Allons en ville

De la ville Lumière, à la ville d’or, les multiples utilisations du mot « ville » en hébreu…

By FABIENNE BERGMANN
May 8, 2013 09:51
3 minute read.
La rue Yaffo, artère principale de la capitale israélienne.

JFR P22 370. (photo credit: Reuters)

 
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Paris est la ville Lumière, en hébreu : עיר האורות (ir haorot), soit la ville des lumières. Hébron est la ville des Patriarches, עיר האבות (ir haavot).

Jéricho, celle des palmiers עיר התמרים (ir hatmarim). Mais aucune ville n’a eu plus de noms métaphoriques que Jérusalem. On ne lui connaît pas moins de 105 noms hébraïques, bibliques pour la plupart, sans compter ceux d’autres langues, comme Aelia Capitolina, donné par l’empereur Adrien ou sa nomination arabe de القدس al-Quds ou اور سالم Ūršalīm.

C’était à l’origine la Cité de David, עיר דויד (ir David), expression qui désigne aujourd’hui la partie la plus ancienne de la ville allant du mont du Temple à la vallée du Kidron. Sa beauté lui a valu le nom יפְֵה נוֹף (yeffé nof), soit littéralement « Belle vue » (Psaumes XLIV : 3).

Le piyout Lekha Dodi lui donne les noms de ses fonctions premières מקדש מלך (mikdach mélekh, soit : temple de roi) et עיר מלוכה (ir meloukha, ville royale).

Dans nos prières, nous n’avons cessé de demander de nous ramener à ציון (Sion), et le mot donna son nom au mouvement sioniste.

Le psaume CXXII : 3 qui la nomme עיר שחוברה לה יחדיו (ir chéhoubra la yahdav), « la ville réunie », anticipe la réunion des deux parties de la ville à la guerre des Six Jours. De même l’appellation ירושלים של זהב (Yerushalayim chel zahav = Jérusalem d’or), remise à l’honneur par Naomi Shemer, était un bijou de l’époque du Talmud représentant Jérusalem.

Un autre surnom, qu’elle partage aujourd’hui avec Rome, est עיר הנצח (ir hanétsah, la ville éternelle).

Nul n’est prophète dans sa ville… 

Une ville peut être très grande et dans ce cas c’est un כּ רְַךְ (kerakh). Elle peut aussi s’appeler קריה (kirya), préfixe de nombre de localités plus ou moins grandes comme Kiryat Shmona, Kiryat Bialik ou Kiryat Anavim.

Une agglomération de plusieurs villes est גוש ערים (goush arim). עיר מקלט (ir miklat) est la fameuse ville de refuge biblique, mais a pu aussi désigner Shanghai, par exemple, où des milliers de juifs se réfugièrent pendant la guerre. L’expression désigne aujourd’hui de manière négative un lieu où se concentrent des éléments non désirés de la société. עיר פרזות (ir prazot) est une ville ouverte, non défendue par des murailles ou une armée et dans un tout autre ordre d’idées, עיר קיט (ir kaït) est une ville de villégiature.

Chaque ville a ses notables, les טובי העיר (tové haïr). En des temps moins démocratiques, ils élisaient le maire ראש העיר – (roch haïr) ou ראש העירייה (roch hairiya) – à la tête de la municipalité. Si un tel est de la même ville que tel autre, il est בן עירו (ben iro). Les espaces publics d’une ville sont appelés en hébreu חוצות העיר (houtsot haïr). Il est important qu’ils aient leur place dans tout projet d’urbanisme − תכנון ערים (tihnoun arim), littéralement : planification de villes.

Mais n’augurons de rien, car אין נביא בעירו (eyn navi beïro), nul n’est prophète en son pays… ou sa ville, selon l’hébreu.

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