Repenser le cidre !

Avec son degré d’alcool similaire à celui de la bière, cette boisson fermentée est loin d’être une énième appellation pour le jus de pomme.

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January 15, 2013 15:12
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Apples and pears

Apples and pears 300. (photo credit: Thinkstock/Imagebank)

 
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Demandez à la plupart des Israéliens s’ils savent ce qu’est le cidre : ils vous répondront sans hésiter qu’il s’agit de jus de pomme sucré et légèrement visqueux. Et surtout, sans alcool. Allez donc en Angleterre, en Normandie ou en Bretagne, là-bas, le cidre est une boisson alcoolisée qui s’obtient par la fermentation du jus de pomme.

Le cidre est connu dans le monde entier. Il contient un degré d’alcool équivalent à celui de la bière et peut être brut ou doux.
En Angleterre, il se vend dans des bouteilles de bière. Rares sont les bars qui n’en proposent pas. Strongbow, Bulmers, Blackthorn et Woodpecker sont des noms internationalement connus. Le cidre est un produit artisanal. En voyageant dans le Sud- Ouest de l’Angleterre, vous n’aurez pas de mal à rencontrer des producteurs locaux.

En France, le cidre est tout aussi important.
Les locaux en sont très fiers. On le trouve dans des bouteilles similaires à celles du champagne ou du vin, de 750 ml. La boisson pétillante est traitée avec beaucoup de respect dans les régions productrices.

On le confond souvent avec le poiré. Les deux produits sont assez analogues, si ce n’est la composition, à base de poire, du second. Mais les poires permettant de faire du poiré sont rares et mettent beaucoup de temps à fermenter. Aussi le produit estil précieux. Si l’on trouve parfois sur les bouteilles la mention « Cidre Poiré », il s’agit généralement de cidre dans lequel a été ajouté un peu de poiré pour donner plus d’intensité à l’arôme.

La nouvelle bière 

Le cidre fait une brève apparition en Israël au milieu des années 1990 quand Cider Hagalil, société productrice de boissons non alcoolisées, propose sur le marché Outcider.

Au grand dam des consommateurs, le breuvage, lourd et trop sucré, ne ressemble pas vraiment au cidre produit en Europe.

Sans surprise, il ne durera pas.

Néanmoins, le cidre est la boisson idéale pour le climat israélien. Léger, frais et pétillant, le tout associé au bon arôme de la pomme.

En Israël, la tendance est aux nouvelles boissons. Certains, par exemple, parlent de la bière comme du nouveau vin. Dans la même veine, certains pensent que le cidre est la nouvelle bière, sous prétexte que, soudainement, quelques âmes particulièrement entreprenantes se sont lancées dans la production de cette boisson sortie de nulle part.

Depuis deux ans environ, quelques initiatives ont émergé pour permettre au cidre israélien de trouver ses lettres de noblesse sur l’avantscène de la boisson pétillante et légère. Il est ainsi produit de différentes manières : dans une cave à vin, par un brasseur ou par un cultivateur de vergers de pommes et de vignes.

Sideffect est un cidre nouveau. Ses racines sont profondément ancrées dans l’industrie de la pomme. Il est produit par le kibboutz Elrom, dans le Nord du Golan. Cette coopérative cultivait ses vergers de pommes bien avant les autres. Déjà, dans les années 1970, elle était connue pour la qualité de ses fruits. Sa situation à 1200 mètres au-dessus du niveau de la mer est idéale.

C’est à cette époque que le Professeur Cornelius Ough de l’Université de Californie visite le Golan et observe la qualité des pommes. Selon lui, la région est parfaite pour la culture des vignes. Les premières seront donc plantées en 1976. Et, en 1982, Shimshon Welner abandonne les pommes au profit du raisin pour produire le vin israélien le plus goûtu depuis 100 ans. Il crée alors la cave des vins du Golan, dont le kibboutz Elrom devient partenaire.

Pomme, raisin, pomme 

Trente ans plus tard : le kibboutz s’est maintenant reconverti en entreprise de fabrication de cidre. Il fait appel aux pommes de meilleure qualité possible provenant de la société Bereshit et à l’expertise du fabriquant de vin Itai Lahat. Résultat : la production de deux types de cidre, l’un brut et l’autre demi-brut.

Ses connexions avec les vins du Golan sont toujours d’actualité et deux des PDG de la cave à vin viennent du kibboutz Elrom. Il est d’ailleurs possible que leur cidre soit un jour distribué par le fameux vignoble.

Tura Winery (la cave à vin de Tura), dont le slogan est « patience et inspiration », a été créée en 2003 par Erez et Vered Ben-Saadon.

Leurs vignobles et vergers poussent sur le mont Bracha à une altitude de 850 mètres.

Ils produisent du très bon vin (vous devez absolument tester leur Merlot !) ainsi qu’une nouvelle huile d’olive. Mais leur dernière initiative est celle de produire du cidre.

Un troisième nom à retenir dans la production de cidre en Israël est Denny Neilson, un immigrant californien. Sa boisson porte le nom malin d’Isra-Ale. Il produit son cidre dans sa boutique appelée The Winemaker (le « fabricant » de vin) situé sur les collines de Jérusalem. Son travail fournit les fabricants de vin, les brasseurs et tout un chacun qui souhaite produire du cidre.

Il confectionne deux types de breuvages, nommés Buster, avec des pommes en provenance du kibboutz Tzova.

Plus d’excuse donc pour ne pas connaître le cidre en Israël ! Inutile d’attendre une crêpe bretonne pour en déguster. Pour les fraîches soirées d’hiver ou les chaudes journées d’été, le cidre local reste la meilleure solution pour se désaltérer en toute sécurité ! 

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