Un parfum de peur plane sur le Moyen-Orient

L’Iran, la Syrie et la Corée du Nord développent avec zèle leurs armes biologiques.

By JILL BELLAMY VAN AALST, CLARE LOPEZ ET REZA KAH
February 6, 2013 13:20
3 minute read.
Soldiers in protective gear (Illustrative)

Chemical Weapons (R370). (photo credit: REUTERS)

 
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La guerre interne en Syrie, qui aurait déjà fait plus de 60 000 morts, éveille de sérieuses préoccupations au Moyen-Orient et en occident sur l’accès aux armes chimiques de groupes non étatiques comme al- Qaïda, le Hezbollah ou le Hamas. Les stocks d’armes chimiques syriennes concernent Israël, la Jordanie et les États-Unis, qu’ils soient aux mains du président syrien Bachar El-Assad ou des organisations terroristes.

Si les sites d’armes chimiques et de missiles Scud équipés d’ogives chimiques ont été identifiés et sont surveillés en permanence, ce n’est pas le cas des armes biologiques plus dangereuses encore et mises au point par le triangle Iran, Syrie et Corée du Nord.

Plus de 167 nations ont signé la Convention onusienne sur les armes biologiques. La Syrie est signataire, mais n’a pas ratifié le traité. L’Iran, lui aussi signataire, l’a ratifié, mais poursuit le développement d’agents microbiens avec l’aide de scientifiques russes et nordcoréens, diplômés du programme soviétique Biopreparat, celui-là même qui a concocté certains de ces agents biologiques dangereux.

Parmi les 16 agents biologiques et plus, que l’Iran développerait, figurent le charbon, le virus Ebola, l’encéphalite, les toxines biologiques, le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), le choléra, la variole et la peste.

Pire encore, l’Iran, avec l’aide de la Corée du Nord, a modifié génétiquement le virus de la variole de manière à rendre les vaccins actuels inefficaces.

Les armes biologiques présentent des risques que les autres classes d’armes (nucléaires, radiologiques et chimiques) ne comportent pas.

Ce sont des organismes vivants, dont certains sont hautement infectieux et transmissibles, en fonction de leur souche. Certains demandent de longues périodes d’incubation qui rendent la détection précoce extrêmement difficile.

Génétiquement modifiés, les agents biologiques utilisés comme armes constituent des menaces pour lesquelles il n’existe pas d’antidotes médicaux connus. Les armes biologiques sont silencieuses jusqu’à se transformer en épidémie ou en pandémie. Quant au calcul des ratios de mortalité et aux mesures de contrôle, il est pratiquement impraticable en ce qui concerne les armes biologiques, contrairement aux armes chimiques et nucléaires.

Les tactiques trompeuses de l’Iran

 L’analyste des renseignements Andrew O’Neil a déclaré dans un article publié en 2003 dans le Journal des affaires internationales australien que les terroristes préfèrent utiliser des armes biologiques pour trois raisons : « Tout d’abord, les agents [des armes biologiques] sont beaucoup plus faciles à mettre au point que les armes nucléaires et produisent le même effet fatal [que les armes chimiques]. En outre, proportionnellement parlant, les agents [des armes biologiques] sont beaucoup plus puissants que n’importe lequel du plus meurtrier des [arsenaux chimiques], qui doit être “livré en quantités massives pour libérer des concentrations létales sur de grandes surfaces”.

Ensuite, les effets des armes biologiques sur une population cible seraient extrêmement difficiles à contrer. Enfin, la nature insidieuse des agents [des armes biologiques] – composés de micro-organismes vivants qui ont la capacité de se reproduire et muer – a le potentiel de “déstabiliser” psychologiquement les populations cibles. » Selon les rapports, l’Iran et la Syrie font partie des régimes qui ont reçu des variantes de ces agents biologiques mortels et développé leurs propres programmes nationaux. Chacun de ces pays dispose également d’une recherche médicale et pharmaceutique approfondie et développe des infrastructures qui produisent et conçoivent des programmes d’armement biologique.

L’Iran et la Syrie partagent l’artillerie, les missiles balistiques et la technologie d’armement, entre eux et probablement avec le Hezbollah, pour livrer ces agents pathogènes.

Une fois encore, le chef suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, et son puissant régime religieux et militaire continuent de faire usage de tactiques trompeuses pour dissimuler le développement d’un arsenal d’armes biologiques mortelles pratiquement intraçables qui pourraient faire des dizaines de millions de morts. Pendant ce temps, Israël et le P5+1 – les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, plus l’Allemagne – sont aux prises avec la République islamique qui s’approche dangereusement des « lignes rouges » de l’enrichissement et du développement des armes nucléaires.

Les menaces de ces agents microbiens mortels sont alarmantes et bien réelles. Le déchaînement des agents de guerre bactériologiques contre Israël et les Etats-Unis pourraient mettre ces deux pays à genoux. Il faut stopper sans attendre ces programmes d’armement biologique mortels développés librement en Iran et en Syrie.

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