Attention, talent(s)

Défilé de fin d’études pour les élèves de la Wizo, l’école de design de Haïfa. Audace et maturité étaient au rendez-vous.

By MYRIAM KALFON
July 4, 2013 12:37
1 minute read.
Shakin Nir ou l'Idéal du Kibboutz

P24 JFR 150. (photo credit: DR)

 
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Tel-Aviv, Jérusalem, Haïfa. Le triangle d’or des écoles de mode israéliennes. Mais si les réputations de Shenkar (Ramat Gan) et Bezalel (Jérusalem) ne sont plus à faire, l’école de design Wizo de Haïfa avait, semble-til, un train de retard. Fondé en 1971, l’établissement compte 6 départements : architecture, graphisme, photographie, cinéma, mode et gestion.

Côté fashion, pendant longtemps l’école n’a pas su se hisser au niveau de ses consoeurs. Mais, 5 ans après la nomination de Ran Shanvi aux commandes de la filière mode, la Wizo relève fièrement la tête. Son défilé de fin d’année, jeudi 20 juin au port de Tel-Aviv, a été unanimement salué par la critique. Modeste, Shanvi loue le corps professoral dans son ensemble et un nouveau p r o g ra m m e « mis au point en commun ».

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Le soir du défilé, son énergie communicative et son attention toute paternelle portée aux jeunes créateurs en disaient cependant long.

23 étudiants présentaient leurs collections, fruit d’une année entière de labeur. Après une première partie où se sont dévoilés quelques-uns des élèves les plus talentueux de 2e e t 3 e années, le défilé s’est ouvert par la collection Indigo.

Kim Dror a choisi d’explorer les tonalités du bleu dans un travail remarquable, d’inspiration balkanoorientale, pour hommes et femmes. Richesse et attention aux détails étaient au rendezvous.

A noter également, la collection d’Irit Shalev, intitulée AntoinNext. La jeune femme a mélangé le rococo, en vigueur sous Marie-Antoinette, à l’univers du sport pour un résultat flashy et dynamique. Rula Jaraisy, elle, a voulu jeter un pont entre le Moyen-Orient et le monde occidental.

Sa collection Post Arabesque allie la délicatesse des motifs orientaux à une représentation moderne et féministe du vêtement. Une démarche que l’on retrouve aussi chez George Zaid qui a fait défiler des modèles masculins, une croix chrétienne sur la bouche.



Sa collection, Kyrie, eléison a pour point de départ le mont Athos, exclusivement réservé aux hommes moines, et entre en résonance avec un univers urbain et architectural. Enfin, la Française Rebecca Sayada a présenté une collection féminine de toute beauté (voir encadré).

Quelques jolis talents semblent donc avoir éclos et mûri dans l’école de Haïfa. Entre passé et futur, occident et orient, préoccupations et aspirations contemporaines, la mode made in Wizo a de beaux jours devant elle.


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