Une activité qualifiée d’«
étonnamment importante » par une équipe de chercheurs de l’université Ben
Gourion de Beersheva et du centre médical universitaire de Soroka, dimanche 27
janvier. Toutefois, cela n’augure pas d’un réveil proche ni d’une sensibilité
particulière, mettent en garde les experts.
Le scanner a pu détecter les mouvements cérébraux de l’ancien Premier ministre,
en enregistrant les fluctuations de la circulation sanguine. Il est aussi
utilisé pour cartographier l’activité neuronale dans le cerveau et la moelle
épinière.
Cette méthode n’implique ni chirurgie, ni opération douloureuse, ni exposition
à des radiations et ni ingestion de substances douteuses. La procédure est
similaire à l’IRM, mais utilise les variations magnétiques entre le sang riche
ou pauvre en oxygène, comme mesure de base.
Selon l’équipe UBG-Soroka, les résultats prouvent « l’existence d’un traitement
de l’information sensorielle » dans le cerveau de Sharon. Ce dernier avait subi
de graves dommages cérébraux suite à sa deuxième attaque à l’université de
Hadassah lorsqu’il était encore Premier ministre.
L’analyse a été menée jeudi par le professeur Alon Friedman, expert
scientifique de l’université de Beersheva, et ses collègues. A 85 ans, le
fondateur de Kadima fait toujours l’objet de recherches scientifiques.
Au cours de l’essai, qui a duré deux heures, les chercheurs ont « montré » à
Ariel Sharon des photographies de sa famille, ils lui ont diffusé des
enregistrements audios de son fils Guilad et ont réalisé des tests de toucher.
A leur grande surprise, l’étude a été très fructueuse. Soroka révèle : « une
activité cérébrale significative a été observée dans chacun des tests et dans
toutes les zones du cerveau observées.
Ils ont effectué quelques essais visant à déterminer le « niveau de conscience
» de Sharon. Malgré plusieurs résultats encourageants, « ils sont encore trop
faibles pour tirer des conclusions claires », explique l’équipe de recherche.
C’est le professeur Martin Monti, du département de neurologie et de
psychologie de l’université de Californie qui a permis à Beersheva d’acquérir
cette machine afin d’étudier le niveau et la qualité de l’activité cérébrale de
Sharon.
Or, selon le professeur Monti, « l’information montre que le cerveau de Sharon a
été réactif aux stimulations de l’environnement extérieur, mais rien ne permet
d’affirmer qu’il a conscience de cet environnement ».
Le coût de l’appareil, acheté par l’université Ben Gourion en coopération avec
Soroka, la Clalit et des donateurs américains, est d’environ 3 millions de
dollars, et il est considéré comme le plus avancé du genre en Israël.
Selon d’autres experts, si on a déjà vu des patients plongés pendant de
nombreuses années dans le coma se réveiller, des réactions aux stimuli ne signifient
pas un éveil imminent.
Les réelles chances de récupérations du cerveau après un état végétatif si
profond sont quasiment nulles.