« Quand j’étais petite, je n’étais pas grande »

Ce film se concentre sur l’enfance de Rachel Gladstein, 9 ans, entre angoisses enfantines et malices.

By ALINE JUILLARD
May 13, 2013 14:59
1 minute read.
Du vent dans mes mollets, 2011.

JFR P22 370. (photo credit: DR)

Adaptation de la bande-dessinée et du roman éponyme de Raphaële Moussafir, Du vent dans mes mollets est un long-métrage touchant et attendrissant. Au moment de la rentrée des classes, on découvre le personnage de Rachel, petite fille de 9 ans introvertie, en proie à des angoisses enfantines. Elle dort avec son cartable, et fait pipi au lit, ce qui pousse ses parents à la protéger davantage. Fille unique, comme sa mère, elle s’ennuie dans l’appartement qu’elle partage également avec sa grand-mère, peu bavarde et compatissante.

Jusqu’au jour où Rachel fait la connaissance d’une petite Valérie, dans sa classe depuis la rentrée, à la personnalité totalement opposée à la sienne. Valérie est enjouée, pleine de vie, peut-être même hyperactive, et commet bêtise sur bêtise. La petite fille malicieuse du film qui va essayer de libérer Rachel de ses angoisses.

Alors entrent en scène les mères. Celle de Rachel, incarnée par Agnès Jaoui, juive d’Afrique du nord surprotectrice, et celle de Valérie, superbement campée par Isabelle Carré, jeune femme naïve et peu sûre d’elle qui réussira à charmer Denis Podalydès, père de Rachel et rescapé d’Auschwitz.

Du vent dans mes mollets est un film attachant et attendrissant, qui flirte parfois avec le fantasque. On se prend rapidement d’affection pour la jeune héroïne Rachel empêtrée, au début du film, dans un rythme de vie qui n’est pas des plus faciles. Les jeux des deux fillettes, pétris d’insouciance et de plaisirs, ravive chez chacun de nous des pans d’enfance, une certaine forme de nostalgie de cette période révolue de la vie.

Caricatures de la maîtresse en pleine classe, premiers émois devant le frère ou la soeur de sa ou son meilleur ami, discussions houleuses avec les parents, dans un élan d’émancipation… Du vent dans mes mollets propose un retour en arrière des plus charmants, qui ne pourra laisser de marbre l’enfant qui se cache dans l’adulte que nous sommes devenus.


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