La frontière de tous les dangers

« Israël ne peut s’appuyer exclusivement sur des forces internationales », a déclaré Netanyahou.

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June 11, 2013 13:19
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Un soldat de la paix observe les combats en Syrie depuis les hauteurs du Golan.

P4b JFR 370. (photo credit: Reuters)

Le Premier ministre met sur les points sur les i. « Le démantèlement de la mission de maintien de la paix de l’ONU prouve qu’Israël ne peut s’appuyer exclusivement sur des forces internationales pour garantir sa sécurité », a affirmé Binyamin Netanyahou dimanche 9 juin en ouverture du conseil ministériel hebdomadaire. Une référence à la décision autrichienne, la semaine dernière, de retirer 380 de ses 1 000 Casques bleus de la Force des Nations unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) à la frontière israélo-syrienne.

Si les forces internationales peuvent faire partie d’un futur accord, elles ne pourront constituer la seule garantie pour l’Etat juif, a renchéri Netanyahou. Et d’ajouter que le sujet serait abordé avec le secrétaire d’Etat John Kerry, qui devait arriver en Israël cette semaine. Les efforts du diplomate américain pour relancer les pourparlers israélo-palestiniens ont en effet remis au goût du jour une idée selon laquelle une force internationale pourrait remplacer Tsahal dans la vallée du Jourdain et ailleurs dans le cadre d’un futur accord de paix.

Le Premier ministre a en outre déclaré que ce futur accord se fondera sur un Etat palestinien démilitarisé qui aura reconnu le caractère juif de l’Etat d’Israël, et des accords de sécurité « concrets » impliquant une présence de l’armée israélienne.

Rappel à l’ordre 

Netanyahou a également relaté sa conversation téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine, vendredi 7 juin, la troisième au cours des dernières semaines, pour évoquer la situation syrienne « empirant de jour en jour », dixit le Premier ministre.

Réitérant ses déclarations passées, Bibi a affirmé qu’Israël n’interviendrait pas dans la guerre civile en Syrie, « tant que les tirs ne sont pas dirigés contre nous ».

En allusion aux tensions qui ont émergé dans la coalition ces dernières semaines, le Premier ministre a affirmé que les challenges syriens et palestiniens, ainsi que les autres à venir, nécessitaient un gouvernement uni. Passant en revue les initiatives du nouveau gouvernement, dont l’adoption du budget et la loi pour l’égalisation du service militaire, Netanyahou a conclu que son gouvernement a été élu pou « accomplir de grandes choses, non de la politique mesquine. Et c’est ce que nous ferons ».


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