La nation start-up s’invite à Jérusalem-es

La partie orientale de la capitale veut trouver sa place sur la carte du monde high-tech

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May 27, 2014 13:49
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Hani Alami a la conference d'EJST a Jerusalem-est

La nation start-up s'invite a Jerusalem-est. (photo credit: ISRAEL21C)

 
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Jérusalem a commencé à faire son entrée dans les hautes sphères technologiques. Pour preuve, le nombre naissant mais grandissant d’incubateurs hi-tech, espaces de coworking, sociétés de capital-risque et autres réseaux d’échanges professionnels qui ont élu domicile dans la capitale. Et surtout, d’une dizaine d’événements liés à ce domaine organisés en 2012, il en a été recensé plus d’une centaine en 2013.

Mais jusqu’à présent, c’est l’ouest de Jérusalem qui concentrait l’essentiel de l’activité high-tech naissante de la capitale. Désormais, la partie orientale s’invite sur cette toile de fond positive : bientôt à Jérusalem-est, va s’ouvrir la première couveuse pour start-up qui combinera espace de travail, accélérateur et incubateur. Elle a déjà remporté le soutien de diverses ONG (organisations non gouvernementales) locales et internationales, ainsi que celui d’agences gouvernementales. Cisco Israël lui fournit en outre conseils et encadrement.
Hani Alami, résident de Jérusalem-est et pionnier du secteur arabe des télécommunications, a été agréablement surpris lorsque des représentants des 95 start-up de la partie est de la capitale sont venus lui exprimer leur intérêt pour son projet, en février dernier. « Il n’y a pas de secteur technologique à Jérusalem-est et nous devons en créer un », remarque Alami. « Un entrepreneur high-tech vivant à Jérusalem-est va travailler ou vivre à Ramallah, Tel-Aviv ou Dubaï et, en fin de compte, il quitte Jérusalem ».

Connecter les idées

Afin de se faire une idée plus claire de la taille de la communauté et de ses besoins, Alami et son collègue Yazeed Ghandour ont fondé la compagnie Entrepreneurs de Jérusalem-Société et Technologie (EJST), et ont commencé à organiser des rencontres d’échange d’idées. « Je veux connecter les start-up aux grandes compagnies pour leur permettre de se développer. Dès que nous trouverons des locaux faciles d’accès pour l’est et l’ouest de Jérusalem, nous nous établirons une couveuse, avec incubateur et accélérateur », explique-t-il. Cinq start-up ont d’ores et déjà été choisies pour être les premières locataires d’EJST.
« Beaucoup de start-up de Jérusalem-ouest sont favorables et intéressées à l’idée de connecter leurs projets aux nôtres », ajoute Alami. Et de citer des exemples tels que le Jerusalem Startup Hub – Centre pour l’innovation entrepreneuriale à Jérusalem ou le PICO. « Entre l’est et l’ouest, nos projets développeront Jérusalem dans son intégralité et nous espérons qu’ils rencontreront un grand succès. »

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Gai Hetzroni, cadre chez Cisco Israël, était l’un des intervenants de la première réunion de la EJST. Il explique que le PDG et président de Cisco, John Chambers a activement soutenu l’essor du secteur high-tech arabe depuis 2008. En tant que chef de Ma’antech, une organisation financée par Cisco qui vise à promouvoir les partenariats israélo-arabes dans le domaine des techniques de pointe, Hetzroni joue un rôle instrumental dans le cadre de cette initiative. L’accélérateur Naztech, basé à Nazareth, est une des start-up qui a bénéficié des services de son entreprise. « Hani, que je connaissais grâce à mon poste précédent, m’a demandé de m’impliquer (dans Ma’antech) », explique Hetzroni. « Il y a énormément d’entrepreneurs et de gens talentueux à Jérusalem-est, mais beaucoup d’entre eux travaillent à Ramallah parce qu’il y a là-bas un écosystème pour les soutenir. C’est quelque chose que nous essayons de changer ».

Il s’est empressé d’accepter de joindre le savoir-faire et les relations de Cisco à cette cause. « Nous sommes là pour aider et soutenir, et si le besoin se fait ressentir, nous apporterons des financements afin de contribuer à la réalisation de projets ».

Bénéfique pour tous

La couveuse aura des conséquences « très positives pour la classe moyenne, ce qui est très important pour les Palestiniens comme pour les Juifs, car, en fin de compte, tout le monde en bénéficiera », affirme-t-il. « Le potentiel existe pour une start-up à Jérusalem-est, et peut-être même que c’est elle qui lancera le prochain Waze », déclare Ahmed Shawish, étudiant de Jérusalem-est. « Je sais que la plus grande difficulté rencontrée par beaucoup de start-up est de trouver un lieu où s’établir ». Il espère que la couveuse encouragera les collaborations professionnelles entre les deux parties de la ville.

Hanan Brand, cadre dans l’investissement exprime son optimisme quant à la réussite de ce projet. « Pendant longtemps, notre fondateur Erel Margalit parlait de Jérusalem comme de la future capitale des start-up au Moyen-Orient. A mon avis, il est intéressant que Jérusalem se fasse connaître en tant que lieu de coopération plutôt que de conflit ». Au passage, Brand remarque que l’investisseur à risque palestinien, Saed Nashef a récemment organisé une soirée d’échanges à la cathédrale de Notre-Dame de Jérusalem-est.

« Nous sommes actifs dans le domaine de l’entreprenariat israélo-arabe à Nazareth et Haïfa, mais nous ne notons pas énormément d’opportunités d’investissements à Jérusalem-est. La volonté d’Alami et de Nashef de promouvoir l’écosystème nous séduit, nous qui sommes basés à Jérusalem. Nous serons heureux d’investir une fois qu’ils seront prêts », déclare Brand. Ce dernier est également le cofondateur de MadeinJerusalem, une organisation regroupant les compagnies novatrices de la ville.

Gilah Kahn Hoffmann, consultante au sein de l’Unité pour le développement et l’entreprenariat à Jérusalem-est, financée par le gouvernement, souligne que le taux de chômage de cette zone est l’un des plus élevé du pays. « Nous soutenons de tout cœur et adhérons à l’initiative de Hani et Yazeed de développer un pôle technologique ici ». 



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