Environnement : quand l’homme rencontre Dieu

La place de l’homme est au centre de la création, mais celui-ci se doit d’en être responsable s’il veut participer à l’œuvre de Dieu

By KATHIE KRIEGEL
February 25, 2014 17:17
2 minute read.
P24 JFR 370

Le judaisme et l'environnement. (photo credit: DR)

L’environnement est une question juive. Si la Nature a été créée pour l’Homme, pour autant il n’en est pas propriétaire. S’il déforme l’œuvre de Dieu, c’est à ses risques et périls. « Applique-toi à ne pas abîmer et détruire Mon monde, car, si tu le détruis, personne ne le réparera après toi », dit le Midrash sur le verset de l’Ecclésiaste Rabbah (7, 13). Il doit répondre de la disparition des espèces et de la pollution, signature de l’homme qui ne parvient pas à sanctifier la matière. L’interdiction du Baal Tashrit : « Tu ne détruiras pas », est donc par excellence le commandement du développement durable qui repose sur un rapport éthique à la planète, expression d’une domination responsable dans le respect, le maintien et la prospérité de la vie dans sa diversité. Par conséquent, établir un mode de croissance économique qui s’inquiète des besoins des générations futures est un impératif, et le comportement de chaque individu doit prendre en compte la collectivité.
L’écologie politique apparaît dès l’installation de l’homme dans le jardin d’Eden. Un monde doté de limites fait partie de la tradition d’Israël. L’enjeu, c’est l’Humanité de l’Homme et son avènement moral et éthique qui peut et doit s’exprimer dans la gestion de son rapport à l’autre et à la nature qui l’entoure. Nous avons aussi un intérêt spirituel à sa préservation, car la nature, œuvre de Dieu, nous invite à nous rapprocher de Lui et à le rencontrer.

Vers une halakha « verte »

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Jonathan Aikhenbaum enseigne la politique de l’environnement à l’université de Bar Ilan et anime le cercle d’étude Makom sur le judaïsme et l’environnement. C’est sous forme de dialogues qui mettent le questionnement au centre du cheminement, qu’il nous livre matière à réflexion de façon claire, argumentée, ludique et facile d’abord. Son mérite est aussi d’oser interpeller avec courage la halakha dans ses fondamentaux.
Le judaïsme touche à tous les aspects de la vie. Ethique juive de l’environnement et politique juive du développement durable sont au cœur de la tradition. Aujourd’hui qu’une société souveraine s’est créée en Israël, le Juif de retour sur sa terre doit faire face à ses responsabilités. « Mais est-il mûr pour porter ce projet ? », s’inquiète l’auteur. Ce livre salvateur nous rappelle que les différentes problématiques liées à la crise environnementale sont traitées avec originalité et profondeur dans la tradition juive. Or, ces enseignements ne sont pas encore mis en actes. « La création a été créée “à faire” » rappelle l’auteur. A faire par l’homme, élevé au rang d’associé de Dieu. Tout un programme


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