La montée de l’euro-droite

Selon les experts, la situation n’est pas aussi dramatique qu’elle en a l’air,mais elle n’est pas très bonne non plus.

By BERNARD EDINGER
July 8, 2014 13:12
Certains partis de l'extrême-droite tranditionnelle ont une histoire douteuse vis-à-vis des juifs.

Certains partis de l'extrême-droite tranditionnelle ont une histoire douteuse vis-à-vis des juifs.. (photo credit: REUTERS)

 
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Le 25 mai dernier, les stupéfiants résultats des élections européennes, qui traduisent une considérable progression des partis d’extrême-droite, ont tiré un signal d’alarme dans les communautés juives d’Europe et du monde.
L’avancée la plus remarquée a bien sûr été celle du Front national (FN) de Marine Le Pen, qui a rassemblé un quart des votes et remporté 24 sièges au Parlement européen, au lieu des quatre détenus par le parti jusque-là, le faisant apparaître comme la seule formation politique solide en France.

Pour parler de ces résultats, nous avons interrogé Roger Cukierman, président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), qui chapeaute toutes les organisations juives du pays, et Philip Carmel, conseiller spécial en politique européenne du Conseil juif européen à Bruxelles. Un haut responsable de la communauté juive britannique, qui a souhaité garder l’anonymat, nous a livré ses commentaires sur l’UKIP, parti de l’Indépendance de Grande-Bretagne, arrivé en tête du scrutin dans son pays.

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C’est à Bruxelles, dans les bureaux du Congrès juif européen (CJE) que nous reçoit Philip Carmel, Britannique de Manchester âgé de 51 ans. « L’Union européenne est le fruit des leçons tirées de la Seconde Guerre mondiale », explique-t-il. « Les partis qui lui sont opposés, généralement nationalistes et appelant à l’effondrement du modèle européen, ne sont jamais très favorables aux juifs. »

Carmel nuance toutefois son propos : il existe en réalité des différences de taille entre les divers partis de l’euro-droite. « Deux d’entre eux sont clairement identifiables comme néonazis et ils recueillent un large pourcentage de voix dans leur pays : le parti hongrois Jobbik, troisième de Hongrie, dont les scores dépassent régulièrement les 20 % aux élections générales (mais qui a recueilli un peu moins de 20 % aux dernières européennes). Ce parti possède une branche paramilitaire dont les membres s’habillent en uniforme, lancent des pogroms contre les Roms, nient la Shoah et ont demandé au parlement une liste des juifs. Ceux-là sont résolument néonazis, ou fascistes. »

Même chose, affirme-t-il, pour le parti Aube dorée en Grèce, qu’il présente comme « un parti criminel, lui aussi clairement néonazi et d’extrême-droite. »
Même le parti allemand NPD, « successeur du parti nazi », est désormais entré au Parlement européen en y décrochant un siège. « Il est affreux de penser qu’à peine 70 ans après la Shoah, un parti néonazi allemand est présent au Parlement européen. Il faut toutefois comprendre que le retrait du seuil électoral en Allemagne a ouvert la porte à un parti qui, en fait, recueille moins d’1 % des votes. »

Des victimes collatérales

A un niveau différent, poursuit Carmel, certains partis de l’extrême-droite traditionnelle ont une histoire douteuse vis-à-vis des juifs, en particulier le FN en France, le FPO en Autriche, les Démocrates en Suède ou le Vlaams Belang en Belgique.

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Enfin, il existe un troisième groupe, composé d’eurosceptiques de partis centristes ou de centre-droite, comme l’UKIP en Grande-Bretagne, le DFP au Danemark et, dans une moindre mesure, les Vrais Finlandais en Finlande. « Je ne les considérerais pas comme étant d’extrême-droite, mais plus de la droite nationaliste eurosceptique. » Ils représentent une menace pour les juifs par certaines de leurs initiatives, comme celle visant à encadrer ou à interdire l’abattage rituel musulman, qui affectera aussi la chehita cachère. « Si la liberté de culte se voit restreinte, les juifs pourront alors être des “victimes collatérales”. »

Carmel précise que le Hollandais Geert Wilders, président du PVV, est pro-israélien et cultive son image d’ami des juifs. « Mais quand il a fait le forcing pour entrer au parlement néerlandais, Wilders a mené campagne contre l’abattage rituel car, quel que soit son point de vue sur les juifs et Israël, son parti a toujours été antimusulman. Ce qui affecte aussi les juifs. Même chose pour le parti du Peuple danois, très pro-israélien, mais qui, comme tous ceux qui s’opposent à l’immigration musulmane en Europe, adoptera toujours une ligne défavorable aux juifs quant à la chehita. »

Il est important de souligner qu’il n’existe pas nécessairement de lien direct entre la force d’un parti d’extrême-droite et les menaces concrètes contre les juifs en Europe, ajoute-t-il. « En Grèce et en Hongrie, par exemple, il règne un détestable climat d’antisémitisme et de déni de la Shoah, mais on ne voit pas pour autant d’augmentation des agressions physiques contre les juifs. En France, en revanche, le niveau de violence contre les juifs connaît une hausse très inquiétante, mais qui n’est pas nécessairement liée à la montée du FN », estime-t-il.

