Israël: une démocratie qui garantit les droits des Arabes israéliens

Après avoir servi dans Tsahal, Mohammad défend la cause d'Israël dans le monde

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August 18, 2016 14:05
Mohammad Kaabiya en Afrique du Sud en mars dernier

Mohammad Kaabiya en Afrique du Sud en mars dernier. (photo credit: DR)

 
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Beaucoup de jeunes Israéliens rêvent d’intégrer l’armée de l’air et Mohammad Kaabiya n’a pas fait exception. « Une fois revêtu l’uniforme beige, j’ai ressenti une grande fierté, non seulement pour ma famille, mais aussi pour l’ensemble de mon village d’origine », se souvient le jeune homme, âgé de 26 ans et étudiant de dernière année en sciences politiques et études du Moyen-Orient à l’université de Haïfa.
Son village de Galilée compte 5 500 habitants, essentiellement issus de la minorité bédouine, et porte son nom de famille, Kaabiya, car il a été fondé par son arrière-grand-père. La plupart des jeunes hommes de la localité servent dans Tsahal, généralement au sein de l’unité combattante de reconnaissance du désert, dans laquelle servent de nombreux Bédouins. La petite communauté a même perdu, à travers l’histoire mouvementée d’Israël, trois de ses enfants, morts au champ d’honneur. « Chez moi, on nous a inculqué le respect pour tous. Nous n’avons de problèmes avec aucune culture ni communauté », explique ce cadet de cinq frères et sœurs, né d’un père ouvrier en bâtiment et d’une mère institutrice en école maternelle.

Son service militaire au sein d’une unité de secours et de sauvetage de l’armée de l’air sort donc déjà de l’ordinaire pour un jeune Bédouin, et Mohammad Kaabiya ne cesse de refuser les étiquettes. Aujourd’hui, il continue sa mission pour Israël en accomplissant ce qui peut être vu comme une tâche encore plus périlleuse : défendre l’image du pays à l’international. Le jeune homme est membre de l’organisation non gouvernementale StandWithUs et est également actif au sein d’Aharaï !, association à but non lucratif dont l’objectif est d’aider les jeunes en difficulté, notamment issus des minorités, à intégrer au mieux la société israélienne.
« J’ai vu à quel point les gens peuvent mentir à propos d’Israël, ils parlent d’apartheid, affirment que les minorités n’ont aucun droit, ou encore que l’armée pratique un nettoyage ethnique à Gaza et en Cisjordanie », s’insurge Kaabiya, qui parle aussi bien l’anglais que l’hébreu et l’arabe. « En tant que vétéran de Tsahal, fier de ce que nous sommes et connaissant la réalité de la situation sur le terrain, j’ai décidé d’expliquer cela au monde ». C’est dans ce but qu’il a rejoint StandWithUs.
« Avec eux, j’ai pu me rendre en mars dernier à la Semaine contre l’apartheid à Johannesburg et Pretoria », raconte le jeune homme. « A l’université du Witwatersrand de Johannesburg, deux étudiants sud-africains se sont approchés de nous et ont crié : “Cessez de maltraiter les femmes et les enfants”. J’étais choqué d’entendre de tels propos, mais cela m’a permis de me rendre compte à quel point la campagne BDS était puissante. J’ai compris combien le travail serait difficile pour que les gens acceptent enfin de voir le vrai visage d’Israël. »
Kaabiya avoue avoir trouvé incroyable que des juifs sud-africains militent contre Israël. « Je leur disais : “Regardez, moi je suis arabe, et je me bats pour Israël. Comment pouvez-vous lutter contre votre propre pays ?”. J’ai également vu des militants pro-boycott se servir des témoignages de soldats juifs de l’organisation Chovrim Chtika. Ça m’a vraiment mis hors de moi ».

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Lutter contre la désinformation

Sur le même campus, Mohammad surprend une conversation entre un de ses camarades de StandWithUs et un étudiant sud-africain, ce dernier arguant que les Arabes n’ont aucun droit dans l’Etat juif. « Je l’ai laissé finir, et je lui ai dit : “Je m’appelle Mohammad, j’ai servi au sein de l’armée de l’air israélienne et je suis ici pour combattre les mensonges proférés par BDS. Tu dois savoir que les Arabes israéliens ont la liberté de vivre, de travailler, de prier et de voyager, plus encore que dans certains pays arabes.” Au début, les gens ne me croyaient pas. J’ai dû leur montrer ma page Facebook et des interviews que j’avais pu donner. Après, ça a commencé à évoluer. »

« Une fois, une étudiante musulmane m’a demandé comment je pouvais combattre mes frères de Gaza. Je lui ai répondu que je combattais le terrorisme et que ce dernier n’avait ni frère ni sœur. Si les habitants de Gaza creusent des tunnels pour me tuer moi ou d’autres Israéliens, alors ce ne sont pas mes frères. Dans une situation normale, tous les hommes sont frères. Mais à l’heure actuelle, mes frères sont les citoyens du pays dans lequel je vis. »

Certains militants hostiles à Israël sont ainsi allés jusqu’à accuser Kaabiya d’être un faux musulman ou un juif déguisé, le surnommant « Michael », ou autres noms en hébreu, afin de tourner son message en dérision. Mais le jeune homme ne se laisse pas intimider. « Dans mon livre sacré, le Coran, il est écrit que cette terre est le pays des juifs, que je dois respecter les juifs et les chrétiens. Comment peut-on utiliser le Coran pour combattre le peuple juif ? », s’insurge-t-il.

En juin dernier, Mohammad a participé au Forum AJC (American Jewish Committee) Global à Washington en tant que membre de la délégation d’ACCESS Israel, une autre association qui promeut la défense de l’Etat juif par des contacts informels avec de jeunes diplomates étrangers. Kaabya a ainsi pu discuter avec des ambassadeurs et des ministres de plus de 70 pays. Pourtant son voyage avait mal commencé. « Mon cousin est dans la police des frontières (Magav). Alors que mon avion atterrissait à JFK (New York), j’ai reçu des dizaines de messages m’informant qu’on lui avait tiré dessus à un point de passage. Je voulais rentrer en Israël. Mais famille m’a dit de ne pas m’inquiéter, et je suis resté. »

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C’est peu après qu’un agent de sécurité de l’aéroport américain interroge Mohammad au sujet de sa visite. « Je lui ai dit que je venais pour le forum AJC Global. Il m’a répondu étonné : “Mais tu n’es pas juif.” Je lui ai dit : “En Israël, il y a 1 400 000 citoyens arabes. Les américains ne savent donc pas ça ?” »
Ainsi pour Kaabiya, le principal problème, en ce qui concerne les militants anti-israéliens, est l’ignorance. « La plupart d’entre eux ne connaissent même pas la place Israël sur une carte. Ils haïssent parce qu’on leur a dit de le faire et que c’est à la mode. » Réaliste, le jeune homme sait qu’il y a peu de chances de changer la mentalité des plus coriaces sympathisants du boycott d’Israël. Ce sont ceux qui sont dans une sorte d’entre-deux qu’il espère influencer. Il estime lui-même que 90 % des étudiants qu’il a rencontrés sont dans cet état d’esprit.

Mohammad réfléchit encore à son avenir, mais il n’a aucun doute, défendre l’image d’Israël en fera partie. « J’aimerais beaucoup faire une carrière dans le secteur public pour aider la communauté bédouine et l’Etat d’Israël, réaliser ce que je peux pour mon pays, mon village et ma famille.


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