« Je suis pour Hitler »

L’islamisme : la forme dominante d’une modernité réactionnaire et un totalitarisme.

By PIERRE-HENRI WEBER
March 5, 2013 13:14
3 minute read.
Seul parmi les apeurés de profession, Manuel Valls a fait preuve de courage.

0603JFR11 521. (photo credit: Charles Platiau/Reuters)

 
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Le 6 février 2013 (décidément, une mauvaise date pour une démocratie…) un responsable de l’opposition au pouvoir islamiste en Tunisie était assassiné.

À la suite de quoi, le ministre français de l’Intérieur dénonçait « un fascisme islamique qui monte un peu partout », il évoquait un « obscurantisme », une négation de « l’État de droit ».
Que l’islamisme soit la forme dominante d’une modernité réactionnaire et un totalitarisme, c’est une quasi-évidence historique.
Seul parmi les apeurés de profession, Manuel Valls a eu le courage de le dire à haute voix.
Malheureux ! Infâme ! Traître, cet homme de droite infiltré dans un gouvernement de gauche ! La bien-pensance géolocalisée à Paris entre la place des Vosges et le boulevard Saint-Germain eut vite fait de ramener ce voyou à la raison.

Jack Lang s’en est chargé, tout juste nommé président de l’Institut du monde arabe à Paris.

C’est qu’en matière de courage politique, l’homme s’y connaît, lui qui, ministre de l’Education nationale au début des années 2000, gardait un silence prudent sur la montée des actes antisémites alors qu’il en était informé par ses services.

Le sang de cet héritier des barricades de 1830 n’a alors fait qu’un tour. Il ne pouvait pas ne pas monter au créneau. Le 10 février, à propos des mots « fascisme islamique », il déclarait : « Je n’utiliserais pas ce genre de vocabulaire (…) il faut avoir le courage intellectuel de ne pas aller dans le sens du vent » Avec ces b i e n - nés, avec cette gauchelà, la mafia familiale de l ’ e x t r ê m e d r o i t e française dort sur un capital de sympathie.

Il suffit pourtant d’ouvrir ses oreilles pour entendre ce que nous disent les enseignants de l’Europe d’aujourd’hui.

De Belgique, de Suisse, de Norvège et des Pays-Bas, tous racontent que dans les « quartiers multiculturels » (en français : à forte implantation musulmane), l’antisémitisme se déchaîne.

Le quotidien belge Le Soir du 8 janvier 2013 rapporte la projection du film La Rafle dans une classe de lycée professionnel de Bruxelles. Les réactions des élèves d’origine maghrébine sont édifiantes. Les faits relatés dans le film les émeuvent et ils avouent leur ignorance du sujet : « Je ne pensais pas que ces faits existaient », déclare une élève. Qui ajoute : « Mais de manière générale, je suis pour Hitler ». Pressée par le professeur de s’expliquer plus avant, elle ajoute : « Si Hitler était toujours là, Israël n’existerait pas, il n’y aurait pas la guerre ! ».
La journaliste commente : « Quelques élèves approuvent ».

Informé des réactions de ces élèves, un conseiller communal de Bruxelles, Yves Goldstein, se porte à leur rencontre. Il se présente comme juif, et leur explique que son combat est aussi le leur : « Juifs et musulmans, nous sommes dans le même bateau contre les ressorts du racisme qui sont toujours les mêmes ».

Pour se faire mieux accepter, Goldstein surenchérit : « Oui », explique t-il, « si la Shoah n’avait pas eu lieu », il n’y aurait peut-être pas d’État d’Israël : « C’est une façon pour l’Europe de se donner bonne conscience après ce qui s’est passé ».

Vient alors à sa rescousse « le professeur de religion islamique », pas en manque de mythes lui non plus, qui « rappellera que des musulmans ont aussi caché des Juifs pendant la guerre et qu’au Maroc toutes les communautés vivaient ensemble dans le respect mutuel. » Démission ? Esprit de Munich ? Aliénation juive au moins, très certainement.

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