Une communauté trop visible ?


Voilà plus de dix ans que les agressions antijuives constituent un problème majeur en France, surtout dans les quartiers populaires peuplés par les jeunes têtes brûlées issues de la population maghrébine. La France compte environ 6 millions de musulmans, soit dix fois plus que de juifs, ceux-ci formant la communauté juive la plus nombreuse d’Europe. Les mêmes problèmes se posent en Belgique, où, comme en France, vit une importante communauté arabe musulmane.
Le jour des élections européennes, 4 personnes ont été tuées par un tireur solitaire dans un attentat au Musée Juif de Bruxelles. Parmi les victimes, figuraient deux touristes israéliens, une Française, fille de victimes de la Shoah, qui travaillait comme bénévole au musée, et un jeune employé belge.

Sept jours plus tard, la police de Marseille arrêtait Mehdi Nemmouche, Franco-Algérien de 29 ans, délinquant multirécidiviste devenu jihadiste musulman. Lors d’une fouille à l’arrivée d’un bus en provenance d’Amsterdam, les policiers ont découvert dans ses bagages les armes utilisées dans l’attentat de Bruxelles. Des armes que, selon son avocat, Nemmouche aurait volées dans une voiture garée. A l’heure où ces lignes sont écrites, on ne sait pas encore s’il sera jugé en Belgique ou en France.

Les juifs éprouvent un plus grand sentiment d’insécurité en France et en Belgique qu’en Hongrie ou en Grèce, affirme encore Carmel. « C’est peut-être parce que la communauté est plus visible en France et en Belgique. Ou parce qu’il y a là certaines catégories de population qui nourrissent un antagonisme envers les juifs. »

« Au Parlement européen », estime-t-il, « il est préférable pour les juifs que les grands blocs – le parti de centre-droite EPP d’une part, et les socialistes de centre-gauche, associés aux libéraux centristes, d’autre part – forment la plus grosse majorité possible. » Toutefois, le succès de l’extrême-droite, de la droite eurosceptique et, dans une moindre mesure, de l’extrême-gauche, a fait chuter la représentation de ces deux blocs de 72 à 64 % aux dernières élections.

Un soutien raciste

Sur le sujet d’Israël, dont l’Union européenne est le principal partenaire commercial, « plus les forces centristes et, en particulier l’EPP, sont fortes au Parlement européen, plus les positions seront positives à l’égard d’Israël. L’extrême-gauche et les Verts adoptent quant à eux des points de vue moins équilibrés dans ce domaine », précise-t-il.

« Certaines parties de l’extrême-droite espèrent peut-être s’acheter une légitimité auprès des juifs en soutenant Israël. Ce n’est pas le cas, car nous ne nous faisons aucune illusion : nous savons que leurs motivations n’ont que très peu à voir avec un véritable soutien à l’Etat juif, et qu’elles tiennent plutôt à leur perception négative d’autres minorités religieuses en Europe », explique Carmel. « Ce prétendu soutien à Israël exprimé par des racistes, nous pouvons nous en passer, tout comme Israël peut s’en passer. »

Le récent vote, ajoute-t-il, est devenu un problème symbolique, notamment en France, l’un des plus grands pays européens, où un parti d’extrême-droite est arrivé en tête du scrutin. C’est également vrai de l’Autriche, où un groupe clairement marqué à l’extrême-droite et allié au FN français a émergé dans une position très favorable.

Le succès remporté par Marine Le Pen a provoqué un véritable tremblement de terre en France, où le gouvernement socialiste au pouvoir n’a jamais été aussi impopulaire. Les socialistes ne sont arrivés qu’en troisième position, avec moins de 14 % des voix, juste derrière l’UMP avec un peu moins de 21 %. Mais il faut savoir que, quelques jours avant le scrutin, la direction de l’UMP s’était déchirée sur la question de savoir qui dirigerait le parti pour les présidentielles de 2017. Son président, Jean-François Copé, d’origine juive, a alors été forcé de démissionner à la suite d’accusations de malversations financières menées par son parti à l’époque où il en était le secrétaire général.


