« Deux monologues »

Yaïr Lapid propose une nouvelle approche du conflit israélo-palestinien.

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October 29, 2013 20:17
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Exit la stratégie militaire, place à la psychologie. « Le conflit avec l’Autorité palestinienne est avant tout un problème de méfiance », a affirmé le ministre des finances Yaïr Lapid, invité phare de la conférence diplomatique organisée jeudi 24 octobre par le Jerusalem Post. Le leader de Yesh Atid a présenté, devant des centaines de diplomates réunis au Daniel Hotel à Herzliya, le point de vue de son parti concernant le chemin de paix à emprunter.

« Ce conflit est dépeint sous les traits de David et Goliath, du petit chaperon rouge et du grand méchant loup, Lady Gaga et Madonna », a plaisanté Lapid. Avant d’ajouter, plus sérieusement : « Les anarchistes européens et tous les bien-pensants s’en tiennent à l’idée suivante : si Israël est un Etat fort, il a probablement tort ».

Et de critiquer les militants des droits de l’Homme qui traitent le conflit israélo-palestinien uniquement sous cet angle. « Je demande à ces militants : “Pourquoi êtes-vous si silencieux à propos du traitement réservé aux homosexuels à Gaza ?” Ils marmonnent et essaient de changer de sujet, car cela ne correspond pas à leur histoire », a taclé Lapid. « Nous avons d’un côté un pays démocratique, qui traite les gays, les femmes et les minorités ethniques sur un pied d’égalité. Et de l’autre, une entité qui tue les chrétiens parce qu’ils sont chrétiens et les juifs parce qu’ils sont juifs, mais qui reste la victime ».

Rien de logique


Lapid a souligné que le conflit n’avait rien de logique. S’il l’avait été, a-t-il fait valoir, les grands esprits qui s’y sont penchés l’auraient d’ores et déjà résolu. Mais, a continué le ministre, la source du conflit n’est pas non plus les frontières, les cartes, Jérusalem, les échanges de territoires, ni même le terrorisme palestinien ou les implantations israéliennes. « Le problème, c’est la peur, la méfiance, les traumatismes, les souvenirs », a argué Lapid. « Comment des gens qui ne se font pas confiance, qui se détestent et qui ont peur les uns des autres pourraient-ils signer un accord de paix et parler de coexistence ? », s’est-il interrogé.

« Le problème, c’est qu’il n’y a pas de dialogue, mais deux monologues. Les Israéliens veulent la paix et la sécurité, les Palestiniens veulent la paix et la justice. Ces deux aspirations se ressemblent, mais elles sont différentes et nous n’en parlons pas, car nous ne savons pas comment les quantifier », a-t-il expliqué. « Nous avons besoin de psychologues et de psychiatres, pas de généraux », a lancé l’élu.

Et de se dire opposé à la demande du Premier ministre Binyamin Netanyahou selon laquelle les Palestiniens devaient reconnaître Israël en tant qu’Etat juif. « Depuis 2000 ans, nous avons toujours voulu la reconnaissance des autres, mais cela suffit. Nous nous donnerons nous-mêmes toute la reconnaissance dont nous aurons jamais besoin ».

Le ministre des Finances a également déclaré qu’une carte avec des frontières définitives était nécessaire. Celle-ci doit inclure des mesures de sécurité pour Israël et nécessitera l’évacuation de milliers d’habitants d’implantations de Judée-Samarie. Lapid a dit qu’il ne faisait pas confiance à l’Autorité palestinienne, mais espérait pouvoir y parvenir avec le temps. « Nous devons combattre les émotions par les émotions. Là où il y a la peur, il faut faire renaître l’espoir, laisser le processus de guérison commencer », a avancé le dirigeant.

Un diplomate étranger a salué l’impressionnante intervention de Yaïr Lapid, qu’il a qualifiée de « digne d’un futur premier ministre d’Israël ».


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