Eviter un Etat binational

Déclaration sans précédent de Netanyahou : « Il faut faire la paix avec les Palestiniens pour éviter qu’Israël ne devienne un Etat binational ».

By HERB KEINON ET NOAH BROWNING
May 7, 2013 12:04
Binyamin Netanyahou: "Le conflit a commencé bien avant 1967".

JFR P6 370. (photo credit: Emil Salman - Reuters)

 
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Les pourparlers reprennent vie. La semaine dernière, plusieurs éléments semblaient indiquer un retour vers le chemin des négociations entre Israéliens et Palestiniens. Mercredi 1er mai, le Premier ministre Binyamin Netanyahou s’est exprimé devant les hauts fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères, dont il assume la direction par intérim en attendant un éventuel retour d’Avigdor Liberman. Bibi a ainsi déclaré qu’il était nécessaire de conclure un accord de paix avec les Palestiniens pour éviter qu’Israël ne devienne un Etat binational. Le dirigeant a également affirmé que le refus des Palestiniens à reconnaître le droit de l’Etat hébreu à exister constituait le coeur du conflit.

Dans la même journée, Netanyahou s’est dit prêt à reprendre les pourparlers sans conditions préalables, cette fois-ci devant une délégation de membres du Congrès américain en déplacement. « Nous apprécions l’effort conduit par le président Barack Obama et le secrétaire d’Etat John Kerry pour relancer les négociations entre nous et les Palestiniens, et nous nous y investissons », a déclaré Bibi. « Nous sommes impatients de nous lancer, nous ne mettons pas de précondition et nous ne pensons pas qu’il devrait y en avoir », a poursuivi le dirigeant, ajoutant toutefois que le succès des négociations dépendra de deux principes importants. « Le premier : que les Palestiniens reconnaissent l’Etat juif. Le second : qu’Israël obtienne des garanties sécuritaires solides ».

« Le problème n’est pas la Judée-Samarie » 

Au ministère des Affaires étrangères, Netanyahou a précisé qu’à ses yeux, le conflit ne se réduit pas à une affaire territoriale. « Le problème n’est pas la Judée-Samarie. Cela a commencé bien avant 1967. Vous avez bien vu ce qui s’est passé après notre départ de Gaza. Nous avons déraciné jusqu’au dernier Israélien, et qu’avons-nous obtenu en échange ? Des missiles ! », s’est indigné le Premier ministre.

Et de mettre en garde : « Avant de signer un accord, je veux être assuré que le conflit s’arrêtera, qu’il n’y aura plus d’autres revendications palestiniennes par la suite ».

Ces déclarations de Netanyahou intervenaient 2 jours après une nouvelle annonce faite par la Ligue arabe. Lundi 29 avril, une délégation de la Ligue avait en effet indiqué être prête à accepter que l’initiative de paix arabe de 2002 comporte également des modifications mineures du tracé des lignes pré-1967, dans le cadre d’un accord israélo-palestinien. Une annonce dont s’est félicité John Kerry. Pour le secrétaire d’Etat, en cas de traité de paix, les 22 membres de la Ligue arabe, ainsi que les 57 membres de l’Organisation de la coopération islamique, devraient considérer le conflit terminé et normaliser leurs relations avec l’Etat d’Israël.

« Je ne sous-estime pas le poids de l’Arabie Saoudite, du Qatar, des Emirats Arabes Unis, de l’Egypte, de la Jordanie et d’autres encore qui viennent à la table des négociations et se disent prêt à faire la paix, aujourd’hui, en 2013 ».

« Il parlait de plus en plus des martyrs palestiniens » 

Evyatar Borovsky a été poignardé à mort par Salam Zaghal, mardi 30 avril. Pour le père du meurtrier, son fils « n’a fait que son devoir ».  
Un ultime message. C’est avec inquiétude qu’Ali Zaghal a lu un mystérieux texto, mardi 30 avril au matin : « Pardonne-moi, mon frère ». Quelques instants plus tard, Salam, son cadet, 21 ans, poignardait Evyatar Borovsky, résident d’implantation et père de 5 enfants, au carrefour de Tapouach. Salam a immédiatement été arrêté par des soldats qui avaient auparavant fait feu sur lui. La famille Borovsky est toujours en deuil, mais la famille Zaghal, elle, estime que le passage à l’acte de Salam était justifié.

« C’est le destin. La famille est fière de lui. Il a fait son devoir au nom de tous les Palestiniens, agressés par l’armée et les habitants d’implantations », déclare son vieux père, Assad, assis sur une chaise en plastique dans le village de Shweikeh, près de Toulkarem.

Mais tandis que le crime de Salam peut attirer l’estime de certains Palestiniens envers sa famille, il n’est pas sûr qu’il saura effacer une vielle tache qui ternit la réputation des Zaghal : la condamnation de son frère Abdelfattah pour espionnage au profit d’Israël par l’Autorité palestinienne.

Les forces de l’ordre enquêtent également pour savoir si le geste de Salam était destiné à redorer le blason familial, ce que le clan réfute. La société palestinienne excommunie les espions et les familles survivent rarement à la honte provoquée. C’est un des paradoxes de la politique palestinienne en Judée-Samarie qui coopère avec Israël et a renoncé à la violence, mais continue de violemment rejeter ses ressortissants accusés de traîtrise. De son côté, l’Etat hébreu s’appuie sur un réseau d’informateurs qui lui permettent de faire arrêter les terroristes. Le calme de ces dernières années dans les territoires palestiniens résulte, entre autres, de cette coopération.

Abdelfattah avait été condamné à 10 ans de prison, mais sa peine a été réduite par égard à la grande pauvreté de sa famille, selon des sources sécuritaires. « J’ai fait 1 an.

Ils m’ont accusé d’espionnage, mais c’est totalement faux et ils n’avaient pas de preuves », dit pensivement le jeune homme. Salam venait lui aussi d’être libéré, il y a 2 mois, après 3 ans et demi de détention dans une prison israélienne pour avoir planté des explosifs à la sortie de son village et tenté de voler l’arme d’un soldat, explique la famille. « Ils l’ont relâché, mais vers quoi ? Cette prison en plein air ? », s’interroge son autre frère, Ali. « Il n’avait pas de travail, et il parlait de plus en plus du martyre des prisonniers détenus en Israël. Il ressentait profondément leur souffrance, mais, à part cela, il semblait aller bien », conclut-il.

Tapouach, un carrefour mortel 

L’attaque terroriste de mardi 30 avril est la dernière en date d’une longue liste d’attentats parfois mortels qui ont eu lieu au carrefour de Tapouach, en Judée- Samarie. Retour sur les incidents marquants des dernières années 23 janvier 2013 : un Israélien de 17 ans est poignardé et modérément blessé. Dans la même journée, la police arrête 3 Palestiniens et retrouve 8 bombes artisanales, un pistolet et un couteau.

10 mai 2012 : les forces de l’ordre arrêtent deux hommes transportant plusieurs engins explosifs.

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7 mai 2012 : un Palestinien de 17 ans est arrêté en possession d’une bombe artisanale.

21 avril 2012 : deux adolescents palestiniens sont arrêtés en possession d’engins explosifs et d’armes à feu.

10 février 2010 : un Palestinien poignarde un officier de Tsahal à mort.

9 février 2002 : une femme est tuée par balles par un Palestinien alors qu’elle circulait en voiture avec son fils.




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