Lutter pour dissuader

Une crise régionale frappe les frontières Nord et Sud du pays.

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November 13, 2012 17:06
2 minute read.
Des soldats sur le plateau du Golan

Défense Syrie. (photo credit: Baz Ratner - Reuters)

 
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Les chefs militaires appréhendaient depuis longtemps ce moment. Celui où la crise se déclencherait simultanément sur les frontières Nord et Sud du pays.

Dans le Nord, et en dépit de plusieurs avertissements adressés au régime d’Assad, des obus de mortier ont été tirés par l’armée syrienne en direction du plateau du Golan. Tout comme la guerre civile syrienne avait pénétré la Turquie dans le passé, les tirs de mortier ont à présent frappé la porte nord d’Israël. Et l’armée a décidé que le moment était venu d’envoyer un message clair à Damas, par le biais de tirs de semonce.

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C’est la première fois que les forces terrestres de Tsahal tirent sur l’armée syrienne en 39 ans. Une décision qui fait suite à plusieurs mois de délibérations à la Défense et au sein de son commandement Nord.

Les soldats postés sur les hauteurs du Golan perçoivent des échanges de tirs entre les rebelles et l’armée syrienne depuis de nombreux mois. L’été dernier, le ministre de la Défense Ehoud Barak et ses stratèges avaient déjà formulé un plan d’action pour faire face à une éventuelle escalade de violence.

Selon la marche à suivre décidée, Israël devait commencer par un avertissement verbal à l’attention de la Syrie. Avertissement déjà transmis, via l’ONU, à plusieurs reprises, mais qui n’a eu aucun effet. Des tirs de mortier ont, au contraire, continué d’exploser en Israël.

La deuxième phase impliquait un tir de semonce. Car un obus d’artillerie ordinaire n’aurait pas suffi.

Affichant sa puissance technologique aux yeux du monde, l’armée israélienne a ainsi lancé un missile guidé très coûteux, appelé Tapouz, dimanche 11 novembre. Le message qui en découle : même si ce n’est qu’un avertissement, soyez sûrs que les futures transgressions syriennes se heurteront à de sévères punitions.



La balle est désormais dans le camp d’Assad. Dans la mesure où il conserve le contrôle des forces de son pays, Israël est en droit de lui demander d’ordonner à son armée d’être plus prudente quand elle affronte des rebelles près de la frontière israélienne.

L’autre possibilité, peu probable toutefois, c’est qu’Assad utilise l’incident comme une excuse pour entrer en confrontation avec Israël. Avec ses hommes si fortement impliqués dans la guerre civile qui les oppose aux rebelles syriens, s’engager dans un nouveau conflit et ajouter un nouvel ennemi sur le champ de bataille semble une option stupide. Elle ne peut toutefois pas être complètement écartée : à dictateurs désespérés, mesures désespérées ! L’armée israélienne ne peut pas faire abstraction du danger d’une escalade de la violence à la frontière syrienne. Et tient probablement à sa disposition tous les véhicules blindés, l’infanterie et les forces d’artillerie nécessaires pour veiller à ce qu’Israël réponde à tout scénario.

Pendant ce temps, dans le Sud, Tsahal est confronté aux organisations terroristes de la bande de Gaza. Celles-ci se sentent particulièrement puissantes, depuis qu’un islamisme nouveau s’est emparé de l’Egypte. Par conséquent, la dissuasion israélienne est actuellement à son niveau le plus bas. Et les terroristes continuent de tirer des roquettes sur le sud du pays, à volonté.

Comme la tourmente régionale se poursuit, les menaces - anciennes et nouvelles - cherchent à exploiter le chaos général et attaquer l’Etat hébreu. L’armée israélienne se tient sur ses gardes, tous fronts confondus. Et lutte pour continuer de dissuader ses ennemis.

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