Israël, la Toscane des étrangers

Pour ceux qui en ont les moyens, une propriété de luxe dans l’arrière-pays peut devenir réalité

By JOHN BENZAQUEN
August 1, 2012 16:13
4 minute read.
Propriétés calmes et spacieuses qui font rêver

Maison. (photo credit: DR)

 
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Petit et bondé. C’est ainsi que l’on pourrait décrire le territoire israélien. La population du pays se concentre sur 40 % de sa superficie, tandis que les 60 % restants représentent un désert peu accueillant pour les résidents potentiels. Cette réalité rend les terrains rares et particulièrement coûteux. Et parce qu’ils sont si chers, ils sont aussi très petits. Quand vous voyez une annonce dans la rubrique immobilière d’un journal qui vante les atouts d’une maison avec un grand jardin ; ne vous attendez pas à une étendue de 2 hectares verdoyants, mais plutôt à une propriété d’une superficie de 100 à 200 mètres carrés.




Dans la région centre du pays, les parcelles destinées à la construction immobilière sont en moyenne de 300 mètres carrés. Dans les zones moins fréquentées, comme le Néguev ou les hauts plateaux de Galilée, des terrains de 500 à 600 mètres carrés sont disponibles. Mais c’est quasiment le maximum à espérer. De quoi surprendre les nouveaux immigrants originaires des Etats-Unis, du Canada, d’Australie, de Nouvelle-Zélande, ou d’Afrique du Sud. Pour eux, qui dit “grand jardin”, dit surface supérieure à deux hectares. La taille des espaces privés en Israël représente donc un véritable choc pour ces arrivants des pays anglo-saxons.

Que faire, alors, pour ces adeptes des grands espaces ? L’une des solutions à étudier est l’acquisition d’une propriété dans une colonie agricole. Certes, d’après les critères américains ou australiens, les terrains n’y sont toujours pas très grands - 5 hectares au plus - mais il s’agit toutefois du meilleur moyen d’acheter une parcelle de terrain à un prix envisageable. Campagne de luxe Avec les premiers moshavim, se dressent alors de modestes fermes. Durant les premières années de l’Etat, le gouvernement entame sa politique de peuplement, même dans les zones excentrées, en attribuant à des prix bon marché, des parcelles pouvant aller jusqu’à 5 hectares. L’objectif : encourager le développement de l’agriculture et faire prospérer le travail de la terre. C’est l’âge d’or du moshav : les terrains sont cultivés collectivement ; et des parcelles de 1 000 mètres carrés sont réservées aux récoltes ou au bétail. Mais alors que les villes se construisent un peu partout dans le pays, les moshavim tombent progressivement en désuétude. A l’image de l’évolution mondiale, le secteur agricole perd du terrain au profit du tertiaire. Restent des fermes et des terrains, que les Israéliens désertent. Jusqu’à il y a un quart de siècle.

Depuis 25 ans, ces fermes abandonnées trouvent soudain une nouvelle jeunesse. Reconverties en habitations résidentielles, elles commencent à séduire la hautebourgeoisie, qui jusque-là, n’aurait jamais rêvé de s’installer à la campagne. L’évolution des mentalités s’est opérée en douceur. Beaucoup d’Israéliens, pour avoir vécu à l’étranger pendant une période prolongée, se sont habitués aux vastes espaces. A leur retour en Israël, ils aspirent à un niveau de vie semblable. Et ils s’installent naturellement dans un moshav. La société Neot Shiran est spécialisée dans la commercialisation de maisons et propriétés hors du commun.
Meïr Menahem, copropriétaire de l’agence, a plus de 20 ans d’expérience dans le domaine. Il explique la transformation de certains moshavim de la région de Tel-Aviv.

A l’origine simples colonies agricoles, les implantations ont pris des allures de terrains de luxe avec villas, courts de tennis, vignobles et ranchs de chevaux. “Les acquéreurs”, explique Menahem, “sont à la recherche de grands espaces, de calme et de tranquillité”. L’acheteur type : celui qui veut construire sa maison de rêve dans une ambiance campagnarde, loin de l’agitation et de l’encombrement de la ville. Et dans un lieu où la vie communautaire constitue un facteur important. “Les voisins se connaissent et se respectent les uns les autres.” Aujourd’hui, deux, voire trois maisons, peuvent être construites sur les parcelles d’antan. Les prix des fermes varient en fonction de la taille du terrain et de son emplacement dans le moshav, de l’état des constructions environnantes et bien sûr de la proximité du village avec une grande région métropolitaine.

Qui a besoin d’une villa à Saint-Tropez ?   

D’après Alice Rubinfeld, spécialiste des moshavim à l’agence Neot Shiran, les prix des fermes de la région du Sharon évoluent sur une gamme de 7 à 28 millions de shekels. Les moshavim les plus chers, car les plus prisés, sont les plus proches de Tel-Aviv. Il s’agit notamment de Rishpon, Bnei Zion ou Kfar Azar Oudim. Les fermes de Bnei Zion sont particulièrement demandées. Les prix oscillent entre 13 et 18 millions de shekels pour une ferme en l’état ; et atteignent les 25 millions de shekels pour une propriété entièrement aménagée.




Dans la région de Netanya, Kfar Netter et Beit Yehoshoua sont les plus populaires auprès des entrepreneurs ; à l’instar de Batzra et Sdé Warbourg, aux alentours de Raanana et Kfar Saba. Un certain nombre de fermes ont récemment été vendues dans ces régions pour des prix oscillant entre 7,8 et 10 millions de shekels. A Rishpon, les propriétaires agricoles réclament parfois plus de 22 millions de shekels. A Kfar Azar, devenu quasiment une banlieue de Ramat Gan moins chère que ses concurrentes, des propriétés sont disponibles pour 9 millions de shekels. Une aubaine ! Si ces prix peuvent sembler élevés, gardez à l’esprit que dans la région de Savyon, une résidence spacieuse qu’un quart d’hectare seulement avoisine les 6 millions de shekels.

Pour acquérir une somptueuse maison dans un moshav : prenez en considération le prix du terrain - 15 millions de shekels ; et celui de la maison elle-même, environ 5 millions supplémentaires. Avec ce budget, il est possible de réaliser beaucoup de rêves : une piscine, des écuries, des courts de tennis, un vignoble, etc. Ce qui correspond à un niveau de vie plus élevé que presque partout ailleurs dans le monde. Ajoutez à cela notre magnifique climat méditerranéen... Qui a encore besoin d’une villa en Toscane ou d’une résidence secondaire à Saint-Tropez, quand on peut l’acquérir ici, à un prix nettement plus modeste ?

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