Rebondissements dans l’affaire Pollard

Condamné à vie pour avoir accordé une interview au Jerusalem Post sans autorisation préalable.

By GIL STERN STERN HOFFMAN
December 18, 2012 11:33
4 minute read.
Jonathan Pollard

Jonathan Pollard 311 (R). (photo credit: Courtesy of Justice for Jonathan Pollard)

 
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Coup de tonnerre. Vendredi 14 décembre, un rapport établi par les archives de sécurité nationale à l’université George Washington fait sensation. Il révèle que Jonathan Pollard aurait reçu la peine maximale pour avoir accordé une interview au Jerusalem Post sans autorisation.


En mars 1987, Pollard écope d’une peine de prison à vie alors qu’il plaide coupable, ce qui, selon les lois américaines, aurait dû donner lieu à une peine allégée, ou du moins lui éviter la sentence maximale. Il est accusé d’avoir espionné les Etats- Unis pour le compte d’Israël, mais en reconnaissant les faits, il doit éviter la prison à vie. Et décide donc de coopérer avec les enquêteurs. En contrepartie, il ne doit accorder aucune interview à quelque média que ce soit.

Nous sommes en 1985. Un an plus tard, le 20 novembre 1986, Pollard accorde une interview au Jerusalem Post sans autorisation. Interview qui lui vaudra la prison à vie lors de son jugement, en mars 1987.

L’entretien a été réalisé par Wolf Blitzer dans la prison fédérale de Petersberg. Pollard y explique ses motivations et les objectifs qu’il aurait aimé atteindre dans son travail d’espionnage pour Israël. Il livre également certains exemples des renseignements transmis aux Israéliens.

L’article avait d’abord été publié dans le Jerusalem Post puis dans le Washington Post et le New York Times.

La CIA a pensé qu’à travers cette interview, Pollard tentait de mobiliser le soutien des Juifs américains et du gouvernement israélien.

Espionnage des pays arabes 

Selon Lawrence Korb, l’ancien secrétaire adjoint américain de la Défense à l’époque de l’arrestation de Pollard, le rapport rédigé par la CIA indiquerait que Pollard cherchait des renseignements sur les pays arabes ennemis d’Israël et non sur les Etats-Unis. Contrairement à ce que l’on pensait, Jonathan Pollard a bien remis dans les mains d’Israël des documents nucléaires, militaires et d’ordre technique, mais ils concernaient des pays arabes. Il recherchait à l’époque des données sur les avancées nucléaires des nations de la région, en particulier du Pakistan, sur les armes chimiques et biologiques et autres systèmes de défense des pays soviétiques, alors alliés aux pays arabes.

Et d’ajouter que la révélation de ce rapport de la CIA constituait un évènement fortuit qui ne pourrait qu’accélérer la libération de Pollard. Il a demandé au gouvernement israélien d’utiliser de toute urgence cette nouvelle information pour réclamer la relaxe de l’espion sans délai.

« Nous avons toujours su que les renseignements que cherchait Pollard concernaient les pays arabes et non les Etats-Unis, mais la publication de ce document officiel, qui confirme les faits, rend la demande de libération beaucoup plus facile », a affirmé Korb. « Après 28 ans, il est temps pour lui d’être libéré et de rentrer chez lui ».



Meurtre de Rose Pizem : le grand-père change de version 

La petite fille de 4 ans a été retrouvée dans la rivière Yarkon en 2008. Son grand-père revient à nouveau sur ses déclarations. 

MARIE-SARAH SEEBERGER

Coup de théâtre dans l’affaire Pizem. Selon les informations du site Ynet, Ronny Ron, le grand-père de Rose, accusé du meurtre de sa petite-fille, est revenu sur sa version des faits. Il accuse à présent Marie Pizem, la mère de Rose, qui était également sa compagne.

Dimanche, il a ainsi déclaré : « Je ne suis pas le meurtrier de Rose, je n’avais aucune raison de vouloir la tuer, je l’aimais profondément. » Il accuse à présent la mère de l’enfant d’avoir tout planifié. Son avocat a même ajouté qu’il n’était pas au courant de ce qui allait se passer et qu’il n’a découvert les faits qu’après.

Ronny Ron déclare avoir simplement aidé Marie Pizem à jeter le corps de Rose dans la rivière Yarkon, acte qu’il regrette tous les jours depuis.

Auparavant, il avait endossé l’entière responsabilité de l’affaire et avait fermement défendu Marie. Il a aussi affirmé ne pas avoir su qu’il pouvait faire appel à un avocat pendant son interrogatoire, ni avoir été informé de ses droits pendant les premiers jours de l’enquête.

En 2011, le Tribunal de Petah Tivka avait déclaré Ronny Ron coupable du meurtre et Marie Pizem complice.

Lors de ses précédents interrogatoires, Ronny Ron est souvent revenu sur ses propos. Il avait déclaré avoir frappé Rose et que le coup reçu l’avait tuée.

Il avait aussi affirmé que Marie Pizem n’était pas au courant que sa fille avait été tuée et qu’il l’en avait informée après que la police soit arrivée.

Ronny Ron a été condamné à la prison à vie, il y a 18 mois.


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