Ça bouge dans le Néguev

Le plus gros projet depuis la création de l’Etat est lancé : l’armée déploie ses hommes et ses bases vers le Sud.

By PATRICIA GOLAN
July 22, 2014 12:34
Représentation de la future ville du Néguev

Représentation de la future ville du Néguev. (photo credit: MABAT LANEGEV)

 
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Ces derniers temps, un vent de renouveau souffle sur le sud désertique israélien. Tout d’abord, la délocalisation massive des installations militaires vers le sud, prévue depuis longtemps, connaît une avancée remarquable. Puis des multinationales se déplacent vers le nouveau Parc technologique de Beersheva dans le Néguev, transformant cette ville négligée en cyber capitale globale. Enfin, l’autoroute Trans-Israël (route 6) et les réseaux de train affichent un développement sans précédent.

Une expansion accélérée qui devrait apporter un push décisif à l’économie du Néguev, que la plupart des Israéliens persistent à considérer comme la périphérie rurale. Des décennies de sous-développement et de promesses non tenues d’investissements dans cette région aride, qui compte près des 2/3 de la surface du pays, mais seulement 8 % de sa population, arriveraient donc à leur terme.

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Lorsque les officiels décrivent le projet de déplacement vers le Néguev, le langage idéaliste domine. On parle de « projet national », dans l’esprit de la vision de Ben Gourion de « faire fleurir le désert ».

Aucune étude académique n’a encore été menée pour mesurer l’impact économique d’un projet de plusieurs milliards de shekels, dont les officiels déclarent qu’il est le plus important que l’Etat ait jamais connu, mais il booste déjà l’économie locale.

Quand l’armée se délocalise

Dès la fin de l’année, l’armée commencera à déplacer ses principales installations militaires du centre du pays, où la densité de population est très élevée, vers le Néguev. La délocalisation devrait rationaliser l’entraînement au combat – qui a lieu pour l’instant dans plusieurs installations, au cœur de la région sur-congestionnée de Tel-Aviv – en la concentrant en un site unique. Huit bases d’entraînement, localisées actuellement dans plusieurs camps militaires situés dans le centre et datant du Mandat britannique, vont être déplacées vers la première méga-base du pays, à l’échangeur du Néguev, à 20 km au sud de Beersheva.

De plus, l’armée va transférer le noyau de son matériel technologique vers le sud dès ces prochaines années. Les installations du Renseignement passeront de Ramat Hasharon vers une base qui doit être construite à l’échangeur de Shoket, juste au nord de Beersheva, tandis que les Corps C41 de Communications passeront de Tel-Aviv vers une autre base, qui verra le jour à la lisière de la ville près de l’université Ben-Gourion (BGU) du Néguev, ce qui permettra à l’armée de décentraliser une structure de sécurité par trop vulnérable.

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Deux plus petits camps d’entraînement doivent également être relocalisés à Beersheva, et l’Aviation a déjà transféré deux de ses bases vers la région : récemment, la base aérienne contiguë à l’aéroport Ben-Gourion s’est installée près d’Arad, à Nevatim.

Il y a déjà plusieurs importantes bases militaires dans le sud, comme celles de Nevatim, déplacée depuis le Sinaï après les accords avec l’Egypte, et Tseelim, érigée dans les années 1960. Mais ces déplacements étaient échelonnés, ce qui n’est pas le cas avec la construction actuelle, et la concentration élevée de bases et de personnel. Certains militaires de carrière vivent d’ores et déjà avec leur famille dans le sud, mais ils ont emménagé de façon indépendante, et sont dispersés dans diverses communautés.

La troisième ville du Néguev

Nommée à l’origine Cité de bases d’entraînement, l’énorme complexe militaire en construction a été officiellement rebaptisé Centre Ariel Sharon d’instruction interarmes de l’armée de défense Israélienne, d’après le nom de l’ancien premier ministre, principal moteur de l’approbation du projet.

Il y a à peine deux ans, le site choisi pour la nouvelle base d’entraînement géante, près de la ville de Yerouham et du Centre de recherche nucléaire de Dimona, était désertique. Aujourd’hui, ces 632 hectares (2 500 dounams), coupés par la vallée de Zin, sont devenus une véritable ville en construction, avec quantité de grues et de tracteurs. Etant donné le rythme forcené de la construction, le port du casque est toujours obligatoire dans cette zone.

Parmi les divisions destinées à déménager vers les nouvelles installations on trouve le Corps médical, la Maintenance et les armes, l’Education, la Logistique, les Ressources humaines, ainsi que l’Académie de la police militaire. Cette dernière est la seule pour laquelle la construction est achevée.

Lorsqu’elle sera terminée et complètement occupée, la méga-base abritera 10 000 militaires, plus 500 employés civils. Bien que sa population soit amenée à changer constamment, elle se placera en troisième position dans le Néguev en nombre d’habitants, derrière Beersheva et Dimona.

