J’ai deux amours : Tel-Aviv et Paris

Tel-Aviv sous le prisme d’un parisien fou de la métropole israélienne. Ou quand la Ville blanche se dévoile dans un livres de photographies tout en couleur.

By AMANDINE SAFFAR
December 11, 2012 13:27
3 minute read.
J'ai deux amour

121212JFR22 521. (photo credit: Nellu Cohn)

« Et comme la ville de New York représente l’entrée principale de l’Amérique, nous devons également développer notre ville, pour en faire un jour le New York de la terre d’Israël ». Comment Nellu Cohn aurait-il pu mieux engager le lecteur dans son ouvrage ? Cette citation, datant de 1906, d’Akiva Arieh Weiss, fondateur de Tel-Aviv, Nellu semble la prendre très à coeur.

C’est d’ailleurs dans le sillon d’une « restauration » que « Tel- Aviv Live » se positionne.

Rendre à la Ville blanche ce qui est à la Ville blanche : sa grandeur. Si bien que le New York israélien est ici mis en beauté comme rarement il fut fait. Si c’est à Paris que l’auteur a passé la plus grande partie de sa vie, la Mairie de Tel-Aviv n’aurait pu trouver meilleur ambassadeur. Ce recueil de clichés grandioses, à la fois guide touristique approfondi et hommage à la ville, reflète l’amour d’un homme pour une ville, dont il est pourtant aux antipodes.

« Je peux vivre en dehors d’Israël, mais je ne pourrais jamais vivre sans Israël », rapporte Nellu Cohn, et d’ajouter non sans quelque émotion : « Israël est toujours avec moi, où que je sois, et je suis tout simplement amoureux de Tel-Aviv ».

Nellu Cohn, issu d’une famille qui a fui la Roumanie soviétique en 1970 pour s’installer en France, a d’abord étudié à l’Académie Rubin de musique à Jérusalem. Puis c’est au Conservatoire de musique de Paris qu’il s’essaye pour enfin donner des cours à la Sorbonne Nouvelle.

La photographie, s’il ne la pas étudiée, est innée chez lui. Son oeil amoureux l’amène à saisir d’étonnants clichés.

Annotée à la fois en anglais et en français, cette collection photographique de 300 pages assortie de légendes montre évènements culturels et institutions artistiques sous l’oeil neuf d’un Tel-avivophile parisien, féru d’art.

Son réflexe, la première fois que Nellu Cohn a posé les pieds à TLV ? Celui de vouloir acheter un livre de clichés sur la ville. En vain. Son entreprise échoue devant l’absence totale d’oeuvres du genre. Il décide alors de se lancer dans l’aventure de « Tel-Aviv Live ». Peu de montages, mais la vie, comme elle est.

C’est en passant des heures avec ses sujets, à les interviewer et à les observer que Nellu parvient à ses fins.

Certes, tout n’est pas « beau » à Tel-Aviv, comme à Paris ou à Londres, mais tout comme New York, c’est une ville mosaïque, qui a une âme extraordinaire. On s’y sent bien.

Comme à la maison. Ajoutons à cela, l’apanage de posséder les plus belles galeries, théâtres, opéras, clubs de jazz et de rock, cinémas, salles de sport, musées, parcs publics, restaurants pour gourmets et institutions académiques de la région.

Comme un long métrage, l’oeuvre raconte un monde, une vie. Plus loin que la simple « carte postale », comme il le dit lui-même, « Tel-Aviv est une mégalopole à la pointe de la culture. Métissage de talents, foisonnement d’audace ».

Nellu Cohn fait le portrait de la mégalopole en « live ».

« Mon stylo est mon objectif et mes coups de coeur, ces photos » explique-t-il. Son projet, loin d’être uniquement à but lucratif, est « patriotique ». En effet, il affirme par cela qu’Israël s’inscrit sur la carte culturelle mondiale et ce, pour longtemps. 

Toutes les photos sont extraites de l’ouvrage Tel-Aviv Live de Nellu Cohn, éditions Mesting Art, 2012.

En vente à la galerie Dizengoff 99 de Tel-Aviv 


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