« Pas de parti pris contre Israël »

Pour Jesper Vahr, ambassadeur du Danemark, les relations entre son pays et l’Etat hébreu sont « très solides ». La circoncision n’est « pas menacée » et l’étiquetage des produits de Judée-Samarie reste « à la libre initiative » du distributeur

By
December 24, 2013 20:11
L'ambassadeur du Danemark Jesper Vahr

P14 JFR 370. (photo credit: DR)

L’ambassadeur Jesper Vahr représente le Danemark en Israël depuis le mois d’août dernier. Diplomate chevronné, il a déjà occupé des positions similaires dans des pays aussi éloignés que la Syrie, la Turquie et l’Azerbaïdjan, en plus du poste de directeur de la politique de sécurité du ministère danois des Affaires étrangères.


Avant son arrivée en Israël, il était chef de cabinet du secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, au grade de secrétaire général adjoint.


Dans une interview exclusive au Jerusalem Post, l’ambassadeur danois aborde un certain nombre de questions clés, de la montée de l’antisémitisme au Danemark au programme nucléaire iranien.


Jérusalem Post : Monsieur l’Ambassadeur, de nombreux Israéliens estiment que l’Europe est hostile à l’Etat juif et se montre partiale dans son approche vis-à-vis du conflit avec les Palestiniens. Que répondez-vous à cela ?


Jesper Vahr : Cela provient sans doute d’une perception erronée. En effet, les pays européens en général, tout comme mon propre pays, entretiennent d’excellentes relations avec Israël. Le Danemark, Israël et l’UE peuvent être en désaccord sur certaines questions, comme celle relative aux implantations par exemple, ou sur un certain nombre de points spécifiques relatifs au processus de paix. Mais cela ne justifie pas de taxer l’UE de partialité envers Israël sous quelque forme que ce soit.


Dans une certaine mesure, cela peut être dû à un phénomène de générations. Si je regarde dans mon propre pays, ceux qui ont vécu la Seconde Guerre mondiale et l’Holocauste, ou ceux qui ont étudié ce sujet par la suite de façon directe (par exemple en suivant le procès Eichmann), ou ceux encore qui ont connu la guerre des Six Jours : tous ont souvent un lien affectif très solide avec Israël. Ils ont vu les menaces qui pesaient contre le pays et comment il a dû lutter pour sa survie.


Pour les jeunes générations, les images vues à la télévision sont complètement différentes. Ce n’est plus Israël qui lutte pour sa survie, mais ce sont les images de l’intifada. La vision de David et Goliath a changé de perspective dans l’esprit de certains.


Ce changement dans la perception se retrouve, je suppose, dans un certain nombre de pays où l’accent est mis, non pas tant sur Israël comme le « pays qui combat pour son droit d’exister », mais plutôt sur les exigences de la communauté internationale qui souhaite le voir se pencher sur la question des aspirations palestiniennes.


A mon avis, ce subtil changement de point de vue dans les pays européens peut parfois être interprété comme un changement fondamental d’attitude ou comme une forme de partialité. Mais je ne pense pas qu’il s’agisse de parti pris. Simplement, les questions sont considérées sous un angle légèrement différent.



Quelle est la nature de la relation bilatérale de votre pays avec Israël ?


C’est une relation très solide. Et cela remonte très loin dans le temps. Nous sommes parmi les 33 pays qui ont voté en faveur du plan de partition de 1947, et nous avons été parmi les premiers pays à reconnaître l’Etat d’Israël.