Le complexe, qui sera surtout piétonnier, comprendra des centres d’entraînement avec des centaines de classes équipées d’ordinateurs et de sites de simulation, un hôpital et une clinique, des dortoirs, des centres sportifs, trois synagogues, un centre de conférence et un centre commercial. Fondé par le KKL, le Fonds national juif, un parc public de loisirs, incluant un hôtel, est prévu juste à la périphérie du camp.

De nouveaux ponts, conçus pour supporter les tanks les plus lourds, seront jetés par-dessus le wadi.

La base jouxte des réserves naturelles, mais, selon le colonel Danny Moshoyov, commandant du nouveau complexe militaire, les terrains de tir sont en cours de réorganisation et non d’expansion, contrairement à ce qu’avancent certains groupes de militants pour la défense de l’environnement. Si bien que les zones réservées au tourisme seront préservées.

Moshoyov montre aux visiteurs un film qui simule la base une fois achevée. Une végétation luxuriante borde un courant humain qui circule à travers le complexe. Des bancs et une piste cyclable donnent sur la coulée, composant l’image d’un campus d’université plutôt que celle d’une base militaire.

« La construction remplit les exigences des standards les plus élevés. Notre but principal est de faire fonctionner ces terrains d’entraînement au plus haut niveau », affirme Moshoyov.

Plus le vaste complexe militaire prend forme au-dessus du sable, plus l’impact économique du projet se fait sentir. Moshoyov adopte le même ton de missionnaire que d’autres personnalités pour décrire l’effet du projet, comme « la concrétisation de la vision de Ben Gourion. Ce projet revêt une importance nationale, l’Etat renforce ses habitants du sud en y apportant emplois et infrastructures. »

Une des transactions immobilières les plus chères du pays

Un des points importants du méga projet est l’utilisation d’une compagnie privée (Partenariat entre secteurs public et privé, PPP), de même que cela avait été le cas pour la construction de l’autoroute Trans-Israël, la route 6. Mais c’est la première fois qu’un tel partenariat est utilisé par l’armée. Mabat laNegev (Regard vers le Néguev) est un consortium de quatre compagnies formé pour l’occasion, qui a remporté un contrat de 25 ans pour construire et faire fonctionner le complexe.

Le projet a déjà fourni quantité d’emplois dans le sud, particulièrement dans le domaine du bâtiment, alors que Mabat laNegev embauche tous les sous-traitants. La majorité des 1 400 ouvriers sur le site sont de la région, il n’y a pas de travailleurs étrangers. 2 000 autres ouvriers sont employés indirectement dans les installations et les usines de la région, pour fournir le matériel nécessaire.

L’usine de Yerouham Ackerstein Paving Stones a triplé son chiffre d’affaires l’an dernier, rapporte Moshoyov. « Nous insistons pour que les sociétés du Néguev privilégient l’emploi. Nous avons aussi l’intention d’engager des instructeurs civils et pas seulement des officiers de carrière pour les entraînements », ajoute-t-il.

Le coût total estimé du complexe d’entraînement, plus les bases de Renseignement et Communication, se monte à 22 milliards de shekels (5 milliards d’euros). L’estimation pour tout le projet de transition vers le Néguev s’élève à près de 8 milliards d’euros. D’où vient cet argent ? Le ministre de la Défense a présenté le projet à des investisseurs internationaux potentiels et à des bienfaiteurs d’outre-mer. Par exemple, le centre de sport de la base d’entraînement a été fondé par des donateurs juifs américains.

Mais l’essentiel du budget viendra de la vente des terrains où les camps et les installations militaires sont localisés actuellement. Situées dans le centre à très forte densité de population, elles appartiennent à l’Etat.

C’est là l’une des transactions immobilières les plus chères et les plus recherchées du pays. La vente de ces terrains va rapporter à l’Etat des dizaines de milliards de shekels, dont la moitié ira directement au Trésor, et ce dernier vendra les surfaces aux promoteurs. Aujourd’hui, les prix des appartements dans certains quartiers de Tel-Aviv s’avèrent plus élevés qu’à Manhattan, et le gouvernement cherche le moyen de freiner la hausse du marché de l’immobilier.

Réaliser la vision de Ben Gourion

Ainsi, la délocalisation de l’armée vers le sud permet, outre de réaliser l’objectif du gouvernement de développer le Néguev, de libérer des terrains constructibles dans le centre. Le ministère de la Construction et du Logement estime à 35 000 le nombre d’appartements, dont 9 000 déclarés à « prix abordable », qui seront construits sur les sites libérés, encore qu’« abordable » semble assez peu plausible, étant donné la hausse constante des prix de l’immobilier.

