La Paix, encore et toujours

Considérations et réflexions autour du conflit israélo-palestinien.

By CHRISTOPHE BIGOT
March 19, 2013 13:21
2 minute read.
French President Francois Hollande hosts President Shimon Peres in Paris, March 8

Peres and Hollande 370. (photo credit: Moshe Milner/GPO)

 
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Le fatalisme peut l’emporter, le scepticisme dominer. 20 ans d’échecs ont laissé des traces, comme les sommets, les promesses sans lendemain. Ceux qui ont voulu jusqu’au bout la paix l’ont parfois payé de leur vie, comme Sadate ou Rabin. Les obstacles, les divergences, loin de se résorber avec le temps, restent à vif. On ne croise pas plus d’Israéliens à Ramallah que de Palestiniens à Tel-Aviv : l’ignorance aussi fait son travail de sape. La violence et le terrorisme ont heurté les corps mais aussi meurtri les esprits, tué les croyances et endurci les mieux disposés.



Faut-il en conclure qu’il ne faut rien faire, que le sujet n’est pas mûr ? Ce serait, je crois, se tromper lourdement. Le statu quo actuel est dangereux pour les Israéliens comme pour les Palestiniens. Le calme apparent, illusoire. Pour ces deux peuples, il n’est pas d’autre solution que de consommer le divorce pour mieux ensuite, un jour, sur un pied d’égalité, réconciliés, établir des relations de partenariat. Le constat n’est certes pas nouveau, mais il est désormais pressant. Il n’y a pas d’autre alternative à la construction de deux Etats pour deux peuples, comme l’ont rappelé vendredi à Paris les présidents François Hollande et Shimon Peres. Il faut à la fois répondre aux besoins existentiels de sécurité du peuple juif, dont l’histoire tragique hante la conscience de chacun d’entre nous, comme il faut répondre à l’appel légitime à la liberté, à la souveraineté du peuple palestinien, soumis à l’occupation, à la poursuite de la colonisation.

Faire taire la suspicion 

Rien n’est bien sûr simple. Les racines du conflit ne sont pas que territoriales, elles sont aussi identitaires. Les contours d’une solution sont certes approximativement connus, mais la paix est dans les détails, surtout quand on vit sur place. Pour accepter les sacrifices douloureux que la solution requiert, assumer les risques inhérents, il faut que chacun puisse être convaincu qu’elle est à la fois juste et durable, qu’elle met un terme définitif au conflit, qu’elle garantit le caractère indépendant et viable d’un Etat palestinien comme la sécurité d’Israël. Dans une région en ébullition, privée de ses repères habituels, il faut aussi établir la confiance, faire taire la suspicion.

L’implication de la communauté internationale est légitime et nécessaire. Jérusalem est chère aux trois religions du Livre ; la Méditerranée est notre bassin commun. Personne n’est en mesure d’imposer la paix, mais personne n’entend s’en détourner : le concours du monde est plus qu’utile, indispensable. Non pour négocier à la place des parties un accord sur l’ensemble des questions du statut final, mais pour garantir la sécurité d’Israël comme la viabilité et la souveraineté de l’Etat palestinien, pour financer la paix comme pour apporter si nécessaire les hommes pour la faire respecter.

La France est déterminée à contribuer à la relance des efforts de paix au sein de l’Union européenne, aux côtés des Etats-Unis et des Etats de la région de bonne volonté. En amie d’Israël et de la future Palestine. Les Européens n’épargneront aucun effort pour travailler avec le prochain gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne à la reprise tant attendue du processus de paix. La visite du Président Barack Obama à Jérusalem, comme à Ramallah, marque l’engagement américain dans la région. Faisons en sorte, ensemble, qu’il permette une relance de discussions substantielles, authentiques entre Israéliens et Palestiniens sur leur sort commun.

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