République centrafricaine : la France prend ses responsabilités

La Centrafrique est confrontée à une tragédie humanitaire. Les exactions, pillages et viols commis par les rebelles Séléka ont fait des centaines de victimes.

By PATRICK MAISONNAVE
December 24, 2013 19:53
3 minute read.
L'ambassadeur de France en Israël Patrick Maisonnave

P9 JFR 370. (photo credit: DR)

 
X

Dear Reader,
As you can imagine, more people are reading The Jerusalem Post than ever before. Nevertheless, traditional business models are no longer sustainable and high-quality publications, like ours, are being forced to look for new ways to keep going. Unlike many other news organizations, we have not put up a paywall. We want to keep our journalism open and accessible and be able to keep providing you with news and analyses from the frontlines of Israel, the Middle East and the Jewish World.

As one of our loyal readers, we ask you to be our partner.

For $5 a month you will receive access to the following:

  • A user uxperience almost completely free of ads
  • Access to our Premium Section and our monthly magazine to learn Hebrew, Ivrit
  • Content from the award-winning Jerusalem Repor
  • A brand new ePaper featuring the daily newspaper as it appears in print in Israel

Help us grow and continue telling Israel’s story to the world.

Thank you,

Ronit Hasin-Hochman, CEO, Jerusalem Post Group
Yaakov Katz, Editor-in-Chief

UPGRADE YOUR JPOST EXPERIENCE FOR 5$ PER MONTH Show me later Don't show it again

L’anarchie en République centrafricaine est une menace pour toute une région très fragile, celles des Grands Lacs et des deux Soudan. La Centrafrique ne doit pas devenir un nouveau sanctuaire pour les trafics illicites et les groupes terroristes de type Boko Haram ou al-Qaïda au Maghreb islamique. Cette crise alimente l’insécurité du continent africain, de l’Atlantique au Sinaï.


Il y a trois mois, le président François Hollande a demandé aux Nations unies une intervention rapide. Une résolution a été adoptée qui donne mandat à une force africaine de stabiliser le pays et de protéger les civils avec le soutien des forces françaises. L’Union africaine qui a 2 500 à 3 000 hommes sur le terrain a annoncé qu’elle porterait rapidement sa présence à jusqu’à 6 000 hommes.


La France a déployé sur le terrain 1 600 soldats, aux côtés des forces africaines afin d’empêcher le pays de sombrer dans le chaos. Comme l’a indiqué le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, « pour la France, l’inaction n’était pas une option ». Depuis une semaine, les forces africaines et françaises sécurisent les sites sensibles et désarment les milices rebelles afin d’enrayer la spirale de la violence et permettre le retour des organisations humanitaires. Elles agissent dans le cadre du droit international, pour protéger. La France n’a pas de motif économique à agir en RCA. Il s’agira ensuite de restaurer l’autorité de l’Etat et de faciliter une transition politique aboutissant à des élections démocratiques.


Le prix humain est déjà lourd. Deux soldats français sont morts en tentant de désarmer une milice. Le président Hollande s’est rendu à Bangui le 10 décembre pour leur rendre hommage et rappeler l’enjeu de cette mission.


La France n’agit pas seule. L’Europe a mis en place un pont aérien entre Douala (Cameroun) et la capitale centrafricaine Bangui pour acheminer l’aide humanitaire indispensable. Le Royaume-Uni et l’Allemagne ont mis des moyens aériens à la disposition de la France et des Africains. Les Etats-Unis fourniront dans les prochains jours des capacités de transport pour les contingents africains ainsi qu’une aide financière. Les 6 et 7 décembre, les chefs d’Etat et de gouvernement africains réunis à Paris ont apporté un message unanime de soutien.


Il y a presqu’un an, la France est intervenue au Mali pour lutter contre les groupes terroristes qui avaient conquis de vastes territoires et menaçaient les institutions du pays. Suite à l’opération « Serval », l’Etat malien a été rétabli. Des élections libres ont eu lieu. Un président a été élu. Le parlement fonctionne à nouveau. La population est en sécurité.


Aujourd’hui en RCA comme au Mali, la France prend ses responsabilités. Elle agit sur le terrain afin de mettre fin à la tragédie humanitaire annoncée, y compris quand il faut s’engager en premier.


© Jerusalem Post Edition Française – Reproduction interdite


Related Content

February 11, 2018
Les nouveaux « judaïsants »

By DAN HUMMEL