Entre-temps, le personnel militaire qui va déménager du centre vers le sud doit être relogé quelque part. Les 9 500 soldats de l’armée régulière qui viennent à la méga-base pour un entraînement de trois mois seront installés dans les dortoirs. Quand aux 500 autres soldats et aux officiers de carrière avec leurs familles, l’armée cherche à les convaincre, à coup d’efforts promotionnels, de se porter acquéreurs de logements privés dans la région.

Au cours des 5 prochaines années, 30 000 employés supplémentaires viendront travailler dans les nouvelles bases de l’armée de la région de Beersheva.

Hezi Mashita, anciennement officier de haut rang dans la marine et aujourd’hui chef de l’administration du ministère de la Défense pour le Néguev, affirme que même s’il devient de plus en plus simple d’arriver en voiture ou en train dans le Néguev, « nous ne souhaitons pas que les officiers de carrière et les officiers subalternes fassent la navette tous les jours depuis Tel-Aviv. Nous souhaitons qu’ils vivent près des bases, c’est mieux et c’est plus efficace. »

En fait, l’arrivée en masse du personnel de l’armée a déjà entraîné un boom de la construction dans le sud. Cela coïncide justement avec la nouvelle insistance du gouvernement à augmenter la population dans la région, et la principale initiative de développement du KKL, nommée « Blueprint Negev » (« Plan Néguev »), a été lancée il y a dix ans.

Studio ou villa

Les principaux bénéficiaires de toute cette activité semblent être les promoteurs, qui ont reçu les appels pour la construction des unités de logement destinés aux officiers de l’armée. Deux nouveaux quartiers sont déjà très avancés à Beersheva, et la construction a augmenté de façon impressionnante dans les deux banlieues proches de Meitar et Omer. Un projet de maisons particulières vient d’être achevé à Yerouham, à 10 minutes de voiture à peine de la grande base, du nom de Tsahala, comme celui d’un quartier nord de Tel-Aviv, fondé pour loger les gros bonnets militaires d’hier.

Il y a quelques années, les maisons construites pour les officiers à Omer, dans des conditions très avantageuses, ont été immédiatement revendues ou sous-louées à des civils. Cette fois, les acheteurs des nouvelles unités d’habitation devront s’engager à y vivre au moins cinq ans, sans possibilité de vendre ni de louer.

Cependant, malgré toute cette activité immobilière et les opportunités qu’elle offre à ses officiers d’acheter de vastes maisons individuelles au prix de petits appartements dans le centre, l’armée est obligée de déployer de gros efforts pour les convaincre de se déplacer vers le sud avec leurs familles.

« L’armée de métier vit en majorité dans le centre. Leur demander de bouger vers la périphérie est un changement important pour eux, et un grand risque pour nous », rapporte Mashita. « Si nous construisons la base et perdons notre main-d’œuvre par la même occasion, autant rester à Tel-Aviv. »

Le ministère de la Défense propose toutes sortes d’avantages tentants aux soldats qui acceptent de se déplacer vers le sud, tels que des hypothèques, des subventions, des augmentations de salaire, de l’aide pour les conjointes à trouver un travail, et la prise en charge des frais de déménagement. L’armée va même jusqu’à organiser des tours guidés de la région.

A une réunion de recrutement récente, on passe un film produit par l’armée. Le présentateur dit : « Vous vous imaginez peut-être que nous cherchons à vous attirer avec une maison particulière et une piscine, ou au moins un barbecue. Mais nous voulons vous montrer ce qui est vraiment disponible, que ce soit un petit appartement d’une pièce ou une villa.

Le Néguev offre une vie sociale jeune et sympathique, des études académiques, et beaucoup de liberté », déclare la voix off.

« C’est difficile de convaincre les familles de venir »


Le maire de Yerouham, Michael Biton, affirme durant un meeting : « Construire des maisons n’est pas tout. Ce qui compte, c’est de donner aux gens envie de vivre ici. Cela implique d’investir dans l’éducation et dans toutes sortes d’autres choses, comme des emplois pour les conjointes des militaires que nous attendons. »

« Tout dépend de la facilité d’accès, de la qualité de la vie, et des opportunités réelles proposées aux familles des officiers en matière d’éducation, de culture et d’emploi. Ils ne sont pour la plupart pas très enthousiastes de déménager vers le sud », note David Newman, doyen de la faculté des Sciences humaines et sociales de l’université Ben-Gourion.

Mashita, chargé de la relocalisation des infrastructures civiles, explique qu’il exploite toutes les ressources à sa disposition pour élargir le champ des opportunités des soldats et de leurs familles qui viendront s’établir dans le sud. « Je suis en contact avec tous les maires, les industriels et les organismes civils de la région, et je coordonne les différents ministères afin d’améliorer les infrastructures dans le Néguev », dit-il lors d’une interview dans son bureau, dans le bâtiment flambant neuf du ministère de la Défense à Petah Tikva, juste à l’est de Tel-Aviv.

