Une terre d’accueil pour les infiltrés érythréens ?

Un pays anonyme aurait accepté d’accueillir les émigrés africains illégaux.

By BEN HARTMAN ET HERB KEINON
June 4, 2013 12:44
2 minute read.
Eritrean migrants: Illustratory

Eritrean migrants living in Tel Aviv 370. (photo credit: Marc Israel Sellem)

 
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Une nation bien généreuse. Dimanche 2 juin, l’avocat de l’Etat, Yochi Gnessin, a déclaré à la Cour suprême qu’un pays tiers avait accepté de recueillir les infiltrés érythréens en temps voulu. Israël serait en outre en cours de pourparlers avec deux autres Etats dans le même objectif. Il s’agit de permettre aux émigrés érythréens de retourner sur le continent africain, comme cela a été le cas pour les quelque 2 100 Soudanais, rentrés au Soudan via un pays tiers.

Selon Gnessin, très peu de réfugiés érythréens présents en Israël répondent à la définition d’un dissident politique. C’est pourquoi la grande majorité des 35 000 demandes d’asile sera rejetée. La cour a ordonné au ministère de la Justice de présenter une explication détaillée de l’accord conclu avec les pays concernés, qui pourra alors être rendu public.

Droits fondamentaux L’audience de dimanche s’est déroulée devant un panel de 9 magistrats de la Cour suprême chargés d’examiner une pétition déposée contre l’amendement à la loi de prévention de l’infiltration (1954), voté en janvier 2012 par la Knesset.

Environ 2 000 personnes sont détenues sous le coup de cet amendement, qui autorise jusqu’à 3 ans d’incarcération pour tout individu franchissant illégalement les frontières israéliennes.

Selon la pétition, l’amendement viole les droits fondamentaux des émigrés africains. Déposé par plusieurs associations de défense des droits civils, le texte conteste l’expulsion des Soudanais et des Erythréens, car « le gouvernement israélien reconnaît lui-même qu’il est impossible de déporter ces personnes, au vu du destin qui les attend à leur retour ».

Selon les auteurs de la pétition, il est illégal de détenir des individus qui ne peuvent être déportés et l’amendement voté par les députés viole la Loi fondamentale de la dignité humaine et de la liberté, ce qui devrait conduire la Cour suprême à le faire annuler.

Toujours dimanche, l’Autorité de la population, de l’immigration et des frontières a révélé que seuls 2 infiltrés avaient tenté de franchir la frontière israélienne au mois de mai, contrairement à la même époque l’année dernière où 2 031 personnes ont pénétré dans le territoire. Le Premier ministre Binyamin Netanyahou s’est félicité de ces résultats, soulignant les effets de la barrière de sécurité construite le long de la frontière égyptienne. Cette clôture de 230 kilomètres de long a coûté 1, 6 milliard de shekels et a été achevée en janvier dernier. Netanyahou a ajouté qu’il était temps, désormais, de se consacrer à renvoyer ces émigrés illégaux chez eux. « Nous atteindrons cet objectif également », a assuré Bibi.

En décembre 2012, le Premier ministre a nommé Hagaï Hadas, ancien haut gradé du Mossad et ancien négociateur en chef dans les pourparlers pour faire libérer le soldat Guilad Schalit, pour superviser les expulsions des émigrés africains et de leur trouver des terres d’accueil.

Dimanche, les différents ministères concernés – Affaires étrangères, Intérieur – ne semblaient pas informés de l’existence d’un accord avec un tiers pays. Sous couvert d’anonymat, un diplomate a cependant déclaré qu’il semblait improbable qu’un autre pays ait accepté d’accueillir des dizaines de milliers de demandeurs d’asile érythréens, et que l’accord portait plus vraisemblablement sur leur transit. Le haut gradé a également précisé qu’Israël ne pourrait certainement pas se permettre de payer ledit tiers Etat afin que ce dernier conserve les émigrés sur son sol indéfiniment.

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