Nous avons échangé des visites très fréquentes au fil des ans. Le Danemark occupe une place particulière dans le cœur de beaucoup d’Israéliens et de Juifs. Et ce, en raison de l’opération de sauvetage qui s’est déroulée en octobre 1943, lorsque les Danois ont réagi aux horreurs du racisme et de la persécution en aidant leurs compatriotes et d’autres Juifs réfugiés au Danemark à fuir en Suède. La conséquence de cette opération est que la plupart des Juifs du Danemark ont survécu à la Seconde Guerre mondiale. Bien sûr, nous pleurons ceux qui ont péri. Certains ont été déportés dans des camps de concentration.La rafle, qui a eu lieu en octobre de cette année, a abouti à la déportation à Theresienstadt de ceux qui n’ont pas réussi à prendre la fuite. Parmi ces derniers, 53 ne sont pas revenus. Mais la grande majorité des Juifs au Danemark, plus de 7 000, ont réussi à prendre la fuite – et 99 % de tous les Juifs du Danemark ont survécu à la Seconde Guerre mondiale.


Je pense que cela a eu un impact énorme sur l’image de Danemark en Israël. Nous avons toujours été très proches. Nous nous ressemblons énormément sur le plan des mentalités. Les Danois sont très francs et disent facilement ce qu’ils pensent. Une qualité que l’on retrouve facilement chez les Israéliens. J’espère n’offenser personne en disant cela.


Et c’est aussi ce qui caractérise notre amitié, car, lorsqu’il y a des questions sur lesquelles nos points de vue divergent, nous n’hésitons pas à mettre cartes sur table pour en discuter. Mais cela ne change en rien la nature fondamentale de notre relation et de notre amitié.



Des commémorations ont eu lieu en octobre pour marquer l’anniversaire des 70 ans du sauvetage héroïque de la grande majorité des Juifs danois. Comme vous le rappelez, ce sont 7 000 Juifs qui ont été emmenés clandestinement en Suède pour y demeurer en sécurité. Quelle est l’impact de cet événement historique sur l’identité danoise ?


Au Danemark, on aime insister sur la notion de défense des droits de l’homme et sur la tolérance. Cet événement a été commémoré non seulement ici, mais aussi en grande pompe à Copenhague. Une représentation spéciale a été donnée à l’opéra national, à laquelle ont assisté Sa Majesté la reine ainsi que la Première ministre Helle Thorning-Schmidt. Cette dernière a mentionné le fait au tout début de son discours d’ouverture lors de la rentrée parlementaire le 1er octobre. Cela me paraît extrêmement important. Selon elle, ce que les Danois ont fait il y a 70 ans, reflète une sorte de norme à laquelle nous aspirons, en un certain sens.


Il ne s’agit pas ici de notre image, ou de verser dans l’autosatisfaction en nous lançant des fleurs. Je suis tout à fait conscient du risque qui pourrait nous faire pencher dans cette direction. Mais c’est plutôt une réflexion qui nous fait dire : « Attention, il faut nous souvenir quel était l’enjeu. Cela doit nous servir de critère à l’avenir. » C’est à cette aune que nous devons mesurer nos actes. Cela devrait être une ligne de conduite pour les générations à venir.


Et pourtant, ces dernières années, un nombre croissant d’écrivains et d’historiens ont suggéré que les pans les plus sombres de la politique danoise ont été occultés. Comme par exemple le refus, dans les années 1930, d’accueillir les Juifs qui fuyaient le régime nazi. Ou encore l’expulsion d’une trentaine de réfugiés juifs par le gouvernement collaborationniste danois entre 1940 et 1943, remis à la Gestapo pour une mort certaine.



En septembre dernier, le parti social-libéral, membre de la coalition gouvernementale danoise, s’est déclaré partisan de l’interdiction de la Brit Mila. La semaine dernière, le Conseil de l’Europe a adopté une résolution dénonçant la circoncision des enfants. Votre gouvernement envisage-t-il d’interdire cette pratique ancienne ? Auquel cas, n’est-ce pas une atteinte à la liberté religieuse ?


La réponse est non, il n’en a pas l’intention ! Ce qui rend votre deuxième point superflu. J’ai aussi noté que le parti social-libéral, lors de son congrès annuel, a adopté une telle résolution. C’est ce que font les partis. Les gouvernements, eux, émettent des propositions, qui sont ensuite soumises au parlement, qui lui vote les lois.


Ainsi, lorsque la question a été soulevée au Danemark, il y a un peu plus de 9 mois, elle a donné lieu à un débat public.