Shmulik Rifman est sceptique. Le chef du conseil de Ramat Hanegev, le plus vaste du pays en surface puisqu’il s’étend depuis le sud de Beersheva jusqu’à la frontière avec l’Egypte, déclare : « Nous ne sommes plus dans les années 1950, où on amenait des immigrants en charrettes et où on les lâchait là où on voulait. Quand l’autoroute ou le train vous amène et vous ramène en seulement une heure, pourquoi déménager dans le Néguev ? », faisant allusion à la route 6 en construction, et le plan d’extension du réseau de trains vers le centre du Néguev – bien que nous soyons à des années de sa réalisation.

« C’est difficile de convaincre les familles de venir. Ceux qui viennent ici le font parce qu’ils peuvent acheter une maison pour un prix raisonnable, tout en gagnant autant d’argent que s’ils étaient au centre du pays. Je pense que le gouvernement n’a pas fait assez pour cette région », se plaint-il.

« Tout le monde ne voudra pas venir ici », confirme le maire adjoint de Beersheva Tal Elal. « Cela signifie se déraciner, changer d’écoles, de cercle social et d’emploi. Au début, tout le monde fera la navette, ce n’est qu’à une heure et demie, c’est ce que, moi, je ferais. Mais peut-être que dans 15 ou 20 ans, les choses seront plus faciles. La jeune génération aura grandi ici, elle aura appris à l’université du Néguev à Beersheva, elle restera sur place. »

Les pionniers du désert

Le programme de relocalisation n’a pas particulièrement cherché à impliquer ou faire bénéficier les Bédouins du Néguev, qui constituent le tiers très pauvre de la population de la région. Les tentatives passées pour développer le sud ont été gâchées par les expulsions de points de peuplement bédouins. Le site de la méga-base d’entraînement a été choisi de façon à ce qu’il n’y ait pas de contestations territoriales.

Selon Mashita, dès que le niveau économique augmente, les emplois pour les Bédouins suivent. 20 % des ouvriers au centre d’entraînement sont bédouins. Et de nombreux sous-traitants qui exécutent toutes sortes de projets sont aussi bédouins. « Ils auront de nombreuses opportunités pour travailler dans les bases, et les nouvelles infrastructures leur rendront bien service aussi. »

Avec le déplacement de l’armée vers le sud, Beersheva est en train de devenir la Silicon Valley du pays. Nombre des plus grandes compagnies mondiales de Recherche et Développement en haute technologie y ont déjà installé leurs principaux cyber-centres et pôles d’investissement, par anticipation. Des multinationales comme Deutsche Telekom, EMC Corp., IBM et Lockheed Martin se sont déplacées au Parc de Technologies Avancées de Gav-Yam Negev (ATP), qui fonctionne avec l’université BGU.

Ils profiteront de la proximité des bases militaires pour recruter leurs employés et développer des technologies avec la branche militaire du renseignement.

Au premier anniversaire de l’ouverture des locaux de ATP, le 1er juillet dernier, le directeur général Roy Zwebner rappelait que plus de 700 emplois avaient déjà été créés dans le high-tech, et que 5 000 postes supplémentaires le seraient avec l’achèvement de la délocalisation dans quelques années. A comparer avec les 100 postes existant dans le même domaine l’an dernier. 19 autres bâtiments sont prévus dans le Parc, dont certains en cours de construction.

« Ce qui a attiré toutes ces compagnies de high-tech vers le Néguev a été justement de savoir que les bases du Renseignement et des Télécommunications s’y déplaçaient », explique Mashita. « Ils veulent s’assurer d’être les premiers, pour avoir les meilleurs professionnels et les meilleures aides du gouvernement. Ce sont des pionniers, qui ont saisi les avantages de la situation, surtout quand le gouvernement offre des allocations substantielles à ceux qui se déplacent vers le Néguev et s’engagent à embaucher plus de 100 personnes. Dans 5 ans, ces accords n’existeront plus. »

« “Le Cyber Centre d’Israël”, ce n’est pas un slogan », déclare le professeur Dan Blumberg, vice-doyen pour la Recherche à BGU. « C’est la réalité. Quand la relocalisation sera complètement terminée, il y aura ici un personnel qualifié de 32 000 militaires. Le Corps informatique emploiera beaucoup d’officiers de carrière diplômés d’université. Beaucoup de cerveaux, qui souhaiteront continuer leurs études à BGU, tandis que d’autre part les compagnies seront à la recherche d’employés », ajoute Blumberg, chargé des contacts entre l’armée et l’université du Néguev.

« Il faudra savoir », ajoute-t-il, « si les pouvoirs locaux sont prêts à répondre à la demande en installant plus d’écoles et en aidant l’université à accueillir un nombre accru d’étudiants et de chercheurs. » 

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