Conférence Jpost: l'Iran et la Syrie en sursis

L’événement a été dominé par les révélations sur l’usage d’armes chimiques par Damas

By SAM SOKOL ET MICHAEL WILNER
April 30, 2013 14:01
3 minute read.
A la conférence du Jerusalem Post de New York, dimanche 28 avril: Ehud Olmert.

p6 JFR 370. (photo credit: Marc Israël Sellem/The Jerusalem Post)

 
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Israël n’a jamais demandé aux Etats-Unis de mener une offensive militaire en Syrie. Voilà ce qu’a martelé le ministre des Relations internationales Youval Steinitz à la conférence annuelle du Jerusalem Post, à New York, dimanche 28 avril. « Nous n’avons jamais demandé ni encouragé Washington à lancer une offensive en Syrie », a-t-il déclaré, démentant de nombreux articles parus dans la presse américaine à ce sujet. Cependant, les nombreux poids lourds de la sécurité israélienne rassemblés à Times Square, se sont ouvertement inquiétés des révélations sur l’usage d’armes chimiques dans le sanglant conflit qui ravage la Syrie depuis plus de deux ans.
La Maison Blanche, après s’y être un temps refusé, a finalement confirmé que du sarin avait probablement été utilisé par Damas, au moins à deux reprises. Jusqu’à présent, les Etats-Unis se sont contentés de fournir une aide humanitaire et non létale aux rebelles qui combattent le régime du président Bashar Assad. « C’est aux Américains de décider de leur politique face à la Syrie », a commenté Steinitz. « Bien entendu, nous nous consultons dans ce dossier, particulièrement complexe et difficile ».

Pas d’exhortations 

Dimanche matin, l’agence de presse AP avait rapporté des propos du ministre de la Protection de l’Environnement, Amir Peretz (ancien ministre de la Défense) qui semblaient condamner l’absence d’action du président Barack Obama en Syrie : « Ceux qui définissent les lignes rouges devraient également faire ce qu’il y a à faire. J’entends par là les Etats- Unis, mais également toute la communauté internationale », a tonné Peretz.
De son côté, Steinitz s’est également montré très ferme sur la question des armes chimiques syriennes. Israël « fera tout pour empêcher que de telles armes » ne tombent entre les mains du Hezbollah, a-t-il prévenu.
Prenant ensuite la parole, l’ambassadeur israélien aux Etats- Unis, Michael Oren, a également démenti les allégations contre Jérusalem. « Nous ne recommandons ni n’exhortons les Etats-Unis à mener une offensive en Syrie », a-t-il insisté, avant de préciser : « A une seule condition : si Washington décidait finalement de fournir des armes létales aux rebelles, nous demanderons à ce que ces derniers soient surveillés de près, car nous avons eu notre lot de mauvaises expériences par le passé ».
Le diplomate s’est fait conciliant : « Israël et les Etats-Unis sont des Etats souverains. Que ce soit sur la Syrie ou l’Iran, chaque pays a le droit de déterminer individuellement sa politique et sa ligne de défense ». Mais de rappeler : « Il est important de souligner que Jérusalem s’est fixé des limites différentes de Washington. Pour le Premier ministre Binyamin Netanyahou, la limite israélienne sera une tentative syrienne de transmettre des armes chimiques, ou tout autre arme changeant la donne, au Hezbollah. C’est notre cap et nous nous y tenons ».

L’Iran : problème numéro 1 

Agacé, l’ambassadeur a dit passer beaucoup de temps à démentir de fausses informations publiées par les médias ces dernières semaines, prétendant que Jérusalem chercherait à pousser la Maison Blanche à l’action en Syrie, dans l’unique but de faire valoir son influence. De son côté, Steinitz est tombé d’accord avec Oren pour affirmer que toute comparaison entre les dossiers iranien et syrien était erronée.
Le problème iranien, a-t-il développé, est « totalement différent », car il s’agit d’une question internationale et non d’un problème de terrorisme à régler au niveau local.
Les opposants à la politique de Netanyahou ont souvent reproché au Premier ministre de trop en faire sur la menace iranienne, qualifiant parfois son emphase de paranoïaque, et le soupçonnant surtout d’agiter le dossier sécuritaire pour éviter d’avoir à répondre sur les problèmes internes israéliens. A savoir, en premier chef, les difficultés socioéconomiques de l’Israélien moyen.
Mais pour Steinitz, qui a passé les 4 dernières années au ministère des Finances, la nucléarisation de Téhéran reste bien plus inquiétante que toute récession économique, car elle ferait basculer la communauté internationale tout entière dans « un monde dangereux et terriblement menaçant pour les Etats-Unis, l’Europe, et Israël ». Et de scander : « L’Iran est le problème numéro 1 de notre génération ».


Plus de 1 000 personnes ont assisté à cette seconde conférence annuelle du Jerusalem Post. L’auditoire a chaudement applaudi les interlocuteurs qui louaient la force d’Israël. Le plus grand succès a été remporté par l’éditorialiste Caroline Glick, qui a évoqué les défis affrontés par les Juifs d’Amérique face à la campagne de dénigrement anti-israélienne.




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