Le FN aussi a connu quelques tourmentes malgré son succès, avec une dispute retentissante entre son fondateur et président honoraire, Jean-Marie Le Pen, et sa fille, Marine, qui en a pris la direction en 2011. Le Pen, âgé de 86 ans, s’est de nouveau aventuré en eaux troubles en lançant l’un de ses traditionnels « traits d’esprit » : parlant de Patrick Bruel, le célèbre chanteur juif originaire d’Algérie né Patrick Benguigui, qui avait fortement pris position contre le FN, il a déclaré que celui-ci ferait partie de la « prochaine fournée ». Le Pen a déjà été condamné plusieurs fois en justice pour ses commentaires racistes sur les fours crématoires et les camps de concentration.
Marine Le Pen s’est déclarée convaincue que le trait d’esprit de son père avait été mal interprété et l’a qualifié de « faute politique » qui portait préjudice au parti. Elle a également annulé l’apparition mensuelle de son père sur le site du FN. « Le Front national condamne fermement toute forme d’antisémitisme », a-t-elle en outre déclaré.

La situation s’est encore envenimée quand Louis Alliot (dont le père est juif), vice-président du FN et compagnon de Marine Le Pen, a qualifié les propos de Le Pen père de « stupides politiquement et consternants ».
Les jours suivants, la presse a rapporté que père et fille ne se parlaient plus et beaucoup de commentateurs ont estimé que l’incident ne pouvait que renforcer la candidature de Marine Le Pen pour les scrutins à venir.

« Pour elle, c’est un cadeau tombé du ciel », a commenté le philosophe Alain Finkielkraut sur une radio juive, « car cela lui ouvre la voie pour recueillir les votes d’électeurs qui ne sont pas antisémites et qui vont maintenant pouvoir voter pour elle. »

« Les discussions entre les Le Pen ne m’intéressent pas beaucoup »

Le président du CRIF Roger Cukierman, 77 ans, retraité de la galaxie bancaire qu’est la banque Rothschild, se montre très circonspect vis-à-vis de ce genre de « happening » au sein du FN. « Les discussions entre les Le Pen ne m’intéressent pas beaucoup », commente-t-il. « Jean-Marie Le Pen a plusieurs fois été condamné pour ses sorties antisémites, alors que sa fille, elle, se montre extrêmement prudente afin qu’on ne puisse pas la relier à quoi que ce soit d’antisémite. Elle est irréprochable sur le sujet !

« Elle n’en reste pas moins présidente d’un parti politique dans lequel on trouve un grand nombre de négationnistes de la Shoah, de pro-vichystes et d’antisémites déclarés. Elle a critiqué son père pour avoir tenu des propos qui n’étaient pas appropriés politiquement, et non pour leur valeur morale ou immorale. Je continue de penser que le FN est dangereux pour les juifs, tout comme il est dangereux pour les musulmans et pour la démocratie », affirme-t-il.
Ce qui préoccupe Cukierman dans l’immédiat, c’est qu’avec sa nouvelle force électorale, le FN se mette tôt ou tard à s’allier à des membres du centre-droit en déliquescence et rejoigne un jour un gouvernement de coalition, alors que, jusqu’à présent, il n’était pas fréquentable et ne pouvait y prétendre.
« En tant que juifs, nous sommes trop attachés à la démocratie et trop opposés aux valeurs fascistes potentielles que partagent beaucoup des électeurs de Marine Le Pen, pour ne pas avoir peur », affirme Cukierman.

Plus de la moitié des électeurs français, souligne-t-il, se sont abstenus aux dernières élections européennes, alors que d’ordinaire, les trois quarts de Français votent. Selon certains analystes, la victoire éclatante du FN doit donc être relativisée, puisque les voix recueillies ne correspondent en réalité qu’à 10 % des électeurs inscrits. Toutefois, ajoute-t-il, il semble que les abstentionnistes se répartissent équitablement entre toutes les tendances de la population.

Marine comme Gianfranco Fini ?

Reste alors à savoir quelle serait la position des institutions juives de France si le FN accédait au gouvernement. « Tout d’abord, je déteste ce genre d’hypothèse », répond Cukierman. « Ensuite, certains délégués régionaux du CRIF nous ont déjà demandé comment ils devaient réagir dans les villes où le FN a remporté les élections municipales cette année. Il existe des problèmes, comme celui des cimetières, par exemple, où il est impossible de ne pas se confronter à la municipalité à un haut niveau. Le CRIF a recommandé que seul le responsable de la délégation locale en question se voie confier ce type de discussions. Jusqu’à présent, il n’y a pas eu d’incidents. »

