
obtenir une meilleure gestion de la Défense, mais c’est également un ministère
qui fait continuellement face à de multiples défis. On ne peut pas le prendre à
la légère. Les gens qui disent « coupons le budget de la Défense » devraient
d’abord jeter un oeil sur une carte. J’ai toujours une carte dans mon bureau,
ici à Tel- Aviv ou à Jérusalem dans la résidence du Premier ministre, je me
rappelle ainsi la région dans laquelle nous vivons. Nous avons la menace
iranienne, nous avons les armes chimiques en Syrie, nous avons les roquettes du
Hamas et du Hezbollah et nous avons les infiltrations terroristes depuis le
Sinaï. J’ai dépensé de vastes sommes pour gérer toutes ces menaces.
J.P. : Pouvons-nous économiser dans l’armée ou dans le ministère de la Défense
?
P.M. : Et comment. Mais nous pouvons tout autant investir. Il faut trouver la
bonne mesure. Certaines menaces sont moins importantes que par le passé. Par
exemple, l’armée syrienne ne représente plus de danger, l’Egypte nous menace
moins qu’auparavant en raison de ses difficultés économiques.
Donc, certaines de ces menaces sont, temporairement, moins prégnantes. Mais
d’autres le sont davantage. Nous vivons à l’ère du missile, inutile de le nier.
Nous possédons une capacité offensive contre tout cela. Mais elle requiert des
investissements.
Certains partis font des promesses extraordinaires : non seulement, ils ne
veulent pas réduire le déficit, mais ils veulent augmenter les dépenses tant et
si bien que l’économie israélienne s’effondrerait, ou atteindrait l’état de
l’Espagne ou de la Grèce. J’ai le plus grand respect pour ces pays, mais je
pense que nous gérons mieux notre économie.
En fin de compte, nous vivons ici grâce à notre force, une force qui résulte de
la combinaison d’une puissance militaire, économique et culturelle qui a permis
au peuple juif de réaliser un miracle. Revenir sur cette terre, reconstruire
notre souveraineté semble en effet miraculeux. Mais ce n’est pas un miracle, en
réalité, c’est la conséquence d’actions délibérées de la part d’un peuple qui
sait hiérarchiser et placer les intérêts nationaux dans le bon ordre.
Nous avons montré de quoi nous sommes capables.