Après Pékin, Moscou

Bibi repart cette semaine en Russie. Objectif: éviter une vente de missiles S-300 à la Syrie.

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May 13, 2013 11:42
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Bibi 521

Bibi 521. (photo credit: OLIVER WEIKEN/REUTERS)

Retour éclair. Après 5 jours passés en République populaire de Chine, le Premier ministre Binyamin Netanyahou doit se rendre à Moscou cette semaine.

Un voyage confirmé samedi 11 mai, alors que Bibi avait déjà échangé avec le président russe Vladimir Poutine depuis Shanghai.

Au programme : la Syrie. La Russie compte en effet parmi les derniers soutiens internationaux à Damas, en dehors de l’Iran. La semaine dernière, la presse américaine a rapporté qu’Israël avait fait part aux Etats-Unis d’une vente imminente de missiles S-300 russes au régime de Bachar el-Assad. Des missiles sol-air, à la portée de 200 kilomètres. Il s’agirait d’une opération conclue en 2010, comprenant 144 missiles opérationnels, à livrer d’ici 3 mois. Le S-300 est le missile multicible et antisystème aérien le plus évolué au monde.

Il serait capable d’atteindre 100 cibles simultanément, y compris dans les airs, à une altitude de 27 000 mètres.

Voilà plusieurs années qu’Israël invite régulièrement la Russie à ne pas vendre d’« armes qui changeraient la donne de la région » à la Syrie ou à l’Iran. Une stratégie qui avait déjà permis d’éviter une transaction avec Téhéran, en 2010.

Le Premier ministre devrait être reçu à la résidence présidentielle de Sochi, au bord de la Mer noire. Les deux dirigeants se sont rencontrés pour la dernière fois l’année dernière, un mois après la réélection de Poutine.

Bilan chinois 

Sur le même sujet, le secrétaire d’Etat américain John Kerry s’est montré très ferme sous des dehors courtois : « Je pense que nous avons été suffisamment clairs. Nous préférons que la Russie n’assiste pas la Syrie. Ce serait contre-productif », a-t-il déclaré la semaine dernière. Le diplomate s’est également rendu à Moscou le 7 mai pour des pourparlers avec Poutine et le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, afin d’essayer de mettre un terme à la guerre civile syrienne.

Par ailleurs, Binyamin Netanyahou a su se montrer très persuasif, la semaine dernière en Chine, plaidant pour davantage de coopération économique sino-israélienne. Loin de la polémique budgétaire en Israël (voir ci-contre), Bibi a pris le temps de visiter de nombreuses entreprises à Shanghai comme à Pékin au cours de ses 5 jours dans l’Empire du Milieu.

Mais si le Premier ministre convoite surtout des accords commerciaux avec la 2e puissance économique au monde, la nouvelle équipe dirigeante à Pékin voit les choses autrement. Le président et le Premier ministre chinois, Xi Jinping et Li Keqiang, souhaitent en effet occuper une nouvelle place diplomatique parmi les superpuissances.

Un souhait qui passe souvent par la table de négociations israélo-palestiniennes, d’autant que Pékin a des intérêts pétroliers au Proche-Orient.

C’est pourquoi la Chine a reçu le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, la même semaine que Netanyahou et proposé un plan de paix en 4 points. Si le projet ne contenait rien de nouveau, Bibi a eu soin d’accueillir la proposition avec respect. Prouvant, s’il le fallait, le grand désir israélien de faire des affaires avec Pékin.


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