La symphonie de Teddy

Hommage au légendaire maire de la capitale, Teddy Kollek.

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June 4, 2013 13:41
3 minute read.
Avec ses 256 jets, la fontaine de la famille Hassenfeld est la pièce centrale du parc.

P22 JFR 370. (photo credit: DR)

 
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Teddy et Jérusalem. Des noms à jamais liés. Teddy Kollek, personnalité flamboyante, fut maire de la ville de 1965 à 1995, dirigeant la capitale pendant l’époque agitée de la guerre des Six Jours. Il est aujourd’hui commémoré de différentes manières, avec notamment l’imposant stade Teddy où s’entraîne le club de foot Beitar Jérusalem, à Malha.

Le tout nouveau parc Teddy a été inauguré officiellement au début du mois de mai. Cette fois-ci, hommage est rendu à l’homme qui a su s’attirer les sympathies de tous et lever des millions de dollars pour des projets culturels en faveur de la ville. Le lieu est situé au sein du parc Mitchell, face à la porte de Jaffa. La sublime fontaine de la famille Hassenfeld en constitue la pièce centrale.

Les attributs de la fontaine sont impressionnants. 256 jets d’eau, 16 mètres de long sur 6 mètres de large, des propulsions d’eau à 6 mètres de hauteur, 1 800 spots lumineux. Une musique enregistrée par le New Jerusalem Orchestra, sous la direction de Yaïr Harel et Omer Avital. Tous les éléments ont été conçus et synchronisés à l’étranger, par la société barcelonaise JML.

Pour en apprendre davantage sur Kollek, rendez-vous à quelques pas de là, au centre Kenneth et Ann Bialkin. Un film en 3D, réalisé en holographie numérique et disponible en hébreu, en anglais et en arabe, retrace la vie du maire et son action pour Jérusalem. On aime la tonalité légère et rafraîchissante de l’hommage.

Aux murs : des clichés de Kollek attablé avec des célébrités du monde entier. Une atmosphère qui colle bien avec la personnalité de l’ancien élu.

« Nous ne voulions pas créer un lieu de culte pour Teddy Kollek », confirme l’architecte de la Fondation de Jérusalem, Roy Singer, qui a conçu et supervisé la construction du parc. « Nous voulions aussi montrer le côté plus léger de l’homme ».

Le président de la Fondation, Marc Sofer, précise que la localisation du parc a été mûrement réfléchie. « Nous avons choisi, en accord avec la famille Kollek, d’immortaliser le nom de Teddy dans un lieu de rencontre entre l’est et l’ouest de la ville. Un lieu qui symbolise la plus haute ambition de Teddy : celle de voir les habitants de Jérusalem vivre ensemble, côte à côte, en bonne intelligence ».

Hommage cosmopolite 

Kollek est né à Budapest, puis a grandi à Vienne. Mais il appréciait l’esthétique moyen-orientale et se serait certainement senti chez lui dans le parc. Oliviers, arbres de Judée (Cercis siliquastrum), pistachiers et quelque 6 000 plantes garnissent de vert les alentours de la fontaine.

Quant à la musique, ses horizons sont également très variés.

Le New Jerusalem Orchestra a enregistré un chant liturgique yéménite, un air arabe traditionnel, une interprétation du psaume 126 composée par Omer Avital, une chanson en amharique, une émouvante interprétation d’Eretz Zavat Chalav, adaptée par Avital et Israel Borochov, et Debka Fantasia, composée par Eliyahou Gamliel et mise en musique par Avital.

Autres merveilles du parc : une sculpture de 2,50 mètres de haut créée par l’artiste britannique de David Breuer- Weil et un cadran solaire conçu par l’artiste israélien Marty Grunberg.

Singer souligne que la fontaine offre bien davantage qu’un spectacle pour les yeux : « Elle fonctionne toute la journée et les enfants peuvent courir dedans et se rafraîchir ». Et de sourire : « Les adultes aussi, d’ailleurs. C’est une fontaine unique au monde. » Un coup d’oeil dans les sous-sols de la merveille laisse entrevoir un labyrinthe de réservoirs d’eau et quelque 30 km de tuyauterie. Une machinerie impressionnante et efficace qui laisse malgré tout de la place à l’écologie. « L’eau est recyclée », explique Singer, « afin d’éviter d’en gaspiller. Il y a un peu de gaspillage et d’évaporation, mais pas trop. » Un membre de l’équipe ajoute que les matériaux de la fontaine viennent d’Israël, mais également de pays aussi variés que la Chine et le Canada.

Kollek, qui faisait tout pour placer Jérusalem au coeur des événements mondiaux, aurait probablement apprécié cet hommage cosmopolite.

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