Tranchées d’histoire

Le 5 juin 1967 éclatait la guerre des Six Jours. 45 ans plus tard, une visite au site de la Colline des Munitions permet de revivre l’une des plus célèbres, et des plus sanglantes, batailles pour Jérusalem

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June 5, 2012 14:24
Hommage aux soldats tombés durant l’opération

Hommage aux soldats tombés durant l’opération. (photo credit: © Shmuel Bar-Am)

 
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17 heures précises, le 20 février. Le drapeau israélien flotte fièrement sur la Colline des Munitions. D’anciens paras qui ont combattu sur les lieux, et les enfants de leurs camarades tombés en mission, sont réunis. Ils ont décidé de marcher jusqu’à la résidence du Premier ministre, munis du précieux étendard bleu et blanc. Ils verrouillent les portes du Mémorial derrière eux, probablement pour la dernière fois. La raison ? Le manque d’argent dans les caisses, pour maintenir ce symbole national de l’héroïsme sous le feu.
Les problèmes financiers ont commencé environ deux ans auparavant.
Quand la direction de la Colline des Munitions est contrainte de cesser de facturer un droit d’entrée à ses visiteurs. Le site, qui appartient au Mémorial national, se fait l’hôte de la cérémonie principale de Jérusalem, le jour de commémoration des soldats tombés pour la ville, durant la Guerre des Six jours. D’après la loi, même s’il s’agit de sites touristiques majeurs, au même titre qu’un musée, et qui réclament beaucoup d’entretien, certains lieux commémoratifs doivent rester libres d’accès au public.
Immédiatement, le nombre de visiteurs a doublé. Mais si le ministre de la Défense a promis d’assurer un financement suffisant au fonctionnement du lieu, les subventions n’ont jamais été versées. “Le moment est arrivé où la Colline des Munitions n’a tout simplement plus les fonds nécessaires pour garder ses portes ouvertes”, déplore son directeur, Katriel Maoz.
Lorsque les médias ont annoncé que la Colline des Munitions allait fermer le 20 février, Maoz a commencé à recevoir des appels téléphoniques frénétiques. Parmi eux : celui du bureau du Premier ministre, Binyamin Netanyahou, qui prie Maoz d’annuler ses projets de fermeture. “Une réunion sur l’avenir du site doit se tenir l’après-midi même”, lui promet-on.
Le directeur assiste à la rencontre avec les ministres du gouvernement et une assemblée de différents représentants. Lorsqu’il est assuré d’un engagement de financement solide, Maoz appelle les manifestants et leur indique qu’ils peuvent cesser leurs actions.
Cette nuit-là, sur la Colline des Munitions, le drapeau est hissé une fois de plus.
Que représente véritablement la Colline des Munitions ? Et pourquoi l’annonce de sa fermeture a-t-elle provoqué un tel vent de panique dans les rangs des dirigeants ? Réponses le temps d’une visite...

Guerre éclair

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