Et si Marine Le Pen remportait l’élection présidentielle  de 2017 ?
« Il existe plusieurs raisons qui doivent pousser les juifs à quitter le pays, et celle-ci en fait partie », rétorque Cukierman. « La deuxième serait une multiplication des assassinats de juifs, comme ceux de Toulouse ou de Bruxelles. De toute façon, je dirais que voir Marine Le Pen accéder à la présidence est une possibilité à envisager dès maintenant et sur laquelle il faut commencer à réfléchir, car elle pourrait bien se produire demain. »
Il rappelle par ailleurs que les autorités françaises ont déjà identifié 800 Français, arabes musulmans pour la plupart, partis se battre dans les rangs jihadistes en Syrie. « Une trentaine d’entre eux ont trouvé la mort, mais les autres vont revenir et ils seront autant de bombes à retardement. Cela est plus inquiétant pour nous que tout le reste, car cela risque de toucher nos enfants. »

En ce qui concerne les juifs qui auraient rejoint les rangs du FN, Cukierman pense que certains ont certes pu être attirés par les fortes positions anti-arabes de ce parti, mais qu’il n’existe aucun chiffre à ce propos. L’une des étoiles montantes du FN s’appelle David Racheline, élu maire de Fréjus à 26 ans. Ses grands-parents paternels étaient des immigrants juifs d’Ukraine, mais sa mère n’est pas juive et il n’a manifestement aucun contact avec de quelconques groupes juifs.
« Je n’aime pas les “si” », affirme Cukierman lorsqu’on lui demande s’il pense que Marine Le Pen pouvait encore gagner en respectabilité en expulsant du parti son père et ses sympathisants. « Certains commentateurs français affirment qu’elle pourrait bien imiter un jour l’homme politique italien Gianfranco Fini qui, au milieu des années 1990, dirigeait le parti néo-fascite MSI. Après avoir purgé celui-ci des nostalgiques de Mussolini et condamné la politique fasciste, il a transformé sa formation en parti de centre-droite, l’Alliance républicaine, connue pour ses positions pro-israéliennes. Gianfranco Fini a été particulièrement pro-israélien entre 2004 et 2006, quand il occupait le poste de ministre des Affaires étrangères. »

Et le parti UKIP en Grande-Bretagne ?

« L’UKIP n’est pas un parti raciste dans la tradition du Parti national britannique », répond un haut responsable de la communauté juive britannique, qui souhaite garder l’anonymat. « Il est presque résolument non antisémite et a clairement pris ses distances par rapport à l’antisémitisme. »
Nigel Farage, son président, a repoussé la proposition de Marine Le Pen de s’allier au FN au Parlement européen, ajoute-t-il. Selon lui, l’UKIP, qui a recueilli 27,5 % des voix et décroché 24 sièges au Parlement européen, soit 11 de plus qu’il n’en avait déjà, a su attirer d’anciens électeurs conservateurs que l’UE inquiétait, ou qui trouvaient les Conservateurs trop libéraux sur les sujets sociaux, comme le mariage homosexuel.
De même, il a su séduire les cols blancs travaillistes, qui se sentent abandonnés par les partis au pouvoir parce que ceux-ci ne se préoccupent pas assez, à leur goût, des problèmes de logement et de chômage.

L’UKIP tiennent cependant des discours anti-immigration très radicaux aux accents populistes qui déplaisent à beaucoup de juifs britanniques. « Lorsqu’il suggère par exemple que les musulmans signent un serment de loyauté à l’Etat, cela paraît un peu excessif », explique notre source. « C’est un phénomène complexe, mais nous craignons un peu que l’UKIP attire la mauvaise catégorie de personnes, même s’il est vrai que ce parti a très vite réagi quand certains de ses membres sont allés trop loin. Nous restons prudents, mais nous nous engageons tout de même aux côtés de l’UKIP comme nous le ferions avec tout autre parti non raciste. »
L’un des problèmes de l’UKIP est son infrastructure très faible : le parti n’est dirigé que par une dizaine d’individus. « Nous avons voulu engager un dialogue avec son porte-parole pour les affaires étrangères, mais nous nous sommes aperçus qu’il n’y en avait pas, car le parti n’a pas de ligne directrice en matière de politique étrangère, si ce n’est qu’il est anti-Europe », indique notre interlocuteur.

Les leaders communautaires juifs de Grande-Bretagne ont pu constater que l’UKIP soutenait les juifs en matière de chehita, ajoute-t-il. Toutefois, sachant que ce parti refuse de participer à tout ce qui touche à la législation européenne, il n’est pas d’une grande utilité sur ce problème. Dans un discours prononcé dans une école juive l’an dernier, Farage, le président de l’UKIP, a exprimé des idées très favorables à Israël. Il n’en a pas moins avoué qu’il ne connaissait pas grand-chose de l’Etat juif, où il ne s’était rendu qu’une seule fois pour affaires à l’occasion d’une visite éclair de 4 heures.

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