Le ministre de la Santé s’est adressé à notre agence de la santé afin qu’elle évalue le risque médical que pourrait constituer la circoncision. Après étude, l’agence a estimé que la circoncision ne présentait pas de risque particulier, tant qu’elle se déroulait dans des conditions hygiéniques et sous supervision appropriée. Le gouvernement a donc décidé de ne pas poursuivre l’affaire. Dans une coalition gouvernementale tripartite, un parti peut parfois adopter une résolution, mais cela ne constitue pas forcément une politique commune. Dans ce cas précis, il est clair que ce n’est pas la politique du gouvernement.



Les dirigeants de la communauté juive de Copenhague ont exprimé leur inquiétude devant la montée de l’antisémitisme au Danemark. En décembre 2012, l’ambassadeur d’Israël à Copenhague a même demandé aux Juifs de ne pas porter de kippa en public, pour ne pas augmenter le risque d’agression. Le Danemark est-il en train de devenir dangereux pour les Juifs ?


Pas du tout. En général, le Danemark est plutôt considéré comme un pays très tolérant. Il y a malgré tout des exceptions à cette règle. C’est ce que l’on constate malheureusement dans la vie de tous les jours à Copenhague ou ailleurs. Je suis sûr qu’il y a eu de tels incidents, comme ce que vous évoquiez, en décembre. Cependant, de manière générale, quand je discute avec des Juifs au Danemark (et je compte de nombreux amis juifs dans la communauté danoise), ils ne se sentent pas agressés dans leur vie quotidienne. Ils ne semblent pas éprouver de gêne face à une attitude négative à leur égard, quels que soient les signes extérieurs de leur judéité.


Je ne me permettrais pas de qualifier la perception d’un individu d’exagération. Parce que, si l’on a l’impression d’être victime de discrimination, cela a des implications sur notre vie et notre comportement au jour le jour. Cela étant, je ne pense pas que la discrimination soit un phénomène généralisé au Danemark.



Quelles mesures votre gouvernement prend-il pour lutter contre l’antisémitisme ?


L’approche du gouvernement est de mettre l’accent sur la tolérance religieuse et sur la tolérance en général. Parce qu’il n’existe pas de démarche spécifique à chaque forme de discrimination, que ce soit à l’encontre des musulmans, des juifs, ou autres.


L’important, à mon sens, c’est qu’il règne une tolérance universelle.


Le Danemark compte aujourd’hui de nombreuses religions. Ce n’est pas comme le Danemark où j’ai grandi.


Je suis né en 1962, et c’était alors une société très homogène, dans la mesure où l’on ne croisait jamais personne avec une couleur de peau différente, certainement pas là où j’ai grandi. Aujourd’hui, la donne a complètement changé, d’où l’importance de cette notion de tolérance universelle.



Le Danemark a connu un afflux d’immigrants musulmans ces dernières années et cela a soulevé de nombreuses questions quant à leur intégration au sein de la société danoise. On a vu récemment apparaître un certain nombre de vidéos sur Internet, montrant des combattants jihadistes du Danemark qui prennent part aux combats en Syrie. Etes-vous préoccupé par la montée de l’extrémisme parmi les musulmans danois ?


Certainement pas chez les musulmans danois en général, mais encore une fois il y a eu des cas où cela a été un sujet de préoccupation. Au Danemark, comme dans la plupart des pays européens.


Il y a des extrémistes au Danemark aussi, mais je ne pense pas que ce soit un phénomène général. La tolérance et l’extrémisme ne vont pas de pair. C’est pourquoi le Danemark ne tolère pas l’extrémisme.


Mais c’est une question très difficile, de savoir si, oui ou non, il faut condamner ceux qui voyagent à l’étranger pour prendre part à des conflits. Jusqu’à présent, nous nous sommes abstenus d’adopter une loi visant à interdire une telle démarche. C’est aussi une question d’éducation. Nous voulons insister – comme nous le faisons sur le plan politique – sur le fait que la solution militaire n’est pas envisageable dans le cas de la Syrie.



