L’Iran se choisit un nouveau président

Hassan Rohani est considéré comme un modéré. Quelles sont les conséquences pour Israël ? Décryptage.

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June 19, 2013 11:40
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Scènes de joie dans les rues de Téhéran à l'annonce de la victoire de Hassan Rohani.

P6 JFR 370. (photo credit: Ami Hashen Dehgani/Reuters/Far News)

 
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Du bon et du moins bon. Pour certains analystes, l’élection de Hassan Rohani à la tête de la République islamique iranienne porte atteinte aux intérêts d’Israël. Considéré comme le plus modéré des candidats au scrutin, le clerc l’a emporté dès le premier tour avec 50,68 % des voix. Le raisonnement est le suivant : ses promesses d’améliorer les relations avec l’occident et d’apaiser les relations intérieures feront retomber la pression exercée sur Téhéran quant à son programme nucléaire.

Que Rohani soit décrit comme modéré conduit en effet certains à imaginer que les négociations avec les grandes puissances porteront leurs fruits et que, de ce fait, les sanctions pourront être amoindries.

Le Premier ministre Binyamin Netanyahou s’est clairement rangé du côté des sceptiques, dimanche 16 juin, en déclarant que rien d’important n’avait changé concernant l’Iran, puisque le même régime, dirigé par le Guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, continue d’être au pouvoir. D’aucuns ajoutent même que l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad avait au moins le mérite de parler en toute franchise, tandis que Rohani va tenter de dissimuler les véritables intentions du régime, et continuer de faire languir la communauté internationale à la table des négociations jusqu’à ce que Téhéran obtienne la bombe atomique.

Daniel Pipes, président du Forum du Proche-Orient, se dit ainsi « heureux pour les Iraniens, mais inquiet pour le reste du monde. J’espère que Rohani aura un impact positif sur des questions intérieures telles que l’économie, le statut des femmes et la liberté culturelle ». Mais l’expert ajoute : « Je crains qu’une présentation moins revêche de la même politique – soutien au terrorisme, soutien total au régime d’Assad et programme nucléaire – ait pour effet une réponse moins efficace des démocraties occidentales ».

« Pire cauchemar » 

D’autres se sont, en revanche, montrés nettement plus enthousiastes. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a ainsi déclaré : « Nous et nos partenaires internationaux, sommes prêts à négocier directement avec le gouvernement iranien. Nous espérerons qu’il honorera ses engagements internationaux face à la communauté des nations pour qu’une solution diplomatique soit atteinte mettant un terme aux inquiétudes dues au programme nucléaire iranien ».

Ce sentiment semblait largement répandu à l’international. Le journal américain The Washington Post a ainsi titré : « Le nouveau président iranien, Hassan Rohani, est considéré comme le meilleur espoir pour mettre un terme à l’impasse iranienne ». En Europe, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius s’est déclaré « prêt à travailler » avec Rohani, tandis qu’un porte-parole du ministère des Affaires étrangères britannique a exprimé l’espoir « que le nouveau leader se saisisse de cette opportunité pour lancer l’Iran dans une nouvelle direction ».

De son côté, Trita Parsi, président du Conseil national irano-américain, déclare que « ce résultat électoral n’est certainement pas insignifiant.

Mais il est compréhensible que ceux qui craignent davantage la paix que la guerre soient inquiets aujourd’hui. Pour ces éléments, qu’ils se trouvent en Iran, en Israël ou aux Etats-Unis, une ligne dure à Téhéran permet de justifier leurs propres politiques, destinées à mener à la guerre. Que l’Iran se tourne vers une direction plus constructive est leur pire cauchemar ».

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