La Syrie, « une mise en garde contre les armes nucléaires iraniennes »

Le Premier ministre israélien a réagi à l’attaque chimique syrienne. Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, était en visite en Israël.

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August 27, 2013 12:24
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Rencontre entre Benjamin Netanyahou et le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

P4 JFR 370. (photo credit: Marc Israël Sellem/The Jerusalem Post)

 
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Une preuve s’il en fallait. Selon les déclarations du dimanche 25 août du Premier ministre Binyamin Netanyahou, le recours du régime syrien aux armes chimiques à l’égard de son propre peuple démontre ce qui pourrait arriver si Téhéran obtenait des armes encore plus mortelles. Bibi s’exprimait juste avant sa rencontre avec le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, en visite dans l’Etat hébreu. « Ce que nous voyons en Syrie, c’est que les régimes extrémistes n’hésitent pas à se servir de ce type d’armes, même à l’encontre de civils innocents, à l’encontre de leurs propres peuples », a prévenu Netanyahou. « En fin de compte, ils se servent de cet arsenal. C’est pourquoi nous devons les empêcher de l’obtenir ».

Peu après la rencontre entre les deux élus, Fabius a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a déclaré qu’il ne faisait plus aucun doute que les forces de Bashar Assad avaient eu recours à des armes chimiques lors de l’attaque dans la banlieue de Damas la semaine dernière, qui a fait plus de 1 300 morts, dont de très nombreux enfants. « Je peux vous dire que dans un cas comme celui-ci, il est inconcevable qu’un tel crime ne suscite pas une forte réaction », a martelé le Français. Une réponse qui sera « dure et déterminée », a poursuivi le ministre qui a cependant refusé de donner plus de détails.

Netanyahou a fait écho à ces propos, ajoutant qu’Israël et la France étaient d’accord pour souhaiter mettre un terme aux tragiques événements syriens. « Je pense que nous avons là un crime commis par le régime syrien à l’encontre de son propre peuple. C’est révoltant », a déclaré Bibi avant d’ajouter que l’Iran et le Hezbollah étaient impliqués. « En réalité, le régime d’Assad est aujourd’hui à la solde de Téhéran qui a fait du sol syrien un terrain d’expérimentation. A présent, chacun est sur le qui-vive. L’Iran observe la communauté internationale pour savoir quelle sera la réaction à l’usage d’armes chimiques ».

Le président Shimon Peres, qui s’est également entretenu avec Fabius, s’est joint à l’appel. Reconnaissant la complexité d’une intervention, Peres a assuré que « l’appel moral prend le pas sur toute considération d’ordre stratégique. Il faut faire un effort international pour retirer ces armes des mains d’Assad. C’est compliqué et c’est très cher, mais ce serait plus dangereux et encore plus cher de les laisser là. Cet effort est aujourd’hui impératif », a martelé le président. Et Fabius de surenchérir : « Si la communauté internationale n’agit pas après les événements qui ont eu lieu en Syrie, l’humanité ne saura plus en qui placer sa confiance, vers qui se tourner ».

A l’heure où nous mettions sous presse, des très nombreux appels se faisaient entendre pour une action internationale sous la houlette des Etats-Unis

 


 



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