Retour à l’ère secondaire

L’institut Weizmann invite les dinosaures dans le XXIe siècle.

By ALLIE SHAFRAN
July 30, 2013 18:03
3 minute read.
Les dinosaures de l'institut Weizmann

P23 JFR 370. (photo credit: DR)

 
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Allie Shafran V ous vous promenez sur un terrain broussailleux, des buissons verdoyants et des arbres imposants vous entourent. Soudain, sur votre gauche, un rugissement. Vous tournez précipitamment la tête, vos yeux se révulsent. Devant vous : une énorme créature de 12 mètres de long, qui agite son interminable queue. Vous vous trouvez nez à nez avec un tyrannosaure rex.

Non, vous n’êtes pas en train de visionner le célèbre Jurassic park de Steven Spielberg, sorti en 1993. Mais vous voilà embarqués dans la dernière exposition que le département des sciences de l’éducation Davidson, de l’institut Weizmann, vient d’ouvrir mi-juillet, au titre évocateur, Dinosaures : les géants du passé, la science du futur.

L’exposition, construite et modelée par le personnel de l’institut Weizmann, vise à transformer la notion moderne que les dinosaures sont un sujet scientifique aussi archaïque que les reptiles eux-mêmes. Selon Na’ama Chart-Yaari, la conservatrice, le but est « d’illustrer comment les progrès de la science et de la technologie scientifique ont contribué à l’avancée de près de deux siècles de recherches sur ces créatures qui régnaient sur les continents, voilà plus de 150 millions d’années ». Grâce à des maquettes plus vraies que nature, élaborées selon les plans établis à ce jour par la recherche scientifique, l’exposition fait ressurgir les dinosaures de leurs tombes pour recréer une réalité mésozoïque.

En travaillant à partir d’isotopes radioactifs et de techniques d’imagerie médicale, les scientifiques ont pu avoir accès à de nouvelles informations sur l’anatomie des dinosaures, que ni Spielberg, ni aucun musée en Israël n’avaient eu en leur possession auparavant. Au final : la peau des dinosaures est légèrement différente de ce qui était communément admis jusqu’à présent par la communauté scientifique, et leur taille, revue à la hausse. Alon Shahar, directeur de l’enseignement à l’institut Weizmann, confirme. Selon lui, les répliques actuellement exposées dans les musées modernes sont trop petites, car elles se basent sur un squelette dont les os de la colonne seraient trop rapprochés.

Mais outre la taille imposante des reptiles, c’est surtout la découverte de plumes sur leur corps qui constitue une réelle percée scientifique. Exit la perception moderne de dinosaures enveloppés dans de rugueuses écailles reptiliennes. En réalité, certaines espèces que l’on croyait « chauves » portaient des plumes en certains endroits de leur anatomie.

Plus vrais que nature 

Forte de toutes ces découvertes, l’exposition ne se définit pas uniquement comme la plus scientifiquement exacte, mais comme la plus réaliste aussi. A base de squelettes de métal enrobé de polymère, les modèles de dinosaures sont dispersés sur les 2,5 hectares des jardins de l’institut Davidson, le long d’un terrain herbeux, à l’exacte réplique de la façon dont elles auraient pu apparaître dans leur habitat naturel.

Mieux encore, les créatures ne sont pas immobiles. On pourrait presque les croire vivre sous nos yeux. Elles sont capables de « respirer », agitant leur cage thoracique de haut en bas, de déplacer leurs queues, de brouter l’herbe, et d’émettre des sons réalistes. Comme si, en arpentant les allées du parc scientifique de l’institut Weizmann, le visiteur du XXIe siècle se trouvait emporté dans une machine à remonter le temps.

Au total, 14 répliques sont présentées au public qui peut tout aussi bien se composer d’adultes que d’enfants. Il vous sera donné d’observer la plus grande créature jamais exposée, au dinosaure minuscule, mais doté du nom le plus long. A n’en pas douter, l’éventail des modèles satisfera même les plus curieux amateurs de paléontologie.

L’exposition comprend également plusieurs ateliers interactifs. Au programme : fouille paléontologique pour partir à la recherche de vieux os enfouis dans le site, construction de modèles de dinosaures volants, ou identification des empreintes de dinosaures… De quoi tordre le cou aux idées fausses et s’enrichir de façon ludique à partir des dernières découvertes scientifiques. Dépassés les fresques hollywoodiennes ou autres Jurassic park,  désormais la science peut largement tenir tête à la fiction. 

Jusqu'au mois de décembre. Du samedi au jeudi de 9 à 20 heures et le vendredi de 9 à 14 heures. Prix des billets : 75 shekels pour adultes, 65 shekels pour enfants, 280 shekels pour une famille. Renseignements : (08) 934-4528.

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