Viol fatal : l’Inde se révolte

La jeune femme victime d’un viol collectif est décédée suite à ses nombreuses blessures.

By ROSS COLVIN ET KEVIN LIM
January 1, 2013 15:09
2 minute read.
Candlelight vigil for Indian gang rape victim

Candlelight vigil for Indian gang rape victim 370 (R). (photo credit: Ahmad Masood / Reuters)

 
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Une jeune femme de 23 ans, victime d’un viol collectif dans un bus de New Dehli le 16 décembre, est morte de ses blessures. Un décès qui soulève un véritable débat sur la violence envers les femmes en Inde. Depuis l’annonce de sa mort, les manifestants se sont regroupés à New Delhi et dans le reste du pays, afin de faire pression sur le Premier ministre, appelé à mettre un terme aux violences faites aux femmes. 

Le gouvernement, craignant des réactions à l’annonce de la mort de la victime, a déployé des milliers de policiers, fermé dix stations de métro et barré quelques rues principales de la ville. Le 25 décembre, un policier a trouvé la mort au cours d’affrontements avec les protestataires, en colère contre la justice de leur pays. La plupart des viols restent impunis en Inde et l’opinion espère désormais que cette énième tragédie fera évoluer les choses.

La jeune femme a été surnommée « la fille de l’Inde » par la population. Son corps a été transporté dans cercueil jaune et or avant d’être brûlé sur un bûcher funéraire, comme le veut la tradition hindoue.

La cérémonie s’est déroulée en présence de sa famille et de responsables politiques dans le quartier de Dwarka, au sud de la capitale indienne. Des centaines de manifestants ont ensuite défilé dans les rues pour demander une très sévère punition envers les auteurs du crime.

Un viol toutes les 18 heures 

Le 16 décembre, la jeune femme et son ami rentraient chez eux après avoir été au cinéma. Dans le bus qu’ils empruntent, six hommes ivres les battent et violent la jeune femme à plusieurs reprises. Les deux victimes sont ensuite jetées hors du véhicule.

Au bout de quelques jours, l’étudiante en kinésithérapie est transférée à Singapour dans un état critique. « Elle a fait preuve d’un très grand courage en se battant ainsi pour rester en vie malgré ses nombreuses blessures », a déclaré Kelvin Loh, directeur de l’hôpital Mont Elisabeth de Singapour.

Cette attaque place ce sujet brûlant au coeur de l’actualité indienne. Le viol, les violences envers les femmes et les infanticides de fillettes font malheureusement très rarement partie du discours politique. Les leaders indiens, dont le Premier ministre Manmohan Singh, font voeu de rectifier ces « comportements sociaux honteux ».

« J’espère que toute la classe politique et toute la société sauront oeuvrer ensemble pour faire de l’Inde un endroit bien meilleur pour les femmes », a ajouté le dirigeant.

Une enquête menée en juin dernier par la Fondation Thomson Reuters a montré que l’Inde était le pire endroit au monde pour les femmes : les taux d’infanticides croissants, le mariage des enfants et l’esclavage sont les principales raisons évoquées. A New Delhi, un viol est commis toutes les 18 heures.

Sonia Gandhi, puissante présidente du Parti du Congrès indien, s’est directement adressée aux manifestants en affirmant qu’en tant que mère et que femme, elle entendait leur peine. « Votre voix a été entendue », leur a-t-elle dit. « Il nous faut de la détermination pour faire changer cette attitude sociale honteuse qui autorise les hommes à violer les femmes en toute impunité », a ajouté Sonia Gandhi.

Les six suspects ont été arrêtés et mis en examen pour homicide volontaire, a rapporté la police. En Inde, la peine maximale pour meurtre est la peine de mort.

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