Made in Judée-Samarie : l’UE persiste

13 pays de l’UE veulent étiqueter différemment les biens en provenance des territoires disputés. Les Etats-Unis laisseraient faire

By
April 30, 2013 13:53
2 minute read.
Israeli flags.

Israeli flags 370. (photo credit: Marc Israel Sellem/The Jerusalem Post)

 
X

Dear Reader,
As you can imagine, more people are reading The Jerusalem Post than ever before. Nevertheless, traditional business models are no longer sustainable and high-quality publications, like ours, are being forced to look for new ways to keep going. Unlike many other news organizations, we have not put up a paywall. We want to keep our journalism open and accessible and be able to keep providing you with news and analyses from the frontlines of Israel, the Middle East and the Jewish World.

As one of our loyal readers, we ask you to be our partner.

For $5 a month you will receive access to the following:

  • A user uxperience almost completely free of ads
  • Access to our Premium Section and our monthly magazine to learn Hebrew, Ivrit
  • Content from the award-winning Jerusalem Repor
  • A brand new ePaper featuring the daily newspaper as it appears in print in Israel

Help us grow and continue telling Israel’s story to the world.

Thank you,

Ronit Hasin-Hochman, CEO, Jerusalem Post Group
Yaakov Katz, Editor-in-Chief

UPGRADE YOUR JPOST EXPERIENCE FOR 5$ PER MONTH Show me later Don't show it again

L’initiative est européenne mais Washington ne s’y oppose pas. C’est du moins ce que laisse entendre l’ambassadeur des Pays-Bas en Israël, Caspar Vedkamp.

Le diplomate a reçu la presse la semaine dernière dans sa résidence d’Herzliya. « Les Etats-Unis ne nous ont pas découragés », a-t-il affirmé aux reporters présents. Le ministère des Affaires économiques néerlandais a d’ores et déjà préparé une circulaire à destination des magasins alimentaires et autres supermarchés qui souhaitent étiqueter différemment les produits fabriqués en Judée- Samarie. Autrement dit : ne pas y inscrire made in Israël.

La mesure n’a pas encore été approuvée en conseil des ministres. Elle a été mise en suspens, dans l’attente des directives légales de Bruxelles sur cette question de consommation.

La semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères néerlandais cosignait avec 13 de ses homologues européens une lettre à ce sujet à la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton. Des codes postaux différents signalent déjà aux consommateurs du Vieux Continent que certains produits ont été fabriqués en Judée-Samarie. Produits qui ne bénéficient pas des mêmes accords commerciaux passés, par ailleurs, entre l’Etat hébreu et l’Union européenne, mais qui comportent tout de même la mention made in Israël. Ce que souhaitent désormais changer certaines nations. « Selon la loi internationale et nos propres législations, les implantations ne font pas partie d’Israël », a réagi l’ambassadeur Vedkamp. Qui ne veut voir aucun appel au boycott dans cette initiative, mais simplement une meilleure information du consommateur. « Ce serait comme déclarer qu’un fromage vient de Grèce », a-t-il poursuivi, « alors qu’il vient du Danemark ».

Toujours selon le diplomate, ce projet a été lancé en mai 2012, lors d’un sommet entre ministres européens des Affaires étrangères. Un communiqué avait alors déclaré : « L’Union européenne réaffirme son engagement à pleinement appliquer la législation existante et les accords bilatéraux applicables aux produits issus des implantations ». En d’autres termes, le Vieux Continent n’aurait pas besoin de ratifier cette mesure, car le cadre juridique pour ce genre de situations existe déjà. Bruxelles doit simplement en préciser les termes afin que l’étiquetage soit uniforme et consistant. « Nous préférons faire cela ensemble, plutôt que d’agir seuls », a poursuivi l’ambassadeur. « L’Union s’impatiente face à la stagnation du processus de paix israélo-palestinien », et les constructions dans les implantations post-1967.

Une frustration, a-t-il néanmoins tenu à préciser, qui ne doit pas entraver les solides relations entre les deux pays. « Etre l’ami d’Israël ne signifie pas être automatiquement d’accord avec la position de son gouvernement », a fait valoir Vedkamp. « Les Pays-Bas sont l’Etat le plus amical envers Israël au sein de l’Union. Nous sommes les seuls à avoir blacklisté le Hezbollah ». Pas sûr que le gouvernement israélien s’en console.

Related Content

February 11, 2018
Les nouveaux « judaïsants »

By DAN HUMMEL