Pavillon bleu à bord

Israël a rejoint le club prisé des pays reconnus pour la sécurité et l’accessibilité de leurs plages publiques.

By KARIN KLOOSTERMAN, ISRAEL 21C
August 6, 2013 14:26
4 minute read.
Eilat

P23 JFR 370. (photo credit: www.go-israel.com)

 
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Les touristes du monde entier le connaissent bien : le Drapeau bleu a d’ores et déjà fait son apparition sur nombreuses plages de l’étranger. Mais désormais, il trône aussi en maître sur les fronts de mer israéliens. De quoi séduire ceux qui quêtent sa présence quand ils réservent leurs vacances en bord de mer. Aujourd’hui, neuf plages israéliennes répondent aux normes internationales élaborées par la Fondation pour l’éducation à l’environnement (FEE). Fondée en France voilà 30 ans, la FEE a déjà reconnu près de 4 000 plages autour du globe comme étant de qualité suffisante pour mériter le précieux label, et avoir le droit de hisser le fameux pavillon bleu.



En Israël, le programme a vu le jour il y a quelques mois à peine. Mais les premiers résultats sont encourageants, estime Orly Babitsky, coordinatrice du projet qui travaille en coopération avec EcoOcean, association pour l’éducation marine israélienne, pour développer et attribuer les drapeaux bleus en Terre promise.

« C’est un gros plus pour le tourisme », affirme Babitsky. « Nous savons avec certitude que de nombreux agents de voyages internationaux consultent le site des Drapeaux bleus et vérifient pour le compte de leurs clients les plages certifiées. Si un touriste allemand décide de passer ses vacances à la mer Rouge et voit qu’Aqaba en Jordanie dispose de quatre Drapeaux bleus alors qu’Eilat en Israël n’en arbore aucun, il pourrait privilégier la plage certifiée », note-t-elle.

Propre et gratuit

Pour hisser le Drapeau bleu, une plage doit satisfaire aux normes convenues à l’échelle internationale. Parmi les critères : des vérifications environnementales comme la propreté de l’eau, la sécurité. La plage doit également être gratuite, être desservie par un transport public à proximité, être accessible aux personnes à mobilité réduite et être équipée de bacs de recyclage. Il faut le consentement de six parties définies, qui se rencontreront régulièrement pour vérifier l’état du front de mer, comprenant des écologistes, des membres de la municipalité, des représentants du gouvernement et des gestionnaires de plage. L’attribution du Drapeau bleu sera renouvelée tous les ans. Si l’état de la plage devait s’être dégradé, la distinction sera retirée jusqu’à nouvel ordre.



« Pour les locaux aussi, l’effet ne pourra être que bénéfique », poursuit Babitsky. « Israël est un pays côtier. Plus de 70 % de la population vit près de la côte, et la plage est devenue l’un des derniers endroits que la famille peut fréquenter sans avoir à s’acquitter de droits d’entrée ». L’initiative devrait donc encourager la gratuité du bord de mer qui tend elle aussi à disparaître.

Autre point positif : les efforts qui devraient être investis pour protéger le littoral et le développement durable. Aujourd’hui, 140 plages sont menacées par les activités industrielles ou le passage de pipelines de gaz naturel, ajoute-t-elle.

Mais pour Babitsky, dans un premier temps, l’accent doit être mis pour développer la culture des Drapeaux bleus et la faire connaître le plus possible en Israël. Pour que le concept de plage sûre et propre fasse partie intégrante des mentalités.

9 sinon rien

Au total, Israël compte aujourd’hui 9 Drapeaux bleus. La ville de Netanya a commencé fort. Elle peut s’enorgueillir de trois plages aux normes : Ha’onot Beach, accessible depuis la promenade de la ville et connue pour sa musique ; Sironit Beach, particulièrement ombragée, accessible aux fauteuils roulants, équipée de toilettes clairement signalées et accessible par un ascenseur de verre pour la modique somme de 1 shekel, et Poleg Beach, un ancien réceptacle d’eaux usées, transformé en une plage certifiée propre où les sports motorisés sont bienvenus et où les surfeurs, planchistes et autres amateurs de cerf-volant se réunissent pour attraper le vent et les vagues.


Ashdod dispose de deux plages Pavillon bleu : le Lido Beach, près du port, qui abrite installations publiques, restaurants et toilettes, et la plage de Youd Aleph, une destination prisée par les familles pour les habitants locaux de toutes origines.

La métropole côtière telavivienne, commence également avec deux Drapeaux bleus : Metzitzim, plage du nord de la ville et la seule à disposer d’un lagon artificiel, où les enfants peuvent jouer et les chiens s’ébattre ; et la plage de Jerusalem, lieu privilégié des marcheurs, séduits par sa beauté, son accessibilité et sa convivialité. Elle dispose d’une station d’entraînement pour les adultes.

Enfin, Haïfa et Eilat arborent chacune un Drapeau bleu : celui de la plage Dado à Haïfa, fière de ses restaurants, ses canapés de plage, sa connexion Wi-Fi, ses jardins, ses vastes plans d’ombre, son sable, ses parterres d’herbe et sa promenade.

Quant à Eilat, seule la plage Shchafim est pour l’instant certifiée conforme. Elle est située le long de la promenade qui s’étend entre les hôtels Dan et Hérode. Cette plage animée est un aimant pour les voyageurs internationaux et les Israéliens à la recherche d’un peu d’évasion à faible coût.

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