Iran : Kerry espère un accord d’ici « 3 à 6 mois »

Téhéran réitère son droit « au nucléaire civil » et s’en prend à Israël.

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October 1, 2013 15:39
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Le Secrétaire d'Etat John Kerry et le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif

P4 JFR 370. (photo credit: Brendan Mc Dermid)

 
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La diplomatie avant tout. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a déclaré dimanche 29 septembre qu’un accord sur le programme nucléaire iranien pourrait être trouvé assez rapidement. Un accord qui aurait le potentiel d’améliorer considérablement les relations entre les deux pays. Selon Kerry, l’intensification des efforts diplomatiques pour résoudre le différend sur le programme nucléaire de l’Iran pourrait déboucher sur un accord dans les 3 à 6 mois.


Alors que les Israéliens restent très circonspects, les Iraniens campent sur leurs positions. Toujours dimanche, le ministre des Affaires étrangères iranien Javad Zarif affirmait sur un plateau télévisé américain que l’Etat hébreu dispose d’un arsenal de 200 ogives nucléaires. Et qualifiait Jérusalem de « source d’insécurité pour le Proche-Orient ».


Une hostilité qui n’entame pas l’optimisme de la Maison Blanche. « Il serait même possible d’obtenir un accord plus tôt, si l’Iran accepte de faire preuve de transparence », a déclaré Kerry sur le plateau de la chaîne américaine CBS, dans la soirée de dimanche. « S’il s’agit d’un programme nucléaire pacifique, nous sommes tous d’accord pour dire que la relation avec Téhéran évoluera radicalement pour le mieux », a ajouté le diplomate.


Vendredi, le président iranien Rohani s’était entretenu par téléphone avec le leader américain Barack Obama, un contact au plus haut niveau entre les deux pays, du jamais vu depuis trois décennies. Une conversation qui a fait naître l’espoir d’une percée dans les efforts occidentaux pour empêcher le Régime des Mollahs de construire une bombe nucléaire. Selon Kerry, l’Iran pourrait prouver sa sincérité en ouvrant immédiatement ses installations nucléaires aux inspecteurs et réduire les quantités d’uranium que le pays enrichit pour ne pas dépasser le seuil de production « civile ».


Car, pour l’heure, Téhéran continue de défendre son droit à enrichir de l’uranium dans le cadre d’un programme civil d’énergie et de médecine nucléaire et nie chercher à développer des armes atomiques. Cependant, les Etats-Unis et leurs alliés déjà échaudés souhaitent mettre un terme à l’enrichissement d’uranium à haute teneur.


« L’Iran doit prendre des mesures rapides, définir des étapes claires et convaincantes, à la hauteur des exigences de la communauté internationale quant à son programme nucléaire, un programme nucléaire pacifique », a déclaré Kerry.


« Les mots ne vont pas remplacer les actes », a-t-il martelé, « nous avons besoin de mesures qui prouvent que nous et nos alliés, nos amis de la région, ne pourront être menacés par ce programme. »


Dans une autre interview, Javad Zarif a quant à lui fait savoir que le droit de son pays à l’enrichissement nucléaire pacifique n’était pas négociable, et que, pour ce faire, l’Iran n’avait pas besoin d’enrichir de l’uranium à haute teneur. Et d’ajouter que le régime mettra ses enceintes nucléaires à disposition des inspections en échange d’une levée des sanctions économiques par les grandes puissances occidentales. A suivre. 


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