En mai dernier, le Danemark a annoncé qu’il allait changer le statut de la représentation palestinienne à Copenhague pour en faire celui d’une ambassade. N’est-ce pas là une façon d’interférer dans les négociations en préjugeant de leur résultat ?


Non, je ne pense pas que cette interprétation reflète la réalité. Nous accordons les mêmes privilèges à la représentation palestinienne au Danemark qu’aux autres ambassades. A partir du moment où un bureau est installé, comment définir, quels privilèges lui accorder en termes de franchise d’impôt, de voitures d’ambassade ou de tout le lot complet ? Cela a en quelque sorte été un concept évolutif.


Mais non, nous ne cherchons pas à influer sur les négociations de paix. La position du Danemark tend fermement vers la solution à deux Etats. Quant à savoir comment cela va se mettre en place, et quel en sera le contenu, la réponse appartient uniquement aux parties concernées. Cependant nous voulons aussi reconnaître le fait que le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a pris des mesures pour faire des Palestiniens un partenaire responsable dans l’espoir de parvenir à une solution négociée. Cette main tendue figure donc la carotte plutôt que le bâton.


Officiellement, nous ne reconnaissons pas l’Etat palestinien.


Pour autant, la distinction reste très, très fine aux yeux de nombreux observateurs : comment peut-on accorder l’immunité diplomatique sans reconnaître l’Etat ? Mais dans le monde de la diplomatie, on peut faire cette distinction, qui demeure importante. Nous n’avons pas reconnu l’Etat palestinien, mais nous lui accordons l’ensemble des privilèges inhérents d’un point de vue pratique, tout comme ceux dont jouissent les autres représentations diplomatiques à Copenhague.



L’UE a débattu de l’élaboration de directives pour l’étiquetage des produits fabriqués par les habitants juifs de Judée-Samarie, mais non par les habitants musulmans de la région. Le Danemark a déjà pris de telles mesures. N’y a-t-il pas une certaine forme de discrimination à établir une telle distinction basée sur la religion du fabricant ?


Cette question revêt plusieurs aspects. Et la religion n’a rien à voir avec tout ceci. Une des questions concerne les directives en matière d’admissibilité des entités israéliennes et de leurs activités en Judée-Samarie au regard des subventions, prix et instruments financiers financés par l’UE. Ces directives viennent d’être publiées, et leur mise en œuvre est en cours de discussion entre Israël et l’Union européenne. Bien sûr, le Danemark, comme tous les pays de l’UE, soutient cette proposition. Cette décision reflète la position de l’UE, et celle du Danemark, en conformité avec le droit international : nous ne reconnaissons pas la « souveraineté » d’Israël sur les territoires occupés en juin 1967.


Or une autre question prête parfois un peu à confusion. Je veux parler des taxes et droits sur les produits. Une des exigences pour qu’Israël puisse jouir des privilèges liés aux accords commerciaux avec l’UE a trait aux produits fabriqués dans le pays à l’intérieur des lignes d’avant 1967. S’il provient d’une région située en dehors de ces limites, il ne peut pas bénéficier des franchises et détaxes auxquels ces produits auraient normalement droit. C’est aussi une règle mise en œuvre à tous les niveaux.


Et puis il y a la question de l’étiquetage. Aucune décision nationale n’a été prise en ce sens, mais étiqueter les produits reste une mesure optionnelle, que nous encourageons certes, afin que le consommateur puisse choisir en toute connaissance de cause selon la provenance du produit. Mais cela reste l’initiative du distributeur.



Mais si cette mesure est volontaire, alors quelle différence cela fait-il ? Pourquoi cette question soulève-t-elle autant de bruit ?


Cela représente une différence tangible pour le consommateur lui-même. Un étiquetage volontaire qui précise : « Tel produit provient de tel ou tel endroit » n’induit pas un jugement de valeur qui inciterait le consommateur à acheter ou pas, c’est simplement une question d’information qui laisse le consommateur libre de son choix en toute connaissance de cause. Il n’existe aucune loi, aucune règle, aucun ordre administratif qui interdit un produit originaire d’une implantation de Judée-Samarie de figurer sur les étagères d’un supermarché danois. Certains consommateurs danois peuvent même se dire : « Ce produit vient d’une implantation israélienne, nous voulons les soutenir. » On ne peut certainement pas écarter cette possibilité, mais libre au consommateur de décider d’acheter ou de ne pas acheter, en sachant d’où vient le produit. Il s’agit là d’une distinction très importante.



Dans ce cas, est-ce que le Danemark encourage l’étiquetage volontaire pour les produits fabriqués par des esclaves en Chine, ou par les régimes de l’Arabie Saoudite et de l’Iran qui répriment les femmes et les homosexuels ?


Le seul critère que je peux imaginer en matière d’étiquetage est l’origine géographique. Cependant vous évoquez des pays qui posent, par exemple, des problèmes dans le domaine des droits de l’Homme en général. Dans ce cas, en tant que consommateur, quand on achète un produit au supermarché, cela peut prendre l’allure d’une décision politique. Il peut y avoir des pays dont les produits sont sur les étagères que je ne suis pas particulièrement désireux de soutenir.


Je ne vois donc pas comment on peut dire qu’Israël est visé de façon discriminatoire. On parle ici d’un problème géographique, car il s’agit bien d’une zone géographique occupée et l’enjeu politique est important. Donc, sans prononcer de jugement pour savoir si le consommateur doit acheter le produit ou pas, il suffit de l’informer sur sa provenance. Libre à lui de faire son choix.



L’Iran poursuit sa tentative de franchir le seuil nucléaire et de construire un arsenal atomique. Les Etats-Unis semblent vouloir engager le nouveau régime iranien dans un processus diplomatique. Quelle serait la position du Danemark, si ce processus vient à échouer et qu’Israël conclut qu’il n’y avait pas d’autre option que la force militaire pour empêcher les ayatollahs d’obtenir la bombe ?


Mon gouvernement est tout à fait favorable au processus qui se déroule actuellement. Nous avons soutenu les mesures prises jusqu’à présent. Nous approuvons les sanctions introduites, et estimons qu’elles pourraient réellement faire une différence et s’avérer efficaces.


A mon avis, il est donc beaucoup trop tôt pour envisager la possibilité d’un échec. Certes, nous ne voulons pas voir l’Iran se doter d’un arsenal nucléaire. Mais je ne souhaite pas non plus ajouter foi à un hypothétique scénario de faillite de la voie diplomatique. Poursuivons au contraire nos efforts les plus sincères dans cette direction.



Nous sommes ici dans votre ambassade à Tel-Aviv, mais Jérusalem est la capitale d’Israël. Si l’Etat juif installait son ambassade à Aarhus, la deuxième plus grande ville du pays, plutôt qu’à Copenhague, votre gouvernement ne verrait sans doute pas la démarche d’un très bon œil. Pourquoi votre ambassade ne se trouve-t-elle pas à Jérusalem ?


La question du statut de Jérusalem est au cœur du problème. Je viens d’écouter toute une série de conférences données par un professeur américain intitulées « Jérusalem, la ville contestée » et ma foi, il a entièrement raison. Pas seulement aujourd’hui, mais également par le passé. Nous ne reconnaissons pas l’annexion unilatérale de Jérusalem par Israël.


Nous ne prenons pas position sur ce que le statut de Jérusalem devrait être à l’avenir. Nous croyons que cela doit faire l’objet de négociations entre les parties concernées. Mais nous ne voulons pas préjuger du résultat de ces pourparlers. Et c’est pourquoi nous maintenons une ambassade à Tel-Aviv.


Autant que je sache, Israël ne conteste pas le statut de Copenhague.


© Jerusalem Post Edition Française – Reproduction interdite



Related Content

February 11, 2018
Les nouveaux « judaïsants »

By DAN HUMMEL