Beit Frankforter, 30 ans au service des anciens

Fondée en 1983, l’institution bien connue de Beit Frankforter à Baka, fête son 30e anniversaire. Un des fils des fondateurs raconte.

By CLAUDE DAVID FRANKFORTER
May 21, 2013 13:29
3 minute read.
Rav Isidore-Zeharia et Léa Frankforter.

JFR P22b 370. (photo credit: DR)

 
X

Dear Reader,
As you can imagine, more people are reading The Jerusalem Post than ever before. Nevertheless, traditional business models are no longer sustainable and high-quality publications, like ours, are being forced to look for new ways to keep going. Unlike many other news organizations, we have not put up a paywall. We want to keep our journalism open and accessible and be able to keep providing you with news and analyses from the frontlines of Israel, the Middle East and the Jewish World.

As one of our loyal readers, we ask you to be our partner.

For $5 a month you will receive access to the following:

  • A user experience almost completely free of ads
  • Access to our Premium Section
  • Content from the award-winning Jerusalem Report and our monthly magazine to learn Hebrew - Ivrit
  • A brand new ePaper featuring the daily newspaper as it appears in print in Israel

Help us grow and continue telling Israel’s story to the world.

Thank you,

Ronit Hasin-Hochman, CEO, Jerusalem Post Group
Yaakov Katz, Editor-in-Chief

UPGRADE YOUR JPOST EXPERIENCE FOR 5$ PER MONTH Show me later Don't show it again

Ce 30e anniversaire, c’est l’occasion de faire un rappel historique sur ce centre d’aide aux personnes âgées de Jérusalem, fondé par mes parents, le Rav Isidore-Zeharia et Léa Frankforter, en mémoire de leurs propres parents.

Mon père a suivi une tradition familiale d’assistance aux personnes en difficulté : son propre père, le Rav Gaon Israël Frankforter avait ouvert avant la Guerre, dans le quartier juif du Marais à Paris, un centre d’accueil et d’aide aux réfugiés (polonais pour la plupart) ayant fui le nazisme. Son parcours personnel est hors du commun : il commence sa carrière comme rabbin à Troyes en 1936, puis devient industriel en bonneterie après la Libération (la communauté juive locale ayant été décimée), tout en consacrant énormément de temps aux personnes défavorisées. Il préside activement nombre d’institutions communautaires et met à profit ses vastes compétences professionnelles, associatives et humanitaires alliées à ses connaissances religieuses pour réaliser des actions efficaces en faveur des démunis.

Ma mère lui a apporté son soutien tout au long de leurs 54 années de vie commune. Tous deux attendaient impatiemment leur retraite, prise à la fin des années soixante-dix, pour pouvoir enfin consacrer tout leur temps à leur engagement social. Ils se sont totalement investis dans le soutien aux personnes âgées en précarité, en aménageant un bâtiment proposé par Teddy Kollek, maire de Jérusalem à l’époque, pour y mettre en place une organisation originale.

Baka était alors une zone misérable, mal fréquentée, abritant de nombreuses familles en difficulté. Rien à voir avec sa situation actuelle de quartier plutôt huppé.

Leur idée n’était pas d’ériger une nouvelle maison de retraite, mais bien plutôt d’offrir une vie agréable et utile aux personnes âgées. Mon père résumait cette conception en disant : « Baroukh Hashem, les progrès de la médecine ont rajouté des années à la vie, mais ma mission c’est de rajouter de la vie aux années ! » Car ils avaient constaté que la plupart des pensionnaires des maisons de retraite affichaient une grande tristesse, par manque de visite et périssaient d’ennui et de solitude.

Le poids des difficultés sociales 

Beit Frankforter avait donc pour objectif de proposer des activités pour tous, ainsi qu’une assistance dans de nombreux domaines, dans le cadre d’un centre de jour pour personnes âgées, afin de leur offrir un programme souriant dès le début de la journée. Ainsi, aujourd’hui encore, le centre bourdonne d’activités très tôt le matin, pour le plaisir des adhérents qui vivent le bonheur d’avoir retrouvé une vie sociale avec de nouveaux amis, à défaut du soutien de certains de leurs proches… Le centre, dirigé dès l’origine par le regretté Shmouel Zini, décédé prématurément, a été remarquablement repris en mains par son épouse, Sima, qui en assure depuis la direction avec efficacité et compétence.

Outre l’équipe de volontaires qui déploie bénévolement ses compétences, il faut aussi noter la présence fréquente de stagiaires étrangers qui viennent y approfondir leurs connaissances en sociologie et gérontologie associative.

Le centre est en constante croissance, en raison de l’aggravation des difficultés sociales, et ne vit que grâce au soutien de ses nombreux amis. Nos besoins sont considérables, mais nous savons que ce 30e anniversaire marquera une étape très positive dans l’esprit de ceux qui nous ont soutenus jusqu’à présent et des autres, qui seront les bienvenus dans notre groupe de soutien à Beit Frankforter.

Leur aide sera indispensable pour réaliser les nombreux projets d’envergure dont le seul but est de faire naître encore plus de sourires sur le visage de nos aînés. Pour tous renseignements : Beit Frankforter, 80 Derekh Bet-Lehem, Baka, Jérusalem Téléphone : 02-671 88 65 et 02-671 48 48 (Bureaux ouverts le matin uniquement)

Related Content

February 11, 2018
Les nouveaux « judaïsants »

By DAN HUMMEL