Obama, le sensible, vs. Netanyahou, l’anxieux

Alors que de nombreux espoirs reposent sur la visite du président américain en Israël, Arian Lev, médium, décèle les origines psychologiques du conflit qu’il entretient avec Netanyahou.

By MYRIAM KALFON
March 19, 2013 12:18
3 minute read.
Obama Vs Netanyahou

JFR09 521. (photo credit: Dr)


Voilà des semaines que la visite de Barack Obama fait la une des médias israéliens comme internationaux.
Les experts ont longuement décrypté le but, la portée et le sens de ce déplacement, présenté comme une tentative de tourner la page et de remettre les compteurs à zéro.

Car, ce n’est un secret pour personne, les relations entre le président américain et son homologue, le Premier ministre Binyamin Netanyahou sont plus que mauvaises. Entre une première passe d’armes en mai 2009 dans le Bureau ovale, et des couacs à répétition entre les deux administrations, parler d’une mésentente relèverait presque de l’euphémisme. Or, cette fois-ci, Obama, qui rêve de laisser son empreinte dans le processus de paix au Proche-Orient, a compris que pour se faire aimer des Israéliens et avoir une chance d’influer sur la politique de Jérusalem, il n’avait d’autre choix qu’en passer par Bibi.

Mais comment réparer une relation si mal en point ? Selon Arian Lev, médium et spécialiste de l’inconscient, les frictions entre les deux hommes s’expliquent par une différence très marquée de styles et de caractères. « A cause de son enfance, et de ses expériences passées, Obama a très peur de l’abandon. C’est quelqu’un qui a besoin de confiance, de stabilité, de fiabilité. Quand il s’attache, c’est pour la vie », explique Lev. « Il est très ancré dans ses habitudes, repose toujours les objets aux mêmes endroits, fait confiance à un cercle restreint de conseillers et ainsi de suite.

Pour les mêmes raisons, il est très dépendant de son épouse Michelle, qui lui donne la sécurité dont il a besoin ». Et de sourire : « Je suis certaine qu’il n’aura jamais d’aventures extraconjugales.

Non pas qu’il soit moins séduisant que Netanyahou ou l’ancien président Bill Clinton, mais il aurait trop peur de perdre Michelle, grâce à qui il s’épanouit ».

Miser sur les valeurs juives

 Un caractère aux antipodes de Bibi qui aurait lui « des tendances bipolaires. Il peut être dans un charisme extrême, flamboyant, guerrier et conquérant. Dans ces moments-là, il s’avance et fait des promesses auxquelles il croit sincèrement sur le coup. Mais Netanyahou est aussi sujet à de fortes anxiétés, des angoisses et des doutes qui le rendent irritable et impatient. Alors il se referme sur lui-même et ne veut plus parler à personne, quitte à revenir sur ses engagements ».

Des aléas et une brusquerie qui ne conviendraient donc pas du tout au style d’Obama. Ni, visiblement, à l’ancien président français Nicolas Sarkozy. « Sarkozy est quelqu’un de très méfiant, soupçonneux », reprend Lev. « Au moindre écart, au moindre signe de manque de loyauté, il écarte les gens tout de suite. Il a traité Bibi de menteur parce qu’il ne supporte pas quelqu’un qui ne fait pas ce qu’il dit ou qui change souvent d’avis ».

Pour ce qui est de la visite, la spécialiste conseille à Netanyahou de ne pas chercher à impressionner son homologue. « Lorsqu’on veut lui en mettre plein la vue, Obama cesse d’écouter très rapidement. Il veut du concret, de la simplicité et des engagements qui seront tenus. L’esbroufe ne lui fait aucun effet. Que Bibi lui montre qu’il est digne de confiance et Obama deviendra son meilleur ami, pour toujours ». Pour amadouer Netanyahou, le président devra faire preuve d’enthousiasme et de dynamisme, « montrer qu’il est emballé », conseille encore Lev.

Y a-t-il donc un espoir de rapprocher ces deux leaders aux natures si opposées ? La médium n’est guère optimiste.

« Mais », note-t-elle malgré tout, « Obama est très sensible, c’est un homme de coeur. Si l’on parvient à lui faire ressentir la beauté, la profondeur des valeurs juives et de l’affect qui existent en Israël, il sera profondément touché. Et se rangera sans hésiter à nos